SUMMER LIVE - AUDREY HORNE (Raismes Fest 2013)....mais pas que ! 

SUMMER LIVE - AUDREY HORNE (Raismes Fest 2013)....mais pas que !

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SUMMER LIVE / AUDREY HORNE (Raismes Fest 2013)...mais pas que !


14.09.2013


2020…On s’en souviendra, de cette année ! La pandémie qui a –reconnaissons-lui ce mérite- arrêté par certains aspects la course folle de nos existences (faisant par-là même un peu de bien à notre planète), a également porté un coup critique à ce qui constitue l’un des piliers de notre passion : les concerts et les festivals.

Depuis mars notre calendrier s’est vu vidé de sa substance, les mesures de distanciation et le confinement interdisant la tenue de toute manifestation de groupe. Le métalleux étant d’instinct grégaire (même les blackeux, si si !), on mesure combien cette période est difficile à vivre.

Heureusement, il nous reste les souvenirs de concerts et de festivals, ceux des moments particuliers que nous pouvons être amené à y vivre, et qui nous donnent le sentiment de faire partie d’une belle tribu, au sein de laquelle se mêlent artiste et public.

Pour votre serviteur, il faut remonter un peu le temps pour comprendre ce qui fit le sel d’un concert en particulier. Tout commence par une prestation matinale (pas grave, je suis du matin…) et intense des norvégiens d’Audrey Horne lors de l’édition 2011 du Hellfest (Comme par hasard !). C’est une grosse claque, qui convainc définitivement mézigue que ce groupe est le meilleur du monde ! Seule déception (toute relative, hein…), manque à la setlist ce que je considérais déjà comme leur meilleure chanson, le progressif et poignant « Firehose ». Mais ce n’est que partie remise…

Vient ensuite l’année 2013…Cette fois-ci, Audrey Horne est programmé de nouveau à Clisson (Youpi !) mais également au RaismesFest, quasiment à la maison (oui, votre serviteur est chtimi) ! Bien évidemment, les billets pour les deux manifestations sont rapidement achetés, et votre serviteur gardant en mémoire la déception de l’absence de « Firehose », commence un travail de lobbying intense auprès du groupe, via leur page Facebook, leur demandant de jouer cette chanson sur l’une au moins des deux manifestations.

Le second concert clissonais me laisse malheureusement sur ma faim : point de « Firehose » dans leur setlist. Je profite cependant du passage du groupe au stand dédicace pour « en remettre une couche ». Sitôt rappelée ma requête, Toschie, leur chanteur, percute aussitôt : « Ha mais alors c’est toi, les messages… ». J’acquiesce, et lui donne rendez-vous à Raismes pour la revanche.



Évidemment, pour assurer le coup, quelques rappels sibyllins bien placés sont glissés sur leur page Facebook, à la faveur des communications du groupe liées à leur venue dans le Nord.

Vient enfin l’échéance. Cette année, Raismesfest est par ailleurs l’occasion d’une sortie en famille avec Madame et ma fille, qui portait fièrement ses 6 ans à l’époque. Nous profitons de la journée, notamment du concert des français de Bukowski, que nous irons saluer sur leur stand.

Quand approche l’heure du passage d’Audrey Horne, nous nous positionnons bien évidemment à la barrière. Les musiciens s’échauffent, et j’entends alors Arve Isdal (que les blackeux fans d’Enslaved connaissent également sous le pseudo d’Ice Dale) égrener les accords de l’introduction…de « Firehose ». Le cerveau s’emballe : « Ne me dites pas que ce n'est pas vrai ! Ils vont enfin la jouer !! »

Le concert commence sur les chapeaux de roues. Leur quatrième album « Youngblood » étant sorti il y a quelques temps, l’entame du match se fait au son du maidenien « Redemption Blues » et met tout le monde d’accord. Une pluie fine tombe sur le site, mais pas grave : le Chtimi est waterproof. Toschie, comme à son habitude, descend rapidement au contact du public, venant au-devant de ma fille pour un « High Five ». Les norvégiens mettent le feu, le public est aux anges… Et puis, au milieu du concert, Toschie annonce : « La prochaine chanson est une demande… ». Le pauvre n’a pas le temps de finir sa phrase que votre serviteur hurle à plein poumons : « YEEEEEESS !!! », ce qui fait bien rigoler l’assemblée. Et effectivement, le groupe entame alors « Firehose », qu’il jouera dans une version raccourcie, certes, mais tellement attendue !

Avec mon épouse et ma fille, nous vivrons le reste du concert sur un petit nuage. Ce soir-là, nous n’aurons pas le plaisir d’échanger avec les musiciens à la suite de leur prestation. Et, pris par l’instant, je n’ai pas pris de photos de ce concert (les images illustrant cet article ont été prises durant le concert clissonnais de 2013).



L’anecdote sera cependant rapportée par quelques webzines, et une vidéo attestant de l’évènement circule toujours sur Youtube. C’est par le biais de l’un de ces chroniqueurs de la toile que j’entrerai par la suite un peu plus personnellement en contact avec les membres du groupe. Ce concert sera par ailleurs le point de départ d’autres échanges et rencontres, comme un repas partagé avec les membres du groupe avant leur concert du Nouveau Casino à Paris en 2014. Leur show au Divan du Monde, en 2015, sera également l’occasion de partager le repas d’avant-concert, mais également d’entendre à nouveau « Firehose » en live (ainsi que de prendre une chouette photo de ma collègue Narm Hell, également présente…). Les occasions de passer du temps et de tisser des liens d’amitiés avec les membres du groupe se multiplieront ensuite.

Cependant, parce qu’il est un peu le point de départ de tout ceci, le concert de Raismes tiendra toujours une place particulière dans mes souvenirs. Et, parce que c’est en partie grâce à eux deux que tout ceci est arrivé, cet article est dédié à mes deux potes Bertrand (aka El Padre, aka Bébert) et Antoine (aka Antonio). Qu’ils soient bénis pour avoir contribué à enrichir mon univers personnel.



Aldo
Journaliste