SUMMER LIVE - MOTÖRHEAD (Les Voix du Gaou 2009) 

SUMMER LIVE - MOTÖRHEAD (Les Voix du Gaou 2009)

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SUMMER LIVE / MOTÖRHEAD (Les Voix du gaou 2009)
22.07.2009

L’annulation ou le report des festivals et concerts est un gros coup dur pour l’univers musical, mais pour nous aussi. Privé de ce qui nous fait respirer, c’est l’occasion pour moi, grâce au Summer live de United Rock Nations, de partager mes plus beaux souvenirs musicaux et surtout un en particulier, celui du festival les Voix du Gaou à Six Four les Plages en 2009.

Le festival se déroule sur la presqu’île du Gaou. Le 22 juillet 2009 des bonshommes tout de cuir et de noir vêtus s’étaient rassemblés pour communier devant un groupe qui ne parlerait pas à tout le monde : Motörhead! Je plaisante bien évidemment! Qui ne connaît pas l’emblème du Hellfest, à l’instar du grand Lemmy?

Avant de passer aux hostilités, une première partie moins hard mais pas non plus déméritant entre en scène. Shakaponk, qui à cette époque n’était pas vraiment encore bien connu du grand public, vient scotcher un public qui de prime abord n’était absolument pas venu pour eux. Un set détonnant et puissant qui a conquis les barbus et le plus extrême public venu en force pour voir la bande à Lemmy. Après un peu plus d’une heure de pur délire, le monkey français quitte la scène et un ballet incessant de roadies circule sur scène pour préparer le prochain groupe.



Après environ 20 minutes de changement de plateau et quelques pintes plus tard, nous y voilà . Sur le côté gauche de la scène, une pléthore de jeunes femmes s’amasse dans le coin, car comme beaucoup le savent, Lemmy ne voyage jamais léger et aime être entouré de beaucoup de femmes, et beaucoup de whisky. Tout à coup le grondement de la basse du dieu du heavy metal retentit, Wizzö entre sur scène suivi de près par Mikkey Dee le batteur, et nous voilà partis pour plus d’une heure et demie de pure folie où notre trio nous gratifie pour l’introduction du célèbre ‘Iron Fist’, et nous déroule le grand jeu avec des titres tels que ‘Stay Clean’,’ Be My Baby’ ou encore ‘Over the Top’



Entre chaque morceau s’allumant clope sur clope, Lemmy entre en communion avec son public, et à cet instant tout devient magique. Sa voix rocailleuse sonne comme une douce mélodie à mes oreilles et entre chaque lampée de Jack le temps se fige comme si j’aimerais que cela dure éternellement. Quelques titres plus tard ‘’the Best Guitarist Of the World’’, comme disait Lemmy, nous gratifie d’un super solo comme seul Phill Campbell en est capable. Après un ‘The Thousand Names Of God’ ou un ‘Whorehouse Blues’, la lumière s’éteint. Nous voilà perdus ! C’est déjà la fin ! Mais juste quelques minutes plus tard, le grondement de basse du légendaire ‘Ace Of Spades’ démarre et la foule devient euphorique. Et là, grosse mêlée dans le public. L’hystérie devient communicative. La soirée qui était jusqu’à présent parfaite devient légendaire, comme le groupe présent ce soir sur scène. A peine terminé, les voilà repartis pour un ‘Overkill’ endiablé, qui comme des points de suspension, recommence éternellement.



Voici pour moi le plus mémorable concert que j’ai vécu dans ma courte existence. Et pourtant j’en ai vu des grands noms qui comptent (Metalica, AC/DC, Alice Cooper, Rammstein…), mais celui-là reste et restera gravé dans ma tête. Je revois encore le grand Lemmy sortir de scène avec Phil et Mikkey. Je le vois faire un dernier au revoir au public rallié à sa cause. Et je suis fier d’avoir pu voir ce grand monsieur de la musique.

Je finirais par sa devise pour rendre lui hommage ‘Born to Lose - Live to Win’.
Tu nous manques Mr Kilmister !


Seb Gallagher
Journaliste