Avec sa ribambelle de soli, ses zicos impliqués et sa prod' parfaite, Across The Realm Of Time est un pur condensé de heavy hard rock et de power metal mélodique. Kilmara frappe fort... TRES FORT
Grâce à leur trois premiers opus plutôt bien ficelés (Hunting Dreams sorti en 2007, Don't Fear the Wolf livré en 2010 et Love Songs and Other Nightmares paru 2014), Kilmara a rapidement reçu de nombreux plébiscites tant par les critiques que par le public. La reconnaissance internationale s'est faite grandissante au fur et à mesure des productions. Et puis à partir de 2015…. Patatras !. La scoumoune, la déveine, la guigne, le mauvais oeil, la poisse. Le galion espagnol prend l'eau. Deux membres originels (et non des moindres) décident de quitter l'embarcation ibérique. Le bassiste Raúl Ruiz part des raisons familiales et le chanteur Christian ‘Wolf' Kohl s'en va pour causes d'incompatibilité professionnelle. Pour combler ces défections, les non-démissionnaires recrutent Didac Plà à la quatre cordes, l'américain (mais résidant à Barcelone) Daniel Ponce derrière le micro et le virtuose ès gratte argentin Miguel Laise en tant que pourfendeur de riffs.
C'est donc une nouvelle mouture, revigorée de sang neuf, qui nous offre un quatrième effort nommé Across The Realm Of Time. Encore une fois (c'est la troisième), le skeud est produit, mixé et masterisé par Roland Grapow (Masterplan, Lords Of Black, ...). L'ex-Helloween, signe également un solo par ci (l'ouverture de l'addictif \'\'My Haven\'\') et quelques background vocals par là.
Malgré les changements de line-up, les compos mélangent toujours des bons gros riffs bien heavy metal (le rugissant \'\'Purging Flames\'\'), le hard rock mid-tempo (\'\'The Silent Guide\'\') ou carrément un mélange des deux (\'\'The End Of The World\'\'). Adeptes du déboitage de cervicales, vous serez servis. Les solis de grattes des sieurs Portillo et Laise sont également au rendez-vous. La rythmique n'est pas en reste avec notamment le batteur Javier Morillo qui signe quelques belles parties de roulements de caisse claire ou de double pédale (\'\'Out From The Darkness\'\'). Au chant, Ponce est extrêmement convaincant, à la fois puissant et mélodique sans hurlements criard. Le quintet nous distille des refrains très efficaces (l'agressif et accrocheur \'\'The Forge\'\') voire imparables (comme sur le power metal \'\'Disciples\'\').
On trouve deux autres invités sur cette rondelle. D'abord, le compatriote Jordi Longán (ex-Ipsilon) qui vient exécuter un solo de clavier aux accents progressifs (presque hypnotisants) sur \'\'Principles of Hatred\'\'. Sur cette excellente piste, le groupe nous gratifie d'ailleurs d'une intro façon acoustique spanish guitare et de quelques percussions sur la fin. Bien vu. Et puis, il y a Miss Viktorie Surmøvá (Surmatra, Rosa Nocturna, Victorius). La chanteuse tchèque pose sa douce voix sur la magnifique ballade toute en émotion \'\'I Shall Rise Again\'\'.
Avec sa ribambelle de soli, ses zicos impliqués (dont un nouveau vocaliste des plus impressionnant et polyvalent) et sa prod' parfaite, Across The Realm Of Time est un pur condensé de heavy hard rock et de power metal mélodique. Kilmara frappe fort... TRES FORT.