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Alcazares

Blood Potatoe
Journaliste

Impureza

''Alcazares'' ou l’album de la maturité pour les franco-espagnols Impureza, qui signent une œuvre aussi atypique qu’addictive.
11 titres
Death Metal with Flamenco elements
Durée : 49
Sorti le 11/07/2025
744 vues

Formé par le guitariste Lionel Cano Munoz en 2004, Impureza est un combo franco-espagnol originaire d’Orléans. Mariant dans un style qui lui est propre metal extrême et musique traditionnelle ibérique, la formation avait créé la surprise avec son premier opus, un ''La Iglesia Del Odio'' produit par Stéphane Buriez, suivi par quelques prestations mémorables au Hellfest et au Motocultor, entre autres.
Fort d’une signature chez Season Of Mist et de l’intégration du vocaliste Esteban Martin, le quatuor nous revient avec ''Alcazares'', troisième long format ayant pour thème la Reconquista (722 – 1492).
L’album s’ouvre sur 'Verdiales', court instrumental bercé par une guitare aux accents andalous, avant un furieux 'Bajo Las Tizonas de Toledo', tempête de metal extrême traversé d’éclaircies folkloriques et de chant traditionnel. Les tempi sont variés, alternant blasts beats et passages posés, voire planants, dans une surprenante fluidité.
Les autres pistes s’inscrivent dans cette même formule, qui mêle saturations électriques et arpèges acoustiques, pour un rendu organique et vivant. Le chant âpre et guttural d’Estéban Martin, parfois proche d’un Nergal, est régulièrement contrebalancé par des chœurs, voire du chant clair dans la langue de Cervantès ('Pestilencia').
Si les rythmiques au cordeau de sieur Cano Munoz se montrent impitoyables, la basse fretless de Florian Saillard et la frappe maitrisée de Guilhelm Auge amènent un groove bienvenu ('Castigos Eclesiasticos', sur lequel on croirait entendre le Cliff Burton de ''Master Of Puppets'').
La grande force du combo est d’avoir trouvé l’équilibre parfait entre froideur du brutal death et chaleur du folk ibérique ('Bajo Las Tizonas de Toledo'). Compositeur et six-cordiste en chef, señor Lionel se montre aussi doué pour les soli véloces que pour taquiner la guitare flamenco (les instrumentaux 'Muralias' et 'Ruina Del Alcazar').
Le monstrueux 'Santa Inquisicion' vient refermer cette cuvée 2025 qui, par la qualité de ses compositions, s’avère aussi rafraichissante qu’un Pulco sous le soleil andalou et dépayse autant qu’une chevauchée dans la sierra d’Almeria.