Le metal a le vent en poupe en ce moment, et parallèlement à cet état de fait, un retour au hard et heavy des eighties se fait sentir aussi. Ross Friedman alias RossThe Boss vient à point nommé avec son nouvel opus "Born Of Fire". Tout d’abord d’où Ross tient son surnom ? Sûrement parce qu’il est un des précurseurs du courant punk heavy avec The Dictators ( grands amis des Ramones), parce qu’il a oeuvré en France avec Shakin’Street ( que vous avez peut être vus en tournée début 2019) et peut être aussi parce qu’il a fondé un groupe qui a beaucoup fait parler de lui ces temps-ci : Manowar. Je ne rajoute pas Death Dealer,hein ?
Le précédent ( et très bon album) avait cette touche et ce son très 80’s et l’on pouvait s’attendre à une logique continuité. Et bien, dès les premières notes, le son, beaucoup plus moderne, les riffs encore plus heavy, le chant tout en puissance et en rage de Marc Lopes vont vous clouer sur place. Indéniablement le groupe a gagné en puissance, on sent qu’il veut en découdre et effectivement ‘Glory To The Stain’ qui ouvre l’album déboule à 200 à l’heure , double grosse caisse, basse speed et riff tout en puissance de Ross nous rappellent au bon vieux temps de Manowar (pour le côté speed) avec le son actuel en plus. Un solo plus rock qu’à l’accoutumée, Ross a varié la palette de son jeu.
‘Shotgun Evolution’ a quelques côtés Maiden par moment et c’est un nouveau Ross The Boss que l’on découvre. Un morceau plus épique avec ‘Maiden Of Shadows’, avec aussi quelques relents "maideniens", quelques claviers renforcent ce côté "médiéval" ( un morceau que l’on verrait bien ajouté à la bande-son d’un film d’héroïc fantasy), un solo beaucoup plus mélodique que ce que nous offre Ross, vraiment le morceau qui surprend.
Du heavy mid-tempo avec ‘Walking To The Moon’, une basse presque groovy, une ambiance différente , un break où Mike nous montre qu’il sait jouer de la basse, un pont heavy, le groupe a su varier les plaisirs.
Pour terminer, vous aurez droit à un ‘The Blackest Heart’ très heavy et l’on se surprend à se dire " C’est déjà fini ?". Le groupe qui a composé à "l’ancienne", c’est à dire composer en répétitions, a fait preuve de beaucoup d’inspirations et le fait de donner un côté plus actuel avec une production qui rend hommage au côté heavy du groupe et qui donne un son plus moderne, rend cet album indispensable à tout amateur de "True Heavy". Avec Manowar qui va bientôt prendre sa retraite ( comme Scorpions ?), Ross a une carte à jouer pour reprendre le flambeau là où il l’a laissé et comme il aime la scène, tout comme ses acolytes, un concert de Ross The Boss avec les morceaux du groupe couplés aux "vieux" Manowar devraient donner un excellent résultat sur votre capacité à headbanger.