Report Ko Ko Mo / Royal Republic @ L'Olympia le 28/01/2023
Enora
Journaliste

« Ko Ko Mo a assuré une première partie débordante de fougue et Royal Republic a surfé sur cette vague à pleine puissance, distribuant mélodies entraînantes et anecdotes amusantes ! »

Créé 28/01/2023
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Depuis octobre 2021, le public parisien attend de retrouver Royal Republic sur scène mais la pandémie les a contraints à tout repousser. Cependant, en ce samedi 28 janvier 2023, l’Olympia est prêt à fêter comme il se doit les singles « Superlove » et « Magic » (2020), « RATA-TATA » et « Back from the Dead » (2021), et enfin « Diggin’ It » (2022). Le concert, organisé par Live Nation, est sold-out et on sent dans l’ambiance que les fans sont là pour s’amuser au rythme des morceaux les plus iconiques du groupe, accompagné pour l’occasion par Ko Ko Mo.

KO KO MO

Si vous ne les connaissez pas, Ko Ko Mo est un duo nantais formé en 2014 par Warren Mutton (chant et guitare) et Kevin Grosmolard (batterie et chœurs). Et même s’ils ne sont que deux, ils occupent la scène comme s’ils étaient beaucoup plus nombreux comme en témoigne l’énergie déployée dès l’ouverture du set avec ‘Non Essential Man’ ! Les couplets permettent de prendre la mesure des capacités vocales du chanteur et les refrains invitent à se déhancher. Le public ne tarde pas à se prendre au jeu et à répondre à pleine voix aux musiciens lorsqu’ils lancent un simple « L’Olympia, bonsoir ! ».

Voici ensuite ‘Tracking My Soul’ qui provient également de l’album « Need Some Mo’ » paru en 2022 via PIAS. Sous des lumières orangées, le duo nous emporte grâce à une composition encore plus explosive. Le public tape des mains en rythme et acclame le groupe. Mention spéciale au son qui est excellent et le restera pendant toute la soirée ! Warren Mutton parcourt la scène en courant avant de demander : « Bonsoir tout le monde, ça va bien ? », ce qui permet une nouvelle fois au public d’exprimer sa joie. De son côté, Kevin joue tantôt assis, tantôt debout, faisant parfois le tour de la batterie pour se placer de l’autre côté.

Après ‘Technicolor Life’ et ‘Need Some Mo'’, le duo annonce un morceau que tout le monde dans la salle est censé connaître. Et dès les premières notes, la fosse réagit puisqu’il s’agit de ‘Personal Jesus’, une cover de Depeche Mode. Après ce titre très efficace et fédérateur, Ko Ko Mo remercie Royal Republic, Live Nation, le public, l’ingénieur son et l’ingénieur lumière, et achève son set sur ‘Idiocracy Song’ avant de sortir de scène sous des applaudissements nourris. Bravo à eux pour l’excellent travail de chauffe réalisé !

Setlist de Ko Ko Mo :
1. Non Essential Man
2. Tracking My Soul
3. Technicolor Life
4. Need Some Mo'
5. Personal Jesus (cover de Depeche Mode)
6. Idiocracy Song

ROYAL REPUBLIC

Après une pause d’une vingtaine de minutes, Royal Republic fait son entrée en scène accompagné d’une musique de fanfare. Le démarrage est immédiat avec ‘Fireman & Dancer’ qui met le public dans les meilleures dispositions possibles. La performance est aussi propre que sur l’album « Club Majesty » paru en 2019 via Nuclear Blast. Après un rapide « Bonsoir Paris ! », le groupe poursuit avec ‘Getting Along’ puis ‘RATA-TATA’. Comme à son habitude, le chanteur Adam Grahn est survolté : il se promène sur scène pour inviter le public à chanter le refrain et doit presque courir à son micro pour ne pas rater le couplet. Sur ‘All Because of You’ et ‘Stop Movin'’, c’est au tour du guitariste Hannes Irengård de venir au contact des premiers rangs.

Après cette solide entrée en matière, le frontman prend enfin la parole : « Hi! We are Royal Republic from Sweden and this is Paris! I like it! (rires du public) My name is Adam and I’m your latest, newest, best friend like it or not. And these are my hands (il lève les bras), and they’d love to make friends with your hands. Can I see your hands? (le public s’exécute et lève les bras) Wow… Beautiful! Now imagine what these hands can do! » Pas besoin d’une grande imagination pour comprendre qu’il lance un clapping dans l’Olympia pour introduire ‘Full Steam Spacemachine’. Visiblement très satisfait de la réaction du public, et après avoir changé de guitare, il reprend : « Ladies and gentlemen, this is my Heavy Metal guitar. I bought it used on the Swedish eBay for 400€. (rires) So you might wonder what this Heavy Metal guitar is doing on stage with a Swedish Pop band. It’s because we like many styles and we’ve been confusing people with our music for the past fifteen years. Even I don’t know what we are. (rires) But I know that this is the heaviest we can get! » Royal Republic enchaîne alors ‘Back from the Dead’ puis la sensuelle ‘Like a Lover’.

La musique du groupe et son humour semblent faire des ravages, mais comme ce n’est jamais assez pour Royal Republic, les musiciens se rassemblent tous au centre de la scène avant qu’Adam ne déclare : « We’re still Royal Republic from Sweden and we now switched to acoustic instruments so shut the fuck up! » Le public de l’Olympia a alors la chance de profiter d’une version acoustique de ‘Boomerang’ et de ‘Addictive’ pendant lesquelles Jonas Almén, Hannes Irengård et Per Andreasson font les chœurs, ponctuellement accompagnés d’un harmonica. En conclusion de cet interlude, le chanteur explique : « Let me give you a bit of background. We met fourteen years ago and we had nothing in common apart from our music. We signed super quickly with a huge label but they were expecting a crazy Rock band and we’re from Sweden so we’re really polite and we always ask before we kiss! The first time we went on tour, the label put us in front of a camera and wanted us to sell it in a sexy way... But we didn’t know how to do that! So we talked about how Hannes is a true gentleman, marriage material… (rires) And then, we talked about Jonas and how he’s a true gentleman, mariage material… (rires) And then we talked about Per, well you got the idea. Then it was time for them to say something about me, and you know what they said? Jonas said : ‘You get a lot of Adam for your money’. (rires) And I still don’t know what he meant! And the others said: ‘You can see Adam and have no opinion about him’. Anyway, what I mean is that if you’re in a bad situation, keep blowing ahead because fifteen years later you can find yourself on stage in Paris having a kick ass time! »

Cette petite anecdote sert d’introduction à ‘Kung Fu Lovin'’, ‘Underwear’, ‘Tommy-Gun’ et ‘Anna-Leigh’, autant de morceaux très attendus par le public parisien qui leur fait honneur en bondissant dans la fosse, en applaudissant longuement et en faisant un véritable triomphe au quartet suédois ! Ce dernier salue et sort de scène avant de revenir de façon parfaitement chorégraphiée pour ‘The End’. A la fin de la chanson, le duo Ko Ko Mo rejoint Royal Republic sur scène et Adam explique : « You guys have met Ko Ko Mo. We met this wonderful duo last fall in Paris actually because we filmed a TV show called ‘Taratata’. (rires) I know! We thought it is hilarious because the show is called ‘Taratata’ and our latest single is called ‘Rata-tata’ but the French people didn’t seem to see the connection so we played ‘Diggin It’ instead. We also had to play a cover song with this wonderful band and it was dynamite chemistry so we’ve went on tour over Europe together and it’s been lovely! » Pour souligner l’affection qui lie les deux groupes, ils jouent ‘Are You Gonna Go My Way’ de Lenny Kravitz ensemble. Warren et Adam se relaient au chant et Per laisse sa place à Kevin derrière la batterie à mi-morceau.

La reaction du public ne laisse aucun doute sur son sentiment quant à ce morceau cover qui permet à Ko Ko Mo et Royal Republic de se produire sur scène ensemble. Puis le duo français sort de scène et le chanteur suédois annonce un moment purement Heavy Metal. Pour l’occasion, le groupe nous propose quelques mesures de ‘Battery’ de Metallica, puis quelques mesures de ‘Ace of Spades’ de Mötorhead. C’est bien entendu sur un hymne de Royal Republic que s’achève la soirée puisque ‘Baby’ ne tarde pas à s’élever dans l’Olympia. Après de longs applaudissements parfaitement mérités, le groupe sort de scène et laisse son public conquis et heureux.

Setlist de Royal Republic :
1. Fireman & Dancer
2. Getting Along
3. RATA-TATA
4. All Because of You
5. Stop Movin'
6. Full Steam Spacemachine
7. Back from the Dead
8. Like a Lover
9. Boomerang (version acoustique)
10. Addictive (version acoustique)
11. Kung Fu Lovin'
12. Underwear
13. Tommy-Gun
14. Anna-Leigh
RAPPEL
15. The End
16. Are You Gonna Go My Way (cover de Lenny Kravitz avec Ko Ko Mo)
17. Battery (cover de Metallica)
18. Ace of Spades (cover de Mötorhead)
19. Baby

Cette soirée, très attendue et bien trop longtemps repoussée, a tenu toutes ses promesses ! Ko Ko Mo a assuré une première partie débordante de fougue et Royal Republic a surfé sur cette vague à pleine puissance, distribuant mélodies entraînantes et anecdotes amusantes. La morale de cette tournée : ne nous prenons pas trop au sérieux, c’est quand on se laisse aller à être de grands enfants que les choses se passent le mieux !