All gates open (Original motion picture sountrack)
MATHIEU BOLLON Chroniqueur
Blood Incantation
Bande originale d'un documentaire retraçant la genèse de l’album « Absolute everywhere », ce nouvel opus intrumental plonge l’auditeur dans un univers onirique grâce à des sons planants à des années lumières des origines death metal du groupe.
Contrairement à ce que l’on aurait pu penser de prime abord, « All gates open (Original motion picture sountrack) » n’est en aucun cas le nouvel album des américains de Blood Incantation. Ce n’est d’ailleurs même pas une nouveauté au sens strict du terme car il était déjà proposé à la vente avec le coffret Deluxe sorti en 2024 dans la foulée de l’album « Absolute everywhere ».
Ce dernier contenait trois CD, un artbook et le blu-ray du documentaire de 73 minutes consacré à la création de l’album (jusqu'à son enregistrement dans les légendaires Hansa Ton Studios de Berlin). Si vous vous attendiez à du death metal progressif dans la lignée de leur album de 2024 ou encore de son prédécesseur de 2019 (« Hidden history of the human race »), c’est raté !
En effet, le groupe a composé des morceaux très planants dans l’esprit de Tangerine Dream. Si je voulais faire du mauvais esprit, je dirais qu’on est nettement plus proche d’une musique d’ascenseur hautement soporifique que de métal à proprement parler ! Et force est de constater que le groupe s’éloigne d’un pas décidé des standards du death metal ! Ce n’est certes pas mauvais mais plutôt décevant si l’on s’attendait à du death metal dans la lignée de ce que les musiciens du Colorado font habituellement.
Pour apprécier cet opus, il faut se laisser totalement transporter par le côté orchestral voire cosmique de la musique. En d’autres termes, si vous n’êtes spécialement adepte de musique d’ambiance, fuyez ! Cet album n’est pas fait pour vous.
De « Balance » à « Rain » en passant par « Flight » ou « Dawn », la tracklist de ce nouvel opus nous invite à l’introspection (ou à un voyage aux confins de l’esprit) avec ses sonorités planantes et dépouillées de toute agressivité.
Au final, le constat est sans appel : Soit on adore, soit on déteste. Aucune demi-mesure n’est donc permise dans l’appréciation de ce nouvel opus qui se rapproche d’une expérience psychédélique.
D’aucuns diront que la sortie de ce disque était peut-être superflue dans la mesure où elle s’adresse avant tout aux fans et que ces derniers ont déjà pu l’acquérir avec le coffret sorti en 2024. Je vous laisse libre de juger !