Septagon est un groupe allemand de Speed/Thrash Metal formé en 2013 et qui a sorti, en 2016, son premier album, intitulé « Deadhead Syndicate ». Cette année, ils proposent un second album chez Cruz Del Sur Music : « Apocalyptic Rhymes » qu'on découvre sans plus tarder.
De manière assez classique, l'album s'ouvre avec ‘The End', une introduction sur laquelle une voix nous conte une histoire, plaçant le décor de ce nouvel album de Septagon sur une ligne de guitares en arrière-plan. Energique et mettant de manière surprenante la basse d'Alexander Palma en avant, ‘The Weight Of The World' arrive ensuite, et on est en droit de se demander si le mixage n'aurait pas mérité d'être un peu plus soigné… Après cette entrée en matière plus que brouillonne dans la composition elle-même, on découvre ‘Home, Sweet Hell'. Sans être transcendante, elle confirme que le groupe peut s'appliquer à organiser un morceau, bien que ce soit un peu les montagnes russes avec des passages à vide. Le point positif est que la voix de Markus Becker fait le travail avec soin ; en revanche, on s'abstiendra de faire des commentaires sur le solo de guitare. Si Markus Ulrich et Stef Binnig-Gollub se rattrapent du point de vue musical sur le morceau éponyme, l'auditeur conserve l'impression que leur performance manque d'âme sur ce titre plus Thrash US. ‘Make A Stand' est à la croisée de divers genres et Septagon semble se perdre parmi ses multiples influences…
L'album continue d'avancer avec ‘The Unfathomable Evil' mais le constat reste invariablement le même : les compositions sont chaotiques, parfois effrénées, parfois mélodiques, parfois mornes, parfois inexistantes, et les lignes musicales se superposent dans un tel désordre qu'on se demande si les musiciens s'écoutent entre eux. Retour à un Thrash doucereux avec ‘P.O.T.U.S.A.' qui accumule les clichés musicaux sur le genre sans pour autant parvenir à donner une direction ou une impulsion au morceau qui le rendrait intéressant. Tout est banal et les classiques se superposent jusqu'à étouffer l'auditeur qui risque de perdre patience avant la fin de l'album. Finalement (et tardivement), on reprend un peu espoir avec ‘Cosmic Outrage', beaucoup mieux pensé que les précédents titres. Septagon semble enfin décider à revenir à des valeurs sûres et à s'investir dans un titre. Pour la suite, le groupe nous a prévu une course contre la montre, dont on aurait pu se passer, intitulée ‘Nothingness Awaits'. Bien que perfectible, ‘Sunset Blood' permet de finir l'album sur une note positive avec une chanson relativement calme et sobre.
« Apocalyptic Rhymes » est en effet un album apocalyptique qui ne convainc pas. Septagon devrait peut être revenir à davantage de simplicité musicale pour retrouver son âme, parce que les meilleurs soli du monde (que le groupe n'a par ailleurs pas) ne suffisent pas à faire un bon album, loin de là !