HELLFEST, 26 juin 2022 live report
Carmziofa
Rédacteur en Chef

«Dernier jour de cette édition exceptionnelle avec un final en apothéose !»

Créé 26/06/2022
334 vues

MOLYBARON


Mainstage2 26/06/2022 10:30>11:00

Pour le dernier jour du Hellfest part 2, c’est Molybaron qui ouvre les hostilités sur les Mainstages (la 2 en l’occurrence). Et sous le soleil en plus. Pour leur premier passage au fest de l’enfer, le combo franco-irlandais démarre sans préambule ('Slave To The Algorithm'). Trente minutes de gig allouées alors pas le temps de raconter sa vie. La setlist pioche surtout dans le plus récent méfait « The Mutiny » complétée par deux titres extraits de leur 1er effort éponyme. Les compos passent bien en Live. Quand on kiffe ce groupe, on ne peut qu’adhérer à leurs morceaux bien metal ('Animals' et 'Incognito' sous perfusion d’un System Of A Down, 'Twenty Four Hours' rappelant un Thin Lizzy).

Loin d’être statiques, le six-cordiste Steven André et le bassiste Sébastien de Saint-Angel arpentent la scène (intervertissant souvent leurs positions) de gauche à droite. Même si le public est « peu nombreux » (après tout il n’est jamais que 10h30-11h), les premiers rangs sautillent sur place et frappent dans leurs mains. Le chanteur-guitariste Gary Kelly (l’Irlandais de la bande) lâche quelques petites phrases pour motiver l’auditoire. « Etes-vous avec nous ? », « J’ai besoin de voir ce que vous avez », etc. A chacune de ses invitations aux circles pit, les festivaliers pogoteurs improvisent lesdites danses sauvages.

Pas mal du tout cette entame de (dernière des dernières) journée.

FredH



THE ATOMIC BITCHWAX


Valley 26/06/2022 11:40 > 12:10

On retrouve 10 ans plus tard au même endroit, The Atomic Bitchwax. Les cheveux ont poussé, l’énergie est intacte. Malheureusement, matinée problèmes techniques ! Le groupe en fera les frais. Un des amplis fait des siennes et obligent les techs à changer de matos. Cela ne perturbera pas le groupe qui, pro jusqu’au bout des cordes, saura prendre ça avec le sourire et nous faire patienter.

Ceci dit, en cette dernière journée de festival, le public valeureux avaient répondu présent afin de se prendre une mandale stoner comme on les aime. On est un peu comme sur un circuit de F1 : ça joue vite, c’est efficace. La section rythmique est implacable et la guitare balance des riffs surpuissants.
Quand on voit le pedigree des musiciens, rien de surprenant à la grande qualité du set. Le seul point négatif que l’on peut trouver au set, c’est que c’était vraiment trop court !

Hell Haine




DEMILICH


Altar 26/06/2022 12:50>13:20

Demilich revient après presque 20 ans d’absence, et un seul album à son actif (Nespithe).
Considéré malgré tout comme une référence dans le death metal avec son metal old school. Il est connu également pour le nom de ses chansons à rallonge, parfois plus long que les chansons elles-mêmes « The Planet That Once Used To Absorb Flesh In Order To Achieve Divinity And Immortality ».

Nous avons le droit à une demi-heure de show technique avec des titres aux cadences soutenues.

Cependant quand l'on regarde sur l'intégralité du set, le rythme général a clairement souffert du changement incessant d’accordage du chanteur/guitariste Antti Boman, carrément excessif, à presque chaque changement de morceau. On pourra noter une basse bien présente et plutôt bonne.

Schnabel

ALIEN WEAPONRY


Mainstage 2 26/06/2022 12:50 > 13:20

Nous avions laissé les jeunes néo-zelandais d’Alien Weaponry en 2019, on retrouve les deux frères De Jong au même endroit, mais avec un nouveau bassiste. Des petits problèmes logistiques les privant de leurs instruments, ils montent sur scène grâce à la générosité de Carnation qui leur prête de quoi assurer leur set.

Et ils vont assurer ! Ils débutent leur concert par un haka tels des guerriers prêt à attaquer. C’est tribal, c’est percutant, le public se donne à fond à coup de circle pits et wall of death. Les morceaux chantés en maoris appuient ce côté brut et fascinant. Si les riffs sont simplistes, ils ont le mérite d’envoyer sévère appuyant le côté tribal des morceaux. Les titres s’enchaînent entrecoupés des encouragements du chanteur à mettre le bordel dans le pit, ce que fait le public avec le plus grand des plaisirs.
Les petits ont grandi depuis leur dernier passage et forme un ensemble bien solide très agréable à écouter et à regarder. On espère en avoir un peu plus la prochaine fois.

Hell Haine




SVART CROWN


Temple 26/06/2022 13:25>14:05

Les sudistes de Svart Crown nous ont offert leur dernier live avant leur séparation, ainsi qu'après la sortie de leur dernier album, ce qui est clairement dommage au vu de la qualité du groupe.

Les gars ont vécu le concert comme si c’était le dernier de leur vie et ça fait clairement plaisir. Le set s’est enchainé sans interruption afin de maintenir le niveau de puissance à son maximum.
Le chanteur principal dégageait une hargne et une force dans sa voix, soulevée par le chant du deuxième guitariste et du bassiste. Une aura de brutalité domine la scène et pèse sur la fosse.
Le son est excellent, le concert est parsemé de samples de grandes qualités, tout est fait pour partir avec brio. Et c’est réussi !

Svart Crown a tout d’un grand groupe de black metal, et à mes yeux il constitue un exemple qu’il faudrait suivre.
Je répète : quel dommage qu’ils se séparent …

Schnabel



Ill Nino


MAINSTAGE 2 26/06/2022 14:10>14:50

Ill Nino au Hellfest ou comment décevoir l'attente des fans. Le groupe de nu-métal américain se fait rare en France et c'est donc avec un intérêt majeur que nous nous dirigeaons vers la mainstage 2 pour les découvrir sur scène. La dernière fois que nous les avions vu c'état en première partie de Stone Sour en 2007 au Bataclan.

Seulement voilà, le son était pourri. Une seule des deux guitares était repiquée au niveau de la façade. Le chant du nouveau chanteur Marcos Leal était bien trop fort (et surtout bien loin du charisme de Christian Machado). De surcroit, le chant clair est faux ! Bref ! Une grosse déception !

Carmziofa



BLOOD INCANTATION


ALTAR 26/06/2022 14:10>14:50

Blood incantation, j'ai découvert via le dernier album en date ''Hiden History of the Human Race'' paru en 2019. J'ai tout de suite adoré l'univers unique du combo à savoir une sorte de death des cavernes se mêlant à des ambiances atmosphériques. J'étais donc assez curieux de voir ce que cela pouvait donner en live.

J’attaque le dernier jour du Hellfest à l’Altar, tranquillement calé sur la barrière caméra et lumière au fond (la fatigue se faisant ressentir). J’ai pu voir la fosse se remplir doucement mais sûrement. Pour être tout à fait honnête, la fosse est tout de même un peu clairsemée. Il faut dire que l’on est sur de l’extrême. Derrière la batterie, on peut clairement distinguer un magnifique backdrop, représentant la sublime pochette du dernier album. On est directement plongés dans l’univers du groupe, à savoir un death abyssal, très original, qui fonctionne divinement bien. D’ailleurs pour ce démarquer encore davantage, tous les musiciens arborent des tee-shirts blanc, ce qui change un peu du noir. Musicalement, c’est ultra efficace. Le seul reproche que l’on pourrait faire, si l’on est un peu tatillon, c’est que la voix de Paul Riedl est un peu en retrait. En revanche, le guitariste Morris Kolontyrsky nous régale. En terme de death sur le festival, j’avais déjà pris une rouste avec Gatecreeper et là c’était clairement la même intensité, même si l’on est dans un registre différent. Les Metalhead présents en ont bien profités.

Julien Hamann

Setlist: Starspawn / The Giza Power Plant / Inner Paths (to Outer Space) / Awakening From the Dream of Existence to the Multidimensional Nature of Our Reality / Hovering Lifeless

REGARDE LES HOMMES TOMBER vs HANGMAN’S CHAIR


Valley 26/06/2022 14:10 > 14:50

Après avoir vu les 2 formations chacune de leur côtés les jours précédents, c’est donc à la Valley qu’on se retrouve pour la collaboration Regarde les Hommes Tomber vs Hangman’s Chair. Cette réunion née lors de la soirée Major Arcana avait marqué les esprits et les revoir n’est que ravissement.

C’est donc face à 9 gars que nous nous retrouvons et on se dit que ça va faire mal ! C’est simple, vous multipliez tout par deux au moins, il y a donc moyen que cela fasse un peu de bruit. Et en effet, on se prend un mur du son pleine face. Le mix des deux semble une évidence et la réinterprétation des morceaux aussi. Si le chant clair sur RLHT peut surprendre, cela ne dure pas bien longtemps et on reconnaît aisément les morceaux des groupes malgré leur réadaptation. La complémentarité est parfaite !

Le son est au service de la cause et on peut profiter pleinement de cette déferlante sonore écrasante. Entre la lourdeur d’Hangman’s Chair et la noirceur de RLHT, l’heure n’est pas à la rigolade, et le public massé sous la Valley semble captivé par l’incroyable performance. Un moment d’une extrême intensité qu’on ne voudrait pas voir s’arrêter.

Hell Haine


HEADCHARGER


Mainstage1 26/06/2022 14:55>15:35

C’est sous la grisaille et un chouia de vent que Headcharger rentre sur la Mainstage 1. Quand vous jouer sur la même scène que la ENOOORME tête d’affiche (Metallica) et que ledit mastodonte à cannibaliser une très grande partie de l’espace pour ses équipements (11 immenses cubes), difficile de placer son propre matos.

Qu’importe, le combo originaire de Caen ne va rien lâcher durant leur 40 minutes de concert allouées. Au micro, Sebastien tient la baraque de belle manière. Il communique beaucoup. « C’est un réel plaisir d’être là avec vous ». « Hellfest, est-ce que vous êtes làààààààààààààààààà ? » (phrase qu’il réutilisera plusieurs fois durant le concert). Il fait une spéciale dédicace « à tous ceux qui étaient là il y a 11 ans » et « à ceux qui nous soutiennent ». Il remercie les fans et festivaliers présents « de soutenir la Scène française tout au long de l’année ». Le public apprécie et réagit à chacune de ses interventions. Quand il chante, Seb se fait rageur et lâche parfois quelques cris vraiment pas dégueulasses. Le vocaliste « abandonne » (momentanément, le temps d’aller boire un peu d’eau) ses compères leur laissant ainsi le laisser de défourailler leurs compos percutantes. En fin de set, le bassiste rencontre une galère technique et se retrouve sans instrument durant deux petites minutes (le temps qu’un roadie revienne lui en apporter une autre en catastrophe). Malgré cet aléa, le quintette reste soudé et poursuit son gig comme si de rien n’était.

En moins de trois quart d’heure, malgré quelques déboires et « restrictions », Headcharger à « fait le job ». Belle découverte Live en tout cas.

FredH



TAGADA JONES


Mainstage2 26/06/2022 15:40>16:25

Alors que Headcharger officie sur la Mainstage 1, la seconde scène principale se prépare pour le set de Tagada Jones. Hormis le matos « standard » (amplis, pédales, …) on note la présence de plusieurs barils repartis derrière et sur les côtés du kit batterie. Six de ces gros futs portent chacun une lettre formant un explicite T G D J N S. La dizaine d’autres tonneaux restant sont en metal noir. A quoi donc tout cela va-t-il pouvoir servir ?

Dès l’ouverture du concert de nos sympathiques bretons, une partie de la réponse est donnée. Les barils aux consonnes s’embrasent pendant que des flammes jaillissent en arrière-plan de scène (le bien nommé 'À Feu et à Sang'). Nous voilà parti pour quarante-cinq minutes de folie grâce aux compos sur-vitaminées du combo d’origine Rennaise. Les quatre instrumentistes (et également chanteur et/ou choristes) nous font hurler avec eux à grands renforts de « hey hey hey », de « na na na na » ('Je Suis Démocratie') et autres « hohoho » fédérateurs ('De l'amour et du Sang'). Difficile de ne pas gueuler en leur compagnie avec tous ces refrains accrocheurs qu’ils nous envoient ('Nous Avons la Rage' repris par la foule). Quand il ne chante pas, Niko ne tient pas en place. Une véritable boule de nerfs le lascar. Pour une chanson ('De Rires et de Larmes'), à l’instar du clip dudit titre, il abandonne sa gratte et c’est Waner, d’ordinaire bassiste, qui s’occupe de la six-cordes.

A presque mi-parcours, la formation Les Bidons de l’An Fer déboule pour épauler nos gaziers. On comprend mieux la présence de la dizaine de barils noirs sur la scène. Armés de leurs grosses baguettes, ce groupe de percussionnistes vient marteler les fameux tonneaux noirs ('Le Dernier Baril' et ses « Gazoline » à s’époumoner jusqu’à ne plus avoir de voix). La clique cogneuse de futs reste présente ou revient sur plusieurs morceaux ('Vendredi 13' écrit pour ceux qui sont tombés lors des attentats du Bataclan mais aussi ceux qui restent, 'Nation to Nation' chantée en tandem par Niko et Waner).

C’est la folie sur le parterre et c’est une véritable rivière de slammers qui déferle sur les premiers rangs ('Le Feu Aux Poudres'). Pour le final, de manière presque incontournable, nos Tagada préférés, secondés par « Les Bidons … » et les membres/copains de Crisix, défouraille leur hymne 'Mort Aux Cons' (composé contre les gens beaucoup trop étroits d’esprits).

Que le temps passe trop vite, bordel de mer**.

FredH


UNGLY KID JOE


Mainstage 1 26/06/2022 16:30>17:20

La bande à Whitfield Crane est de retour au Hellfest et contrairement à 2017, cette fois-ci le show a été assuré avec brio. Déjà, on sent que Whitfield est en pleine forme : il embarque le public dès le deuxième titre, il utilise l'avancée de la scène pour être proche du public. Le top ! Il tente même de parler français et ça le fait.

La plyalist n'est pas en manque non plus abec les classiques 'Neighbor', 'Cats in the Cradle' et bien sur le mega-hit 'Everything About You'. On aura aussi droit au nouveau single du groupe (nouveau titre depuis 7 ans), 'That Ain't Livin' et une final dantesque avec la reprise de Motorhead 'Ace Of Spades'.

Superbe prestation de Ugly Kid Joe. Espérons les revoir bientôt en tournée en France.

Carmziofa

Setlist : Neighbor / Panhandlin' Prince / That Ain't Livin' / Devil's Paradise / No One Survives / Cat's in the Cradle / I'm Alright / Funky Fresh Country Club / Everything About You / Ace of Spades


CULT OF FIRE


TEMPLE 26/06/2022 16:30>17:20

Cult of Fire fait partie, au même titre que Mgla, Gaerea ou encore Batushka, de la nouvelle vague du Black Metal. Tous ces groupes font un bien fou, à une scène qui avait un peu tendance à tourner en rond. Parmi tous ces artistes, les Tchèques de COF m'attirent tout particulièrement, de par les ambiances atypiques qu'ils arrivent à élaborer. Par exemple, sur leur deuxième effort, ''Ascetic Meditation of Death'' (2013) on peut s'imprégner d'éléments de musique indienne et je trouve cela très frais pour du Black Metal, à l'image de ce qu'a pu faire Zeal and Ardor avec le côté gospel.

Après le death de Blood Incantation à l’Altar, j’avais rendez-vous à la Temple pour voir du black cette fois-ci. Cult Of Fire bénéficie d’un superbe backdrop, représentant une chapelle avec une divinité de chaque côté. Un rideau noir portant l’inscription Prague cache la scène. Un roadie l’enlève et l’on découvre un décor somptueux, composé de deux sièges en forme de serpent et d’un hôtel central à l’effigie de divinités indiennes, sur lequel sont entreposés de nombreux chandeliers. C’est une véritable messe noire scandée par le chanteur Devilish, qui est coiffé pour l’occasion, de cornes et d’un voile noir couvrant son visage. Je n’avais jamais eu l’occasion de voir des guitaristes assis en tailleur tout le long du show, mais le rendu était saisissant. Par rapport à Blood Incantation, la voix est plus mise en avant, sans pour autant que cela soit au détriment des guitares, comme cela a pu être le cas avec Marduk. Un des moments forts fut l’interprétation d'un extrait de l'album ''Ascetic Meditation of Death''. Ces riffs sont littéralement succulents et m'ont clairement transportés. Au niveau de l’audience, c’est légèrement clairsemée, mais il y a plus de monde que lors de Blood Incantation. Malheureusement, ce dimanche de nombreux Metalhead avait opté pour l’option MainStage 1 très tôt, afin d’être bien placé pour Metallica. Ils ont raté un merveilleux set de pur black metal moderne. On notera juste un petit souci technique pour un guitariste, qui a dû changer sa guitare pendant un morceau. A part cela, c’était maîtrisé de bout en bout et à la fin du set le roadie referme le rideau.

Julien Hamann




BULLET FOR MY VALENTINE


Mainstage2 26/06/2022 17:25>18:25

Comme à l’accoutumée, c’est le 'Carmina Burana' de Carl Orff qui sert d’intro à Bullet For My Valentine. Pas de perte de temps, le quatuor rentre directement dans le vif du sujet ('Your Betrayal'). Premier titre défouraillé et déjà un premier circle pit. Dès le second morceau ('Waking the Demon'), un immense carré sans public se forme au milieu de l’assemblée. Au signal du chanteur-guitariste « Matt » Tuck, un Braveheart des plus furieux est lancé. Un truc de malades.

Le public est chaud, bouillant même. Suivant les chansons, l’assistance lève les poings, applaudie massivement, sautille sur place comme un seul homme ('Scream Aim Fire') ou encore reprend en chœur les différents refrains. En tant que frontman, « Matt » sait y faire pour motiver et/ou faire bouger les festivaliers (« Montrez-moi ce qui vous avez Hellfest », « You’re fuckin’ sauvages, I love it »). Bien qu’il soit le vocaliste meneur principal, le natif du pays de galles partage assez souvent le micro avec le bassiste Jamie Mathias ('4 Words (To Choke Upon)', 'Shatter'). Outre des « classiques », le combo nous gratifie d’un missile qui n’a pas été joué depuis longtemps ('All These Things I Hate (Revolve Around Me)'). Merci du cadeau les garçons. Le nombre de slams diving est tout bonnement dingue. Cela ne s’arrête pas. Le service de sécurité derrière les barrières ne sait plus où donner de la tête face au flot continu de slammers de tous types (hommes ou femmes de tout âge, tatoués ou non, costauds, moins corpulents, etc.).

En bref, il ne fallait vraiment vraiment mais alors vraiment vraiment pas louper ce set. Non, vraiment pas.

FredH


AVATAR


MAINSTAGE 1 26/06/2022 18:30>19:30

Avatar, j'ai découvert également sur le tard, par l’intermédiaire d'une playlist Deezer (Metal Radar). Il s'agissait du single 'Colossus' qui m'a clairement interpellé. J'ai donc écouté l'album dont il était issu, ''Hunter Gatherer'' (2020) puis le live ''The King Live in Paris'' (2019). Ayant particulièrement apprécié ce dernier, j'avais envie de les voir en concert.

On est sur la MainStage 1. En guise d’introduction, j’ai été surpris d’entendre ´Je t’aime moi non plus' de Gainsbourg-Birkin. Dès le premier morceau 'Hail The Apocalypse', je suis stupéfait par la puissance dégagée par le groupe. Je ne m’attendais clairement pas à cela. Le chanteur Johannes Michael Gustaf Eckerstom, dans sa tenue rouge et noire, est littéralement déchaîné. On notera qu’il s’hydrate via un jerrican. Les musiciens délivrent un set d’une intensité rare. C’est clairement une belle découverte live pour moi et c'est d'autant plus remarquable, du fait que les Suédois ont rencontré pas mal de soucis techniques, tout au long du spectacle. Le moment fort du show est pour moi l’interprétation du single ´Colossus’ qui m’a fait découvrir le groupe, comme je vous le disais en préambule. Mais alors en live, cela prend une toute autre dimension. Le chanteur est un excellent front man et sait haranguer la foule comme il se doit. Ce qui est plaisant avec Avatar, c’est que tous les morceaux sont excellents donc on n’a pas le temps de s’ennuyer. Johannes bénéficie de l’avancée de scène de Metallica et il ne se gêne pas pour en profiter. Le groupe quitte la scène sur une outro, après avoir délivré l’un des plus beau concert de ce deuxième HellFest.

Julien Hamann

Setlist: Hail The Apocalypse / Get In Line / Colossus / Paint Me Red / Bloody Angel / The Eagle Has Landed / For The Swarm / Let It Burn / A Statue of The King / Silence In The Age Of Apes / Smells Like a Freakshow

EYEHATEGOD


Valley 26/06/2022 19:15>20:05

C’est une étrange intro en forme de jam blues qui sert d’entrée à Eyehategod. La démarche d’arrivée du chanteur Mike IX Williams est très bizarre. Comme titubant, on le croirait presque ivre. D’emblée, il se jette un peu d’eau sur le visage, pour se réveiller/motiver on imagine.

En ce qui le concerne, visiblement, il semble clairement s’en foutre royalement de ce qui se passe autour de lui. Il dodeline du corps. Il gesticule derrière son pied de micro qu’il malmène à maintes occasions. Il éructe des glaviots et autres « Come On ». Le natif de High Point en Caroline du Sud crache ses textes tel un écorché vif. Outre ses vociférations, il provoque beaucoup aussi. A plusieurs moments, face à l’assemblée, sa main est fermée avec le majeur remonté… pas la peine de faire un dessin.

Musicalement, bon bah c’est du Sludge/Doom Metal façon EHG. C’est jouer lourd et fort. Rythmiques outrancièrement pachydermiques, larsens, accélérations et fulgurances punk hardcore, absence de soli de gratte (rien à faire de ces conneries), le terrain est connu. A l’instar de leur hurleur, et comme à leurs habitudes, les instrumentistes louisianais s'en cognent également de plaire ou pas. Il faut s’accrocher pour apprécier ces structures de chansons que l’on peut qualifier de chaotiques. La simplicité et les répétitions en boucles conduisent parfois à une sorte d’abrutissement.

Vous l’aurez compris, les adeptes de la distorsion, de la saturation et du vrillage des tympans étaient au bon endroit. Les autres, cependant, bah tant pis …

FredH


BLACK LABEL SOCIETY


MAINSTAGE 1 26/06/2022 20:40>21:40

Zakk Wylde fait partie des meilleurs guitaristes au monde. J'aurais toujours en tête ce que j'appelle la dream team Budokan lors du fameux concert d'Ozzy en 2002 avec Robert Trujillo (Metallica, ex-Suicidal Tendencies) à la basse, Mike Bordin (Faith No More) à la batterie et Zakk Wylde donc. Pour ce qui est de son groupe Black Label Society, j'écoute principalement la compilation ''Kings of Damnation 98-04'' (2005) ainsi que le dernier album en date à savoir ''Doom Crew Inc. (2021) porté par le tube 'Set You Free'.

C’est Black Label Society qui a le privilège d’ouvrir pour Metallica sur la MainStage 1. Les Américains ont étendu la cover de l’excellent dernier album ‘Doom Crew’ en backdrop. Zak Wylde a choisi d’envoyer du lourd en début de set. Sa virilité n’étant plus à démontrer, il se permet le luxe de porter un kilt jaune. C’est un réel plaisir de voir un des tous meilleurs guitaristes de tous les temps sur scène. Sur le Greatest Hits, j’ai tendance à zapper les balades, alors je suis agréablement surpris de constater que les Américains enchaînent les titres punchy. Finalement Zak finit par s’installer au piano le temps d'une ballade ('In This River'), mais c’est pour mieux repartir avec ce qui fut pour moi le moment fort du set, 'Set You Free'. Sur le morceau suivant des roadies balancent des grands ballons blancs dans la fosse. Zak profite de l’avancée de scène de Metallica et il est rejoint par Dario Lorina. Les deux guitaristes se lancent dans un duel et jouent de la guitare derrière leur tête, pour un solo d’anthologie. En guise de final, on a droit au tube 'Stillborn'. Je peux vous dire que Black Label Society ça calme en live ! Jets de fumée pour finir et Zakk brandit sa veste en jean au logo du groupe, tandis que les autres membres brandissent un tee-shirt de BLS au couleur de la France. Un show efficace qui aurait gagné en intensité avec un medley d'Ozzy ou une cover de Black Sabbath.

Julien Hamann

Setlist: Bleed For Me / Demise of Sanity / Destroy & Conquer / Heart of Darkness / A Love Unreal / In This River / Set You Free / Fire It Up / Suicide Messiah / Stillborn

MERCYFUL FATE


Temple 26/06/2022 22:00>23:00

Mercyful Fate est une légende du heavy metal made in Danemark. Tout fan de ce combo référence devait être là pour leur set. Vu la grande tente de la Temple archi bondée, les inconditionnels ont effectivement répondus présents.

Une fois le backdrop noir (avec le logo du combo écrit en gros et blanc) tombé, on aperçoit ce que nous a concocté la formation d’origine Danoise. Enveloppés par une fumée type brouillard, les quatre instrumentistes sont en bord et au bas de la scène. King Diamond, lui, est quelques marches plus haut. Il vient de sortir d’une pièce qui présente - sur son devant - la tête d’un grand bouc aux yeux rouges luisant. Au-dessus de ladite antichambre on note une imposante croix (satanique) inversée (aux bords lumineux). Dans le genre mise en ambiance on est pas mal.

L’entame du show se fait par une intro très inquiétante, agrémentée de bruits d’éclairs et d’un glas qui sonne au loin. La setlist du soir, comme ils l’avaient promis, est quasiment constituée de morceaux (sauf un… on va y revenir) extraits des méfaits des débuts (comprendre le premier EP éponyme et les deux offrandes « Melissa » et « Don’t Break The Oath »). Dire que tout ce matériel date (respectivement) de 1982, 1983 et 1984 est de la pure folie. Plusieurs titres et surtout riffs sont aujourd’hui devenus des incontournables. C’est tellement CULTE que Metallica en personne a repopularisé plusieurs passages ('A Corpse Without Soul', 'Satan's Fall') sur son medley 'Mercyful Fate' (paru sur « Garage, Inc. » en 1998). D’ailleurs, pour certaines parties, le King n’a même pas besoin de chanter car c’est le public qui hurle les paroles ('Evil').
En parlant de notre Roi de Carreau préféré, il semble intemporel. Sa voix est toujours aussi hallucinante. Ses montées suraiguës sont impressionnantes malgré les années qui passent. A plusieurs occasions, au cours du set, le maitre de cérémonie va changer de tenue et d’accessoires (Masque avec des cornes recourbées, longue veste rouge sang, couronne, cape noir, chapeau haut de forme noir, spectre). Quand il ne chante pas, le vocaliste au visage grimé en noir et blanc (comme à son habitude) fait de l’air guitar avec son micro monté sur une croix faite d’ossements. Ses petits rires vicieux et diaboliques) vous filent la chair de poule et surtout la mega pétoche.

Ah oui, en plus de ses « classiques », le quintette a inclus un inédit, pas encore/jamais enregistré sur skeud. Cette exclu ('The Jackal of Salzburg') sera présente sur le futur effort à paraitre en 2023. Soyez rassurés, on reste dans les thèmes chers à nos lascars (procès des sorcières en Autriche entre 1675 et 1690) et sur du Heavy bien … démoniaque. Finalement, après une heure (et huit chansons), la grande messe (noire évidement) de Mercyful Fate prend fin. Les convertis vous remercient.

FredH



ORANGE GOBLIN


Valley 26/06/2022 23:05>00:00

Pour leur arrivée sur la scène de la Valley, les britanniques d’Orange Goblin ont choisis un hit d’AC/DC ('It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll) '). Afin de rappeler qui est bien face à nous, le chanteur Ben Ward nous déclame « We are Orange Funcking Goblin Baby ». Dès lors, et durant quasi une heure, les Anglais vont nous pilonner de leur Stoner Rock frontal de chez frontal.

A maintes reprises, les premiers rangs sautillent. Dès que Ben headbangue ('Made of Rats'), bons nombres de festivaliers l’imitent. A chacune des invitations de ce « beau bébé », des circles pit s’improvisent ('The Filthy & the Few'). La foule est dingue. Le paillage (vu la pluie/gadoue des derniers jours, on apprécie) sous la grande tente orange devient un dancefloor à pogos ('Acid Trial'). Quelle intensité ('Renegade' dédié à Mister Lemmy).

A un moment, quand notre hurleur annonce que le show est filmé (par deux caméras) et qu’il sera diffusé prochainement dans le monde entier, c’est carrément une émeute qui se forme. Wall of death, circle pit (encore) et slams diving se cumulent. On ne sait même plus où donner de la tête ('They Come Back (Harvest of Skulls)').

Quelle (belle) boucherie… miam miam. La basse de Martyn Millard ronfle à mort. Chris Turner cogne tellement sur sa caisse claire qu’il est obligé dans changer peu avant la fin du concert ('The Devil's Whip'). Le final est simplement dantesque ('Red Tide Rising'). Re-slams, « hey hey hey » scandés par une assemblée qui en redemande, claquements dans les mains, c’est la mega grosse claque dans la tronche. Que faut-il ajouter ? Orange Goblin est un put*** groupe de scène, pas la peine de tourner autour du pot.

FredH


METALLICA


MAINSTAGE 1 26/06/2022 23:05>01:00

Metallica pour moi c'est la période 83-98. J'ai un peu plus de mal avec le reste de la discographie. J'ai déjà eu la chance de les voir sur Marseille en 1996 pour la tournée Load et en 2003 sur Paris pour la sortie du fameux ''St.Anger''... Jamais deux sans trois donc ! Vous l'aurez compris si les Américains oubliaient de jouer des morceaux des trois derniers albums je ne leurs en aurais pas tenu rigueur...

Le groupe a tenu à avoir son avancé de scène, histoire de ne pas être dépaysé. En guise de mise en bouche, on a pu apprécier une superbe affiche Metallica HellFest sur l’écran géant. Ensuite, on a eu droit au traditionnel 'The Ecstasy of Gold' d’Ennio Morricone. Dès les premières notes de ´Whiplash’, j’ai réalisé que Metallica reprenait le pouvoir. Même si Gojira m’avait subjugué, les Four Horsemen restent les patrons ! Sur le solo de 'Creeping Death', on a le temps d’admirer ma guitare préférée de Kirk Hammet (la colorée avec le monstre vert) La MainStage 1 (et même la 2) déborde de toute part quand les Américains entament ´Enter Sandman’. Ils enchaînent avec ‘Harvester of Sorrow’. On peut voir des cubes écrans géants sur scène pour ‘Wherever I May roam’. Après une séquence SM, James nous dit : Metallica finally at HellFest ! Et il balance ´Sad But True’. Jusqu’ici la setlist est merveilleuse, puis James nous lance : ''I have a question. How many years you seen Metallica for the first Time ? Do you know each album ?'' Et là, c’est le drame, ils jouent un morceau de St. Anger comme une sorte de boutade… Les Américains enchaînent sur ‘Nothing Else Matters’ pour se faire pardonner. Je n’ai jamais vu autant de téléphones portables sortis en même temps. Le moment fort du concert pour moi, fut sans conteste l’interprétation de mon morceau préféré ´For Whom The Bells Tolls’. A ce moment là, sur les écrans en cube, on pouvait apercevoir de magnifiques squelettes vert fluo. Je ne vous cache pas qu’entendre ´Fade to Black’ était également très plaisant. Avant d’attaquer la mythique fin du morceau, James prend la peine de nous dire que cette chanson parle de suicide et que si l’on a de mauvaises pensées, il faut en parler à quelqu’un. Et que dire de ‘Seek and Destroy’ qui passe toujours très bien. En guise de final, Metallica nous offre ´Damage, Inc.’ puis ´One’. A noter que les images projetées sur les cubes participent grandement au spectacle, qui finit en apothéose avec ´Master of Puppets’.

Julien Hamann

Setlist: Whiplash / Creeping Death / Enter Sandman / Harvester of Sorrow / Wherever I May Roam / No Leaf Clover / Sad But True / Dirty Window / Nothing Else Matters / For Whom The Bells Tolls / Moth Into Flame / Fade To Black / Seek & Destroy / Damage, Inc. / One / Master of Puupets