« Si je devais décrire ce disque, je dirais que c’est un (d)étonnant mix de Depeche Mode, Modern Talking et Sandra avec la voix de Chris Harms, les permanentes et la coupe mulet en moins ». Voici comment le frontman de Lord Of The Lost définit son projet solo, qu’il nous assure mûri de longue date.
Et cela se vérifie d’entrée de jeu avec l’introductif 'I Love You', très bon opener au rythme accrocheur. Rangez les guitares, ici ce sont les claviers qui sont à la fête, millésime 1984. Les onze pistes qui constituent cette galette sont un véritable hommage aux sonorités d’époque, batterie électronique incluse.
'She Called Me Diaval' aurait probablement été programmé en heavy rotation sur MTV alors que 'Missed Call' et 'Madonna Of The Night' (avec Solar Fake en special guest) semblent avoir été taillés pour les dancefloor.
Le tracklisting a la bonne idée d’alterner up et mid-tempi, évitant ainsi une certaine monotonie à l’ensemble. Nous avons même droit à une ballad joliment arrangée, qui aurait surement cartonnée dans une boum d’un samedi après-midi de 1987.
Sur le plan vocal, pas de surprise, Herr Harms modulant son chant comme dans son groupe principal.
Si l’album est d’une durée raisonnable pour ce style, il aurait gagné en efficacité avec quelques titres en moins, certains morceaux s’avérant dispensables ('Parallax', 'Vagueness Of Faith').
Ce premier long se conclue sur le contemplatif et poignant 'May This Be Your Last Battlefield', où Chris se livre à cœur ouvert.
Si ce premier opus solo ne réinvente pas la roue, il l’enjolive de chromes brillants et la chausse de pneus à jolis flancs blancs. Sortez les verres fumés.
A noter une édition digipack Deluxe limitée à 500 copies, incluant 3 CD, 3 polaroids du chanteur et un pendentif doré.