Tirant les leçons de l’accueil en demi-teinte de son premier essai, The Grandmaster goupille un deuxième opus plus réussit. Si vous êtes adeptes de Power metal / Hard Rock moderne, nul raison donc de passer à côté de ce « Black Sun » de qualité.
A la base, The Grandmaster est une énième association de musiciens commandée par Serafino Perugino, le président et directeur artistique de Frontiers Music. Fin 2021, le quatuor ainsi constitué du guitariste Jens Ludwig (Edguy), du chanteur Nando Fernandes (Sinistra, Brother Against Brother), du batteur Mirkko De Maio (Chalice Of Sin) et du multi-instrumentiste Alessandro Del Vecchio (Edge of Forever, Jorn, Sunstorm, Hardline, et TELLEMENT d’autres), livrait un premier méfait nommé « Skywards ».
Un peu plus de deux piges plus tard, le combo est de retour avec « Black Sun ». Ce second effort marque un nouveau cap musical. Malgré une honorable implication, le vocaliste brésilien a été remercié pour être remplacé au micro par Peer Johansson (Fate, Ureas, Pentakill).
Pour le reste, « Le Grand Maître » opère toujours et principalement dans le registre du power metal « à l’européenne » (la chanson éponyme, 'Heaven’s Calling', 'Into The Dark'). L’ensemble est globalement dynamique ('While The Sun Goes Down', le galopant 'Watching The End'). Ce « Soleil Noir » reste dans la lignée de la pléthore d’albums commis pour le label italien. L’omniprésence ici du sieur Del Vecchio, « l’homme maison » Frontiers depuis plus d’une grosse décennie et multi casquettes (production, écriture, synthés, basse, vocaux, mixage, mastering), explique beaucoup de choses.
On a le droit a de (bons) riffs heavy et de (classieux) soli de six-cordes. Il y a ce qu’il faut d’accroches musicales et – fort logiquement – les claviers sont bien mis en avant ('Something More'). Cela étant dit, des nuances sont amenées par les (nombreuses et plutôt belles) mélodies, des arrangements travaillés ('Learn To Forgive') et même par l’apport d’orchestrations symphoniques (la ballade au piano 'Fly, Icarus, Fly').
Cette nouvelle incarnation semble avoir trouvé son équilibre avec, sur la seconde moitié du disque, plusieurs pistes orientées Hard rock moderne ('I’m Alive', 'What We Can Bear', 'Soul Sacrifice'). Le rendu final est donc moins conformiste et linéaire que la rondelle précédente. Quel que soit le style, avec son timbre vocal chaud, le vocaliste danois est à la hauteur des attentes.
Tirant les leçons de l’accueil en demi-teinte de son premier essai, The Grandmaster goupille un deuxième opus plus réussit. Si vous êtes adeptes de Power metal / Hard Rock moderne, nul raison donc de passer à côté de ce « Black Sun » de qualité.