SUMMER LIVE - SHAKIN'STREET (Petit Bain) 

SUMMER LIVE - SHAKIN'STREET (Petit Bain)

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SUMMER LIVE / SHAKIN' STREET (Petit Bain)
11.01.2019

Un jour de février 2018, assis à la table d’un café parisien en train de discuter avec Fabienne Shine, l’icône du hard rock français, chanteuse de Shakin’ Street pour la dédicace de son album "Don’t Tell Me How To Shake It’’, la discussion qui devait durer une demi-heure a finalement été d’un peu plus de deux heures et a abouti après un coup de fil un mois plus tard à la responsabilité de monter une tournée française pour le retour du groupe à l’occasion de la réédition de l’album culte "Solid As A Rock", avec comme membres du groupe Ross The Boss (oui, celui qui a fondé Manowar et accessoirement guitariste des Dictators, de Ross The Boss Band, Death Dealer…), la dernière section rythmique des Dictators à savoir J.P Thunderbolt Patterson et Dean Rispler, accompagnés de Freddie Katz qui a enregistré l’album solo de Fabienne.

Après quelques moments de doute, et un travail de plus de six mois ( avec l’aide d’Hubert Bonnard), la tournée est mise sur pied. Début de la tournée le 10 janvier 2019 et dernier concert le 25 janvier à Paris. Difficile de retranscrire le sentiment d’être tour manager (et un peu roadie, responsable du merch et des relations presse !!) avec de telles pointures à ses côtés.

Le premier concert au El Camino à Caen a été réalisé dans des conditions spéciales (merci à Desillusion, le groupe de première partie) et l’on se dit que ces musiciens-là ont bien l’esprit punk rock car j’en connais beaucoup qui auraient refusé de jouer. Ça ne débute pas de la meilleure façon même si le groupe s’est donné à fond et le public est ressorti ravi. Je me souviens leur avoir dit "Rassurez-vous, on a fait le pire !’’.



Retour sur Paris, nuit courte et direction Le Petit Bain. Et là, changement : belle salle, scène impeccable, des lights, du son et un personnel au top. Les balances commencent. On dit bonjour aux membres d’Océan, qui eux aussi ont connu leurs heures de gloire et n’ont jamais lâché l’affaire. Respect. On est à Paris et on est au courant des ventes. Parfait. C’est sold out. Le merch se met en place. Ma femme est venue en renfort ( nous sommes de la région lyonnaise) ainsi que ma belle-fille et son copain (pour l’anecdote, plutôt des rappeurs). Il faut gérer les demandes de tout le monde, les interviews, faire placer les caméras (merci Cécile Delpoïo pour la captation. Oui, il est possible qu’un témoignage vidéo puisse sortir), bref la routine.

Il est temps de s’occuper des entrées, nous sommes trois, et l’on voit passer du beau monde. Un petit tour au stand du merch pour vérifier que tout va bien . Et là, commentaire étonné de ma belle-fille qui n’avait jamais vu ça : "C’est fou, le concert n’a même pas commencé que les gens achètent tout : album, tee-shirt, badges…Et ils secouent tous la tête au rythme de la musique !". Nous venons de faire découvrir un nouveau monde aux (jeunes) rappeurs.



Océan monte sur scène. Le groupe joue fort et ne boude pas son plaisir d’être sur scène. Les deux groupes n’avaient jamais joué ensemble…. En coulisses Shakin’Street s’active. Ross fait des gammes, Dean aussi, J.P est concentré. Freddie a un problème aux yeux et on s’occupe de le soigner. Ça y est, Océan quitte la scène. S’en suit le traditionnel changement de plateau. La tension monte. Le groupe monte sur scène et est présenté par Dom. Le public est chaud. Ça se sent. J.P. lance son "one, two, three, four" et c’est parti. Avec ‘Solid as a rock’. Le public est aux anges. J’ai l’impression tout comme eux d’assister à un moment magique. Imaginez-vous, le groupe ne s’est pas produit en France depuis à peu près 40 ans…. Sympa de voir tous ces visages enchantés, de les voir chanter les refrains, de ‘’discuter’’ avec Fabienne entre les morceaux.



Les tubes s’enchaînent et c’est déjà la fin. Le groupe est ravi. Moi aussi. Il faut maintenant s’occuper du merchandising et me voilà à monter avec Fabienne à l’étage où le stand a été monté par ma femme (oui, je la remercie parce que je n’aurais pas pu tout faire) et là, c’est le choc. Je vois des gens pleurer à la vue de Fabienne. Je vois des gens lui demander s’ils peuvent lui toucher la main. Tout le monde veut approcher l’idole. Et lorsque Ross arrive à son tour, c’est la cohue. C’est impressionnant de vivre cela de l’intérieur. Le groupe a donné du bonheur aux gens et se dire qu’on fait partie de l’équipe procure une joie intense. C’est clair, la musique est une passion et lorsqu’elle est partagée elle n’en n’est que plus belle. Au final, cette tournée m’a permis de réaliser un rêve (merci à Fabienne sans qui rien n’aurait pu être possible, et bien sûr merci au reste du groupe qui m’a accepté), merci à toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à cette tournée, merci à toutes les salles qui nous ont reçus, merci aux fans de s’être déplacés.

Merci à United Rock Nations (une équipe de passionnés, hello à tous ! ) de me permettre de continuer à évoluer dans le domaine du rock. Il est clair que de travailler dans ce milieu est ce à quoi j’aspire (malgré mon âge avancé) et je vais faire en sorte d’y rester le plus longtemps possible. Je tiens à souligner tout le travail qui est fait par l’équipe de United Rock Nations pour vous fournir un contenu que nous espérons de qualité. Et bravo à Marc le fondateur du site qui a réussi à réunir tout ce monde et à donner beaucoup de sa personne, de son temps et de son argent pour que vive United Rock Nations. Au plaisir de se croiser en concert

Laurent
Journaliste