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Axe Dragger

MATHIEU BOLLON
Chroniqueur

Axe Dragger

Supergroupe formé avec des membres de Fu Manchu, Dark Funeral, Pantera et Pentagram, Axe Dragger signe un premier album prometteur.
10 titres
Heavy Metal
Durée : 40 minutes
Sorti le 06/03/2026
66 vues
RIPPLE MUSIC
Lorsque l’on parle de " supergroupe », la méfiance devrait toujours rester de mise. En effet, ce n’est pas parce que des musiciens renommés et issus de groupes au talent reconnu décident de s’unir opportunément que la qualité est forcément au rendez-vous. Il n’est pas rare que les productions de ce type de formations créées de toutes pièces soient artificielles et dépourvues du moindre intérêt. Néanmoins, en ce qui concerne le premier album éponyme d’Axe Dragger, on peut dire que le groupe a su relever le défi.
Dès le départ, le line-up avait de quoi faire saliver : Fruit d’une collaboration à distance entre le guitariste de Fu Manchu Bob Balch et l’ancien batteur de Pentagram Pete Campbell, Axe Dragger est devenu un « supergroupe » à part entière avec l’arrivée du bassiste de Dark Funeral Frederick Isaksson et de Terry Glaze au chant. Membre de la première mouture de Pantera entre 1983 et 1985, ce dernier a assuré le chant sur les trois premiers albums, à une époque où les Américains étaient plutôt orientés vers le glam.
On comprend mieux alors pourquoi « Axe Dragger » sonne aussi old school. Rien de glam pour autant mais du bon vieux heavy metal des années 80 bien calibré dans l’esprit d’Armored Saint, Dio ou Judas Priest.
Dès le premier morceau (éponyme) de l’album, le groupe démontre son professionnalisme et sa maîtrise technique. Côté production, force est de constater que le curseur a été placé le plus haut possible ! Il faut dire que l’album a été mixé par Brian Scheuble (Mötley Crüe, Whitesnake) et masterisé par Dave Collins (Metallica, Soundgarden).
Avec « Give you the robe », le groupe continue sur sa lancée tandis que le guitariste Bob Balch montre une maitrise totale de son instrument avec des soli virtuoses. On change un peu de registre avec « Fight another day » qui sonne davantage heavy doom dans l’esprit de Candlemass. Hymne à la gloire du heavy metal old school, « Iron rider » ferait presque penser au son des Motley Crüe à l’époque d’un album légendaire comme « Shout at the devil ». On revient à quelque chose de plus mid-tempo, presque heavy-doom traditionnel, avec le titre qui suit (« Eat me from the inside »).
Après l’émouvant « Shock ‘em dead », la bande à Terry Glaze nous propose un morceau bien rentre-dedans évoquant les derniers albums de Judas Priest. Le groupe ralentit quelque peu le tempo avec le mélodieux « The damned will cry ». Puis le groupe reprend du poil de la bête avec le morceau suivant (« Fire in the madhouse » avant de conclure l’album sur une note presque thrash (dans l’esprit d’un groupe comme Nevermore) avec le dernier titre, intitulé « Death is calling my name ».
Sans pour autant proposer quelque chose de spécialement original, Axe Dragger signe néanmoins un premier album de haute volée, exceptionnellement bien produit et mêlé d’influences diverses (entre doom, heavy traditionnel et speed metal).