Les toulousains de FLESHDOLL ont une boulimie de création impressionnante ! 'Blood Red District' est le 4ème album du combo français de Brutal Death Metal, le 3ème en tout juste 5 ans et le second chez Great Dane Records, le label français très dynamique « des métalleux fait pour les métalleux ».
Cette année pour ses 15 ans, le quintette fêtera son anniversaire auprès de ses fans puisque 2016 marquera une année de show pour la promotion du petit dernier. Depuis le 1er opus 'W.O.A.R.G' sorti en 2005, FLESHDOLL nous livre un death metal brutal old school, ce pour quoi le groupe a été crée et la trame créative qui reste encore le fer de lance aujourd'hui. Cependant, cette dernière galette apporte un certain changement mais rassurez vous ça reste du FLESHDOLL toujours aussi « catchy », rapide, brutal avec un côté plus personnel.
Bastich, le fondateur et vocaliste du groupe et ses 2 guitaristes Chili et Billy, les 3 compositeurs principaux, ont mis leurs tripes dans cet album et ça se sent ! Judas le bassiste ainsi que le dernier venu Michaël le frappeur ont également apporté leur touche personnelle rendant 'Blood Red District' un album entièrement « fleshdollien ». Comme me le confiera Bastich accompagné de Michaël dans l'interview qu'ils m'ont accordé (à découvrir ici), le groupe a connu des galères sans nom poussant même le combo à se demander si cette aventure devait continuer. Heureusement pour les métalleux que nous sommes, FLESHDOLL s'est accroché sans ne jamais faillir car chacune de leur galette excellent et cette dernière avec un ton plus lourd et plus sombre.
Puisant son inspiration chez le romancier « SF », George Orwell, tout comme pour le précédent album 'Feeding The Pigs' et l'agrémentant de vision post apocalyptique et d'émotions personnelles, FLESHDOLL délivre ici un death metal très abouti en 10 actes sur près de ¾ d'heure à la production sonore toujours aussi soignée de Mobo avec qui le combo partage ici sa 2ème création.
En référence au roman '1984', l'album débute par l'intro '2084' aux riffs gras et à la basse indépendante sur fond de mid tempo et une voix indus. pour laisser place au titre 'I.A.M (In Articulo Mortis)' très brutal sur un tempo et un ton à la CANNIBAL CORPSE et un growl se rapprochant de celui de David Vincent (MORBID ANGEL), la référence du genre !
S'ensuivra 'World Of Terror' démarrant par une mélodie sur riffs clairs puis rapidement, la punition FLESHDOLL s'installe alternant mid tempo et blast beat accompagnée de la basse très soignée comme sur l'ensemble de la galette. 'Soundtrack To Extinction' à la basse encore plus marquée offre une mélodie dissonante au son de riffs distordues et de growls caverneux.
A mi parcours, place au titre éponyme, qui débute sur un tempo heavy metal/thrash old school à l'ambiance sombre et offrira un solo de toute beauté avant de reprendre son atmosphère lourde. 'Blind Winter Light' est le morceau qui se démarque de cet album de par sa variété. Les riffs offrent une mélodie cristalline et les growls sont lourds et profonds. C'est noir, sinistre, les blasts sont pesants et écrasés puis c'est la claque ! Accélération du rythme, montée en puissance puis mélodie acoustique en guise d'outro.
'Dogs On Drugs' et 'Battle Royale' se rapprochent du délire musical bien connu des français, la brutalité toujours au rendez-vous avec un côté « morbid angelien » pour le 1er et « cannibal corpsien » pour le second. Pour finir, 'The Cave' à l'intro indus. et la mélodie lancinante progressive et 'Maelström' sinistre, lourd, ambiance fin du monde. Le growl est déchirant et le riff thrashy à la KREATOR ; une belle conclusion à cette galette énergique dont chacun des morceaux est taillé pour le live.
Un 4ème album qui vient augmenter le niveau déjà très élevé des français. FLESHDOLL monte en puissance avec 'Blood Red District' qui permet aux toulousains de se rapprocher des plus grands à qui ils n'ont rien à envier. C'est impactant et à écouter et réécouter sans modération.