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Apocalypso

ALDO
Journaliste

Supernaughty

Ma che buono!!!
8 titres
Stoner
Durée : 38 minutes
Sorti le 22/08/2025
525 vues
RIPPLE MUSIC
L’Italie est louée pour -au moins- deux choses : la bouffe et la musique.
En ce qui concerne le premier point, nos amis transalpins se font remarquer par leur capacité à réaliser des plats succulents avec trois fois rien. Il n’est que de penser à la recette des spaghetti Caccio e peppe : un peu de fromage râpé, du poivre, et surtout un tour de main qui vous amène à déguster un plat divin tout en crémosité. Bref, c’est simple et c’est bon.

Côté musique, il y a dans la production italienne un je-ne-sais-quoi qui ramène toujours à cet art de vivre qui leur est tant envié : la Dolce Vita, ou le bonheur d’une fin de journée d’été partagée entre amis autour d’une bonne bouteille de vin, d’un apéritif tout simple, à parler de tout et de rien, de la vie en somme. Il y a toujours en filigrane de leurs chansons cette gaieté, cette chaleur typiquement méditerranéenne, qui rend la vie plus douce.

Et c’est un peu de tout ça que l’on retrouve dans la dernière livraison des ragazzi de SuperNaughty. Bon, dit comme ça, ça peu sembler un tantinet bizarre à propos d’un groupe se réclamant du heavy/stoner. Et pourtant, à bien y réfléchir, c’est pas si bête.

Déjà parce que niveau simplicité, la tambouille du quatuor fait figure d’exemple: une guitare fuzzée, une basse ronde, une batterie sans chichi et efficace, è basta ! Il en faut peu pour être heureux, et SuperNaughty n’y déroge pas : du riff qui a fait ses preuves, mais du BON riff, celui qui vous fait invariablement hocher de la tête d’approbation et de plaisir. Il n’y a rien de trop dans la pasta dei ragazzi livournais. De fait, on louera l’homogénéité d’écriture des huit titres de la galette. C’est tout simple, organique, et chaque bouchée est un bonheur.

De même pour ce qui relève de l’aspect « Dolce Vita » : la musique est certes hargneuse, mais pas lourde. Curieusement pour du heavy, l’on n’est pas plaqué par cette impression de lourdeur coutumière du genre, et même un riff typique de celui de « Weird Science » vient plutôt vous donner un joli coup de pied au cul qui vous ragaillardit.
Il faut dire aussi que la voix d’Angelo Fagni, pas vraiment caverneuse (et assez proche de celle d’un John Garcia, tiens donc…) a un petit côté « Bel Canto » bien agréable, et les chœurs sont à l’avenant.
Et puis il y a parfois un détail d’écriture qui sent bon la Botte : on trouvera par exemple en filigrane un peu de tarentelle dans le riff de « Queen of Babylon », qui donne une furieuse envie de jumper.

Bref, pour une galette qui, lors des première écoutes, pourrait faire passer nos amis pour un – excellent – clone de Kyuss, on se retrouve en fait avec une vraie bouffée d’Italie façon Stoner, qui pétille comme un verre de Prosecco bien frais. C’est pas original, c’est fait avec trois fois rien mais avec de très bons ingrédients, et c’est goûteux ! Comme on dit chez eux : « Bomba atomica ! Che buono ! »