Ah les Américains et le Hard Rock, l'histoire est sans fin mais la relève est là ! Beastö Blancö, créé en 2012, vient nous présenter son second album, dans l'esprit du courant Hard Rock actuel mais également avec de multiples références.
Riffs de guitares plutôt agressifs et bonne ligne rythmique, le début de « Buried Angels » me plait bien. La voix masculine me fait penser à ce dont je me souviens de Motörhead, sachant que je n'aime pas du tout le groupe donc je suis probablement la seule à faire ce parallèle, mais la voix féminine apporte quelque chose de vraiment sympa. En revanche, le refrain avec les choeurs passe à la trappe. « Grind » pourrait presque être un morceau de Rob Zombie avec les parties au chant soutenu uniquement pas la batterie. La guitare acoustique entre Country et Blues qui ouvre « Feed My Frankestein » n'est pas désagréable mais l'ambiance change ensuite totalement avec la voix de la chanteuse qui ne me plait que lorsqu'elle se tend un peu. Sinon, on reste dans du Hard Rock vaguement inspiré de l'Horror/Indus et d'un tas d'autres choses. « Carcosa » s'aventure encore plus loin dans cette veine Indus avec une basse très bien mise en avant.
La rythmique des guitares sur « Death Rattle » est entraînante et lorsque la voix la rejoint, on décèlerait presque une petite touche de Zakk Wylde. La chanson est plutôt réussie dans cette ambiance sombre mais énergique et Rock. Les groupes comme Clutch et Corroded se retrouvent également dans cette atmosphère. « Dark Matter » se déploie avec lenteur dans un style plus planant et atmosphérique, assez surprenant à ce stade de l'album. Les nappes électro font leur grand retour. « Sadhana » est un interlude à la voix parlée sur un fond musical grouillant et informe. Le groupe revient vers des sonorités plus classiques avec « I Rise », dans la plus pure ligne de ce que le Heavy/Hard Rock moderne peut nous proposer. Amateurs de Wilson, vous pourriez être séduits !
« Machine Girl » pourrait être une version Mad Max/Biker girly de « Living Dead Girl » de Rob Zombie, mais la proposition du groupe est plutôt très dansante et énergique. Le morceau suivant continue sur ce même chemin de façon encore plus explicite. Je suis totalement fan de Rob Zombie donc ce genre d'influences ne me déplaît pas mais un peu d'originalité ne serait pas de trop. Le retour en force de la basse sur « Blind Drive » ne réussit pas à en faire un morceau que je retiendrais, on finit donc avec « Damnation », à l'ouverture rythmique et presque mystique qui propose un Hard Rock lourd et sombre dans la lignée des titres du début.
« Beastö Blancö » est un second album réussi dans l'ensemble. Le groupe pose bien ses bases et propose un vrai hommage à ses références musicales, maintenant, j'attends de les découvrir un peu plus personnellement.