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Babylon

FRED H
Journaliste

Dirkschneider & The Old Gang

Sans rien révolutionner, « Babylon » est malgré tout une réussite.
12 titres
Heavy Metal
Durée : 61:16
Sorti le 03/10/2025
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Rien n’arrête l’infatigable Udo Dirkschneider, pas même une pandémie mondiale. Mi-2020, accompagné par l’orchestre symphonique Das Musikkorps der Bundeswehr et la chanteuse Manuela « Ella » Bibert, le natif de Wuppertal publiait sous sa bannière U.D.O., « We Are One », un disque en collaboration avec des compositeurs des forces armées allemandes et deux ex-Accept, Stefan Kaufmann et Peter Baltes. Les mois sans tournée passant, en plus de ses autres combos, le German Metal Tank montait le projet Dirkschneider & The Old Gang, a nouveau secondé par ladite vocaliste et ses deux mêmes anciens camarades.

Au milieu de 2021, une logique sortie (l’EP trois titres « Arising » décliné en plusieurs singles) débarquait dans les bacs (bénéfices reversés aux roadies et musiciens mis au chômage forcé par le confinement dû au coronavirus). En cette fin 2025, la clique DaTOG refait surface avec, ce coup-ci, un skeud complet. En proposant des morceaux naviguant entre heavy metal (un peu) et hard rock mélodique (majoritairement), ce « Babylon » s’inscrit comme la continuité du premier format court.

La succession de chansons accrocheuses fait le boulot ('Time To Listen', 'The Law Of A Madman','Hellbreaker', l’hymne 'Metal Sons', 'Propaganda'). La paire de six-cordistes (le soliste Mathias « Don » Dieth en tête) est plutôt inspirée ('It Takes Two To Tango' et son gros riff musclé, le solo de 'Dead Man’s Hand'). Bien que le sextet (qui compte plus d’ex-membres d’Accept que dans ledit groupe nommé) évolue dans un registre bien connu et maîtrisé, on trouve des ambiances variées bienvenues (les sonorités orientales de 'Babylon', la ballade 'Strangers In Paradise', la piste de clôture 'Beyond The End Of Time' et ses quasi huit minutes).

« L’originalité » de l’affaire (par rapport aux autres formations avec l’emblématique hurleur teuton seul au micro s’entend) réside dans l’apport du chant féminin (le plus souvent) et/ou celui de Peter (ici et là) aux cotés de celui du meneur septuagénaire. L’alternance et l’harmonisation des trois timbres vocaux différents en présence élargissent les possibilités. L’increvable braillard d'outre Rhin s’adapte aux autres vocalistes et laisse plusieurs leads à sa compatriote ('Blindfold')

Projet caritatif initial, Dirkschneider & The Old Gang semble être devenu un véritable groupe. Sans rien révolutionner, « Babylon » est malgré tout une réussite.