IMMOLATION
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Death Metal
Chroniques

Acts of God
Anibal BERITH
Journaliste

IMMOLATION

« Immolation continue sur sa lancée diabolique amorcée avec « Dawn of Possession » en 1991 pour délivrer l’album le plus démoniaque de sa carrière !»

15 titres
Death Metal
Durée: 52 mn
Sortie le 18/02/2022
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Le célèbre groupe de Brutal Death américain avait surpris par la violence et la brutalité de son excellent dixième album « Atonement ». Cinq ans plus tard, le quartet originaire de l’Etat de New-York élève le niveau de sa bestialité en délivrant un onzième disque d’une cruauté sans pareille ! Avec « Acts of God », c’est 52 minutes, en 15 actes, de pure violence malsaine qui déferlent sur la planète du Metal extrême.

Sublimé par un artwork de toute beauté pouvant rappeler la fresque de Michel Angelo sur les plafonds de La Chapelle Sixtine où des anges déchus tentent de résister à la punition divine, la galette débute par une intro qui monte en puissance et annonce très clairement la couleur ! L’auditeur va en prendre plein la face et c’est peu de le dire !

Aucun répit, « An Act of God » ancre définitivement, et sans retour en arrière possible, l’ambiance oppressante et malsaine de la rondelle. On assiste à un déferlement de violence sans concession. Au delà, de l’atmosphère lugubre, le rythme est puissant et très rapide. Peu de mid tempo, les blast beats ultra massifs sont légions sur la quasi totalité des compositions avec très peu de temps morts qui ne sont là que pour préparer à la salve de violence suivante bien plus agressive.
Le son des guitares est saturé et rugueux, le growl du frontman n’a jamais été aussi sombre et caverneux le tout dans un univers ténébreux et terriblement dense.

Les cinq premiers titres s’enchaînent sans pause. La production est irréprochable tout comme la technique d’exécution sans faille au service de la bestialité de l’œuvre. Quand je pense qu’il reste encore dix titres et que tu sens que les américains en ont encore sous la pédale, l’écoute ne va pas s’avérer de tout repos.

En effet dès « Blooded », le niveau s’intensifie ! Comment est ce possible ?! Ces quinqua sont des dingues ! Quelle rapidité, quelle agressivité, quelle hargne dans leur musique ! Le rythme imposé par le batteur, déjà très assommant devient matraquant sur « Overtures of the Wicked » et l’ambiance s’assombrit avec « Immoral Stain ». Le niveau que s’impose les américains ne fait que progresser et ne souffre d’aucune faiblesse. Ni dans le jeu, ni dans le growl; les compositions restent riches, denses, complexes et inspirées ! Pour preuve « When Halos Burn », « Let the Darkness In » qui continuent cette ascension interminable et inaltérable de la brutalité de ce disque en élevant encore la puissance jusqu’au titre outro ponctué par l’interlude farceur « And the Falmes Wept » qui nous fait croire que le passage à tabac est terminé.

Avec près de 35 ans de carrière et un âge moyen de 50 ans, Immolation continue sur sa lancée diabolique amorcée avec « Dawn of Possession » en 1991 pour délivrer l’album le plus démoniaque, brutal et ténébreux de leur carrière et certainement un des albums le plus malfaisant et violent de la scène death.