Après 4 ans d'absence, les anglais de Black Moth reviennent avec ''Anatomical Venus ''. Le groupe s'est formé en 2010 sur les cendres de la formation garage rock The Bacchae dans la ville de Leeds et à connu quelques changements de line up pour finalement se composer de Federica Gialanze et Jim Swainston aux guitares, Harriet Bevan au chant, Dominic McCready à la batterie et à la basse Dave Vachon.
Depuis ses débuts, la formation a déjà sorti un split avec le groupe XM-3A en 2011 ainsi que deux albums en 2012 et 2014. Le titre de l'album fait référence aux mannequins de cire servant d'objet d'études aux chirurgiens du XIXème siècle, dont la cover est un parfait exemple.
Depuis sa création, Black Moth a livré des compositions mixant références doom, stoner et psychédélique.
Les anglais vont vous faire voyager dans un univers hypnotique où les vapeurs envoûtantes ne sont jamais loin.
Lorsque l'on écoute attentivement les 9 morceaux de ce ''Anatomical Venus'', les influences psychédéliques duent à la magie de la voix envoûtante de Harriet sont bien présentes et rappellent certains morceaux de Jeferson Airplane. Tout cela sur fond de guitares saturées aux rythmes variant du lourd au plus énergiques.
Black Moth peut être satisfait de cet album car il démontre une maturité. Une réussite qui mixe habilement le psychédélique et la lourdeur. Un bon exemple est ''Moonbow'', joué en grande partie sur des riffs rythmés et rock'n roll, ponctués par des lignes lourdes proche de Sabbath.
''Severed Grace'' est le titre le plus lourd et le plus Doom de cet opus. Un vrai titre phare.
''Tourmaline'' démarre sur un mid tempo très lancinant pour s'alourdir sur les refrains et nous offrir un joli moment en mélangeant solo et passages groovy.
Citons quelques titres importants de ce ''Anatomical Venus ''.
Comment ne pas parler de ''Istra'', qui est le titre le plus réussi ! On peut y entendre en couplets des moments relativement doux où la voix envoûtante fait son effet et un passage atmosphérique. Ces couplets sont en contre poids des refrains plombés et plus vindicatifs.
''Sisters Queen'' est un des titres les plus Hard rock où les réminiscences du passé refont surface, avec quelques touches Garage et un joli soli en twins guitars.
Le sombre ''A Thousand Arrows'' propose des riffs relativement lents mais reptiliens, avec une ambiance plus sombre.
J'ai déjà dit un mot concernant le chant de Harriet Bevan , un des atouts de ce que propose Black Moth. On peut penser à Pj Harvey ou Chelsea Wolf sur les titres les plus sombres.
Black Moth sort un très bon opus qui mélange Stoner, psychédélisme et Doom.