SUMMER LIVE / SATYRICON (La Machine du Moulin Rouge 2018) 

SUMMER LIVE / SATYRICON (La Machine du Moulin Rouge 2018)

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SUMMER LIVE / SATYRICON (La Machine du Moulin Rouge)
07.03.2018

Comme nous sommes tous en grand manque de concerts, et pour tenter d’adoucir cette drôle de période, la rédaction de United Rock Nations a décidé tout l’été de se remémorer et de partager avec vous des moments forts vécus en live. C’est dans ce cadre que j’ai envie de vous parler de Satyricon.

Satyricon et moi, ça a longtemps été une histoire d’amour contrariée. Ils passaient dans une ville quand j’étais dans une autre, ils passaient dans un fest quand j’en avais choisi un autre, … jusqu’à ce concert annoncé en septembre 2017 à La Maroquinerie à Paris. Enfin j’allais voir Satyricon ! Las … ce fut sans compter sur un tweet reçu en milieu d’après-midi. Laconique et froid comme un tweet. Le concert était annulé pour cause de problèmes électriques. Je ne vous cache pas un long moment de désespérance - et c’est avec un goût de revanche intensément jubilatoire que j’attendais de voir ENFIN Satyricon le soir de ce 7 mars à La Machine.



Avec un groupe d’amis plutôt nombreux, nous décidons de passer la première partie au bar du coin, et c’est au moment ou les lumières s’éteignent pour les norvégiens que nous rejoignons la salle. Vite, sur les marches, plein face, et le show commence.

Satyr arrive sur scène. Le charisme de cet homme est fou, même si son look cheveux plaqués, jean brut et perf noir fait ce soir plus Dépêche Mode que Norwegian Black Metal et m’interloque une seconde. Raide, calme, derrière son énorme pied de micro en forme de trident, il rappelle à la foule le rendez-vous manqué de La Maroquinerie, nous remercie de notre présence et çà démarre.

La tournée est centrée sur leur dernier album, « Deep Calleth Upon Deep », mais la setlist fait toutefois la part belle à leurs précédents opus et la sauce prend immédiatement. Frost, qu’on ne fera que deviner derrière un épais rideau de fumée, semble déchainé et martèle ses fûts comme un forcené. Les musicos sont excellents, et Satyr semble vraiment se régaler de l’ambiance, qui monte crescendo. Il bouge de plus en plus derrière son trident. Quand toute la salle reprend en choeur le merveilleux « Mother North », il semble sublimé et quand il annonce « son morceau de guerre », à savoir « Now, Diabolical », il n’y tient plus, propose de lui-même à la foule de faire un cercle pit et lance le pogo. La fosse n’en croit pas sa chance. Bouger dans le pit pendant un concert de black (même si Satyricon a bien évolué, il en reste un des pionniers) ? Mais c’est iconoclaste ! Et du coup … tellement bon !



Le concert finit en grand n’importe quoi, ça saute partout, ça chante, et j’ai le même sourire d’une oreille à l’autre que tous ceux qui m’entourent. Les musiciens sont galvanisés et donnent tout, l’ambiance est folle. Ils auront d’ailleurs du mal à quitter la scène et savoureront la bruyante reconnaissance du public jusqu’à la dernière minute.

Je ressors en lévitation et, avec toute ma troupe de copains, décide d’aller diner à côté pour prolonger un peu la magie. Quelle bonne idée puisqu’en ressortant du resto nous rencontrerons Frost qui se prête gentiment au jeu des selfies. Vous avez dit soirée inoubliable ?



Setlist : Midnight Serpent / Our World, It Rubles Tonight / Black Crow on a Tombstone / Deep Calleth Upon Deep / Die by My Hand / Noctural Flare / Repined Bastard Nation / Blood Cracks Open the Ground / Now, Diabolical / To Your Bretbren in the Dark / Dissonant / Walk the Path of Sorrow / Transcendental Requiem of Slaves / Mother North / The Pentagram Burns / Fuel for Hatred / K.I.N.G.

Midonarm
Journaliste