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Bring Back The Light

Blood Potatoe
Journaliste

Dream Keeper

Premier effort des Bourguignons Dream Keeper, ''Bring Back The Light'' ravira les amateurs de heavy metal classique et classieux.
10 titres
Heavy Metal
Durée : 39
Sorti le 29/08/2025
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AUTOPRODUCTION

Dans la rubrique Nos régions ont du talent, saluons l’arrivée de Dream Keeper, combo qui nous vient de Saône-et-Loire et qui pratique un heavy metal traditionnel fortement influencé par la scène anglaise des années 80. Si la formation est relativement récente, ses membres n’en sont pas moins expérimentés, la plupart ayant sévi dans plusieurs groupes locaux, ceci justifiant le très bon niveau technique des musiciens.
'Introduction' ouvre ce premier long format sur de jolies nappes de claviers avant que la section metal ne viennent enrichir cet opener via un riff lourd et un arpège mélodico-mélancolique.
'Red Blood And Snow White' nous ramène quarante ans en arrière, lorsque la Vierge de Fer dominait la scène metal. Bien rythmé et doté d’un solo que n’aurait pas renié Dave Murray, ce second morceau se pare d’un chant mélodique, doublé sur les refrains.
La suite est à l’avenant et déroule riffs solides, soli chiadés incluant tapping et guitares jumelles, que l’on doit aux guitaristes Eric et Ludovic. Les deux gratteux font preuve d’inspiration et savent s’éloigner de leur influence maidenienne pour proposer des compos originales et de qualité ('Serpent Of Fire', l’épique 'Carry On').
Le chant de Teddy, puissant et mélodique, se situe à mi-chemin d’un Bruce Dickinson et d’un Michael Kiske de la grande époque.
Les Bourguignons savent aussi s’éloigner du heavy traditionnel pour s’aventurer sur d’autres terrains, comme le metal progressif avec 'Until Death'. 'Bed Of Roses' chasse quant à lui sur les terres du gothic metal, avec un petit côté Paradise Lost fort agréable. Le chant de Mélanie Dechaume, qui rappelle Liv Kristine période Theater Of Tragedy, vient renforcer ce sentiment.
Dommage que la production, très organique au demeurant, manque un peu de relief, ne permettant pas d’apprécier à sa juste valeur le mordant des guitares et les lignes de basse, qu’on devine pourtant très travaillées. Avec un son plus approprié, nul doute que les compositions s’imposeraient comme d’incontestables réussites. Et, au vu d’une récente prestation de la formation, force est de reconnaitre que ces dernières passent excellement le test du live.
Fort d’un nouveau line-up incluant une vocaliste de haut niveau, Dream Keeper mérite vraiment le détour.