Dès les premières notes du morceau éponyme, l’ambiance est posée : martiale, sombre, majestueuse. ATF Sinner, fidèle capitaine du navire depuis le début, donne le ton avec une voix caverneuse, presque rituelle. Et puis il y a cette surprise : Eliza Sacharczuk, venue poser sa voix pour un contraste spectral.
"Iphigenia", "The Vanguard"... chaque titre est une incantation, un poème d’acier hurlé à la face de l’humanité. Mais ce qui frappe, c’est l’équilibre : la violence, toujours présente, n’écrase jamais l’intention. Il y a du relief, des respirations. Des guitares acoustiques par-ci, des orchestrations subtiles par-là. Hate ne cherche pas à impressionner : ils racontent quelque chose. Et ils le font avec classe.
La production est signée David Castillo (Carcass, Candlemass, Dark Tranquillity…), et le son est à la hauteur : massif, dense, mais jamais brouillon. Chaque instrument trouve sa place, chaque riff respire. Nar-Sil (batterie) martèle avec précision, Domin cisèle ses leads, et Tiermes (basse) ancre l’ensemble dans les ténèbres.
Bellum Regiis, c’est Hate qui se regarde dans le miroir. Et ce qu’ils y voient, ce n’est pas juste la guerre des rois, des empires ou des dogmes. C’est celle qui gronde en chacun de nous. Une guerre intérieure, permanente, cruelle. Et comme toujours avec Hate, la musique devient l’arme, et l’exutoire.
Tracklist :
01-Bellum Regiis
02-Iphigenia
03-The Vanguard
04-A Ghost of Lost Delight
05-Rite of Triglav
06-Perun Rising
07-Alfa Inferi Goddess of War
08-Prophet of Arkhen
09-Ageless Harp of Devilry
Line-up :
Adam "ATF Sinner" Buszko – chant, guitare rythmique
Dominik "Domin" Prykiel – guitare lead
Tomasz "Tiermes" Sadlak – basse
Daniel "Nar-Sil" Rutkowski – batterie
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