HELLFEST, 25 juin 2022 live report
Carmziofa
Rédacteur en Chef

«Un samedi encore plein de bonnes surprises mais un festivalier qui commence à fatiguer »

Créé 25/06/2022
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MANIGANCE


Mainstage2 25/06/2022 11:40>12:10

Pour l’entrée en piste de Manigance, (seulement) un bon millier de festivaliers sont massés devant la Mainstage 2 (en début de concert seulement). Après une courte intro, le quintette français ne va pas baisser de régime durant ses trente minutes de set. Riffs acérés et puissants, rythmiques robustes, mélodiques vocales accrocheuses ('Arrêt De Mort'), la formation interprète son Power/heavy metal « traditionnel » avec conviction.

Au micro, Carine Pinto tient parfaitement son rôle de frontwoman. Dynamique, elle fait lever les poings et reprendre en chœurs les paroles chantées dans la langue de Molière (plus facile pour les non anglophones). Au fur et à mesure de l’avancée du gig, la foule grandie. Pour l’avant dernier titre, le combo accueille Julien Izard (hurleur d’Existance). Comme sur le plus récent méfait sorti (« Le Bal des Ombres »), les deux vocalistes nous refont leur duo ('Haute Trahison'). Excellente composition et très sympathique petite surprise Live en plus. Hélas, hélas, trois fois hélas, la fin approche. Avant de nous quitter le groupe originaire du sud-ouest nous lâche un ultime missile. Miss Pinto nous demande alors de « crier fort devant et jusqu’au fond » et « de mettre le feu ». Il n’en faut pas plus pour remotiver les festivaliers pour un final épique.

Bon set, bien que trop court.

FredH



MICHAEL MONROE


Mainstage 1 25/06/2022 12:15>12:55

On attendait avec impatience Michael Monroe, le chanteur de la légende glam-rock Hanoï Rocks, var il se fait rare dans nos contrées. D'autant plus que son dernier album en date "I Live Too Fast To Die Young" est un vrai bijou. On connait également le showman qu'il est sur scène. Et c'est vétu en rouge et noir avec un un pantalon étoilé à pattes d'éph que Michael monte su scène sur le punky 'One Man Gang'.

Michael est en forme et descend réglièrement dans le pit pour saluer la foule. Il enroule son micro autour du cou, bouge d'un côté à l'autre de la scène, joue du saxophone et de l'harmonica. Clairement, la réputation de showman est bien réelle. Il interprétera deux titres du nouvel album ('Murder The Summer Love' et 'I Live Too Fast To Die Young') et le grand classique 'Dead, Jail or Rock'n'Roll' extrait de son album le plus connu ''Not Fakin' It''.

Seulement 40 minutes de set auront suffit pour conquérir la foule massée devant la mainstage 1. Une très belle prestation énergique et rock'n'roll !

Carmziofa



HUMANITY'S LAST BREATH


Altar 25/06/2022 13:00>13:40

Originaire de Suède, formé par Filip Danielsson (chant), Calle Thomér (guitare), Buster Odeholm (guitare) et Marcus Rosell (batterie), est un groupe ne paye pas de mine. Evoluant sur la scène du deathcore depuis 2009, avec 5 albums et 2 EP à son actif.

Le live s’ouvre sur des sonorités de cathédrale avec des chants grégoriens pour enchainer ensuite sur une instrumentale d’environ 1 minute 30.
Le chant growl est assez caractéristique de ce genre, avec comme influence principale, que l’on reconnait aisément, la voix de Phil Boseman (Whitechapel). Le rythme du set était sombre, profond, assez lent, dans une atmosphère pesante, souligné par les jeu de scène du chanteur encapuchonné.

Un point que j’ai personnellement trouvé négatif est l’absence de basse, ce qui, je pense, aurait pu permettre d’insister sur la lourdeur de certains morceaux. Nous avons pu noter divers passages d’instrumentaux comme il est possible d’entendre avec Heaven Shall Burn par exemple.

Fort sympathique pour un groupe de début de journée.

Schnabel
Photo : Schnabel



MY OWN PRIVATE ALASKA


Valley 25/06/2022 13:00 > 13:40

On débute ce samedi après midi avec un de ces concerts un peu hors du temps à l’échelle du Hellfest. My Own Private Alaska, formation atypique française de pianocore a tout pour intriguer dans cette débauche de gros son et violence. Nous sommes face à 4 gars de blanc vétu, assis sans un instrument à cordes : bref, tout pour nous perturber. Et ils le feront parfaitement bien !

La violence se retrouve dans l’émotion. Non, il n’y a pas de gros riffs lourd, non il n’y pas pas de quadruple pédale, non il n’y pas un viking barbu qui vocifère dans son micro. Mais des claviers et machines pour sampler et une batterie. Tous sont assis ou quasi assis. Mathieu Miegeville le chanteur se lèvera parfois sur des moments plus intenses. Les thèmes abordés sont sombres. Le chant est parfois écorché, parfois suave. Nous sommes comme dans des montagnes russes et la formation nous balade allègrement. Le groupe est uni et heureux d’être là et ça se sent.

Malheureusement, ce pur moment ne durera que 40 minutes… on en veut encore !

Hell Haine


FEJD


Temple 25/06/2022 13:45>14:25





AYRON JONES


Mainstage1 25/06/2022 13:45>14:25

Il est 13h45 quand Ayron Jones arrive sur la Mainstage 1. Avec son futal déchiré (explosé ?), son bonnet sur la tête, ses lunettes, sa gratte noire et or, difficile de rater l’entrée de l’américain. D’emblée, le natif de Seattle attaque avec un titre fort ('Boys From the Puget Sound'). Mariant Rock, grunge, blues, pop/soul, sa musique se ressent comme un exutoire. On ne peut que se laisser embarquer par la voix (et quelle voix) de cet écorché vif. Son chant – pouvant rappeler un Prince, un Lenny Kravitz, et même par moments un Michael Jackson – mêle violence et émotion ('Emily', 'Baptized in Muddy Waters'). Outre ses propres compositions, l’étasunien nous offre une très belle surprise avec sa reprise de Nirvana ('Breed').

Si Ayron fait clairement le boulot au chant et à la six-cordes (il se charge de plusieurs soli), ce sont surtout ses trois compères instrumentistes, tous « black », qui font le show. Malgré son petit gabarit, le bassiste Bob Lovelace ne tient pas en place. Avec son stetson posé sur le crâne, l’homme à la 4-cordes gesticule, pivote, fait des pas chassés, ou sautille. C’est bien souvent à son initiative que le public opère des levers et des balancements de bras. Pas en reste, le second guitariste, lui, marche comme au ralenti, fait de longues enjambées, ou imite la démarche « de canard » de Chuck Berry. Derrière son kit, le batteur, aussi bien en chaire que jovial, donne le tempo avec dynamisme. Son énergie et ses nombreux roulements de caisse claire sont appréciés par la foule qui l’ovationne à plusieurs occasions.

En résumé, si sur disque (notamment son dernier « Child of the State »), Ayron Jones vous a mis un claque, attendez de l’avoir vu/entendu en Live. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

FredH



STEREOTYPICAL WORKING CLASS


Warzone 25/06/2022 13:45 > 14:25

Petite surprise sur la Warzone : on retrouve Stereotypical Working Class. Suprise car il est vrai qu’on les aurait plus imaginer sur une Mainstage. Ce groupe de 20 ans d’âge qui distille un rock puissant et énergique semble être une découverte pour pas mal de monde dans le public. Et visiblement ça fonctionne car la Warzone ne s’est pas vidée, c’est bon signe.
Pas les derniers pour la déconne, ils arrivent sur le générique de K2000. Le groupe est heureux d’être là, communique avec le public et envoie du bon son dans les esgourdes. Leur dernier méfait « Celestopol » étant sorti pendant la crise sanitaire, ils n’avaient pas pu le défendre dignement. Ils vont se rattraper allégrement, présentant en plus des titres du dernier EP, un panel de ce qu’ils savent faire et qu’ils font très bien. Le set s’enchaîne tambours battants. Ils passent de morceaux punk rock péchu, à des titres plus calme musicalement mais avec un chant héroïque pour finir avec panache avec ‘Bustabraï’ très attendu.

Les américains...euh pardon, les lyonnais pour leur première participation au Hellfest n’ont pas manqué leur rendez vous ! C’était en place, ils avaient la patate et ont pu nous démontrer tout leur savoir faire. Reste à espérer qu’on les reverra prochainement sur les routes.

Hell Haine

SetList : Testify / Soon I Will / Perfect Frame / More Than a Man / Song For Kepler / Ordinary / Hartigan’s Last Bullet / Bustabraï

NIGHTMARE


Mainstage2 25/06/2022 14:30>15:15

A la base, ce créneau de 14h30 à 15h15 sur la Mainstage 2 devait être occupé par Symphony X. Les Américains ayant annulés, c’est Nightmare qui a récupéré ladite plage horaire. Décidément, après Manigance qui avait remplacé (il y a deux heures) Diamante, voilà un autre combo français profite qui du remaniement de la programmation.

Le quintette d’origine grenobloise entre donc en piste en ce début d’après-midi. Le gig démarre un peu sous la grisaille. Sur le titre d’ouverture, le bassiste Yves Campion chute par deux fois, et coup sur coup (à priori causée par une fuite d’huile d’un des équipements sur scène), et s’écorche un genou. Loin d’être ébranler, le garçon va assurer ses parties et même parfois y aller à quelques headbangues. Globalement, les instrumentistes lâchent les chevaux de leur heavy thrash mélodique grâce à une solide section rythmique et des riffs de guitares tranchants.

Avant de présenter le troisième morceau, Madie, la vocaliste, avoue être un peu impressionnée car il s’agit de son premier Hellfest. Honnêtement, cela ne se voit ni se ressent aucunement. Malgré sa petite taille, la chanteuse assure totalement son poste de frontwoman. Surélevée sur une estrade basse, la jeune femme lève son poing rageur pour exhorter l’assistance à en faire de même. Plus tard, elle mime un cercle en l’aire avec sa main pour lancer un circle pit. Malgré la pluie léger qui vient de débuter, une danse sauvage s’improvise rapidement. En quelques phrases bien amenées, l’assistance est embarquée. « Foutez-moi un maximum de bordel ». « Vous nous vendez du rêve le Hellfest, merci beaucoup ». « Vous êtes des Warriors ». Pour une chanson, Madie vient carrément s’assoir sur le devant de la scène. La belle se fait alors plus délicate et douce vocalement.

Malgré seulement 45 minutes de show et un remplacement « de dernière minute », Nightmare a fait le boulot et de belle manière. Heureux celles et ceux qui ont pu assister à cela.

FredH



BETRAYING THE MARTYRS


Altar 25/06/2022 14:30>15:15

Nous pouvons carrément dire que les Français de BTM sont venus pour tout défoncer.

Dès les premières notes une énergie d’une rare violence nous est transmise par les 6 membres du groupe. Classifié comme groupe de trashcore/deathcore, et déjà familier des scènes du Hellfest par leur troisième passage sur les terres Clissonnaises, BTM nous a fait la joie de jouer leurs morceaux les plus fameux, tel que « Lost For Words », « Man Made Disaster », « Down », ainsi que leur dernier EP sorti quelques jours auparavant « Black Hole ».

Nous avons pu également profiter de l’arrivée du nouveau chanteur anglophone dans le groupe Rui Martins. La fosse, pleine malgré une heure pas forcément favorable, est excitée durant toute la durée du set, avec mosh pit, circle pit, wall of death … Victor Guillet (chant clair, synthé) nous a même fait l’honneur d’un slam dans la fosse.

D'où cette question : pourquoi les avoir fait passer sur l’Altar à cette heure-là, et non pas sur une Mainstage plus tardivement dans la journée, afin de leur permettre d’avoir le public qu’ils méritent ?
Quoiqu’il en soit, le concert a été une véritable « claque dans la gueule ». Vive la France !

Schnabel
Photo : Celyne


GARY CLARK JR


Mainstage1 25/06/2022 15:20>16:05

Au moment où Gary Clark Jr et son groupe investissent la Mainstage 1, la météo est assez changeante (entre grisaille et rayons de soleil). Le natif de Austin (Texas) et sa clique n’ont que 45 minute de set alors ils ne perdent pas de temps. Après un premier titre totalement instrumental, le combo va varier les plaisirs et les tempos avec des compositions tour à tour énergiques ou plus apaisées. Difficile de cataloguer en un seul mot ce mélange de blues-rock, de soul-funk, et d’éléments country-folk (entre autres).

Cela dit, les morceaux les plus dynamiques sont assez entrainants (les titres plus blues ne sont pas mal non plus). Les « Whooo ho » et autres « waouh » lâchés ici et là par le meneur sont repris en chœur par le public. Sa voix très Soul est un vrai bonheur. Cumulant les postes de vocaliste ET guitariste, Gary se charge de la quasi-intégralité des soli de six-cordes. Ce jour, couvert d’un bonnet rouge (façon commandant Cousteau) sur la tête, mister Clark Jr nous montre/prouve qu’il sait y faire avec une gratte entre ses mains expertes.

Décidément, après un excellent Ayron Jones il y a une heure, Gary Clark Jr nous fait aussi bien plaisir aux mirettes et aux esgourdes.
FredH



MYLES KENNEDY AND COMPANY


Mainstage1 25/06/2022 17:00>17:50

17h00 et voilà le toujours très souriant Myles Kennedy qui entre sur la Mainstage 1 sous l’ovation du public. Bien que le programme indique le blase Myles Kennedy And Company, notre chanteur-guitariste est en fait uniquement accompagné d’un bassiste et d’un batteur.

La setlist (neuf titres) comporte des sept titres puisés dans le répertoire en solo de Myles et deux reprises (dont 'High' de The Mayfield Four). Globalement, les morceaux choisis sont assez tranquilles. Très à son aise de son rôle de meneur, mister Kennedy arpente la scène de gauche à droite, pour le plus grand plaisir de l’assemblée présente. A plusieurs reprises, l’étasunien interagit avec l’assistance. Invitations à taper dans les mains ou vocalises (genres « hohoho » ou « haha haha ») sous forme de « à moi, à vous », tout est bien apprécié par les festivaliers.

Si le frontman de Alter Bridge et Slash & ses conspirateurs est sans aucun doute un chanteur de talent, il est aussi un très bon six-cordiste. Pour un titre très blues, Myles va quasiment œuvrer seul avec une gratte (à résonateur) à corps de metal ('World on Fire' de Slash featuring MKtC). Ses deux acolytes rythmiques momentanément sortis de scène vont retrouver leur partenaire pour la toute fin du morceau.

Myles termine son concert en annonçant qu’il s’agit du dernier gig de cette tournée et qu’il ne voit pas de meilleure façon de la clôturer. Nous aussi, Monsieur, on a passé un très bon moment.

FredH



THE RUMJACKS


Warzone 25/06/2022 17:00 > 17:50

The Rumjacks, ce sont des bébés Dropkicks Murphys si on peut dire. Vous prenez la musique festive, du punch, de la joie, des pogos mais en un peu plus petit, et vous avez cette formule imparable qui fonctionne à chaque fois.

De l’énergie pour soulever une Warzone, il en faut et le groupe n’en manque pas, emmené par leur chanteur Mike Rivkees. Les réactions du public ne se font pas attendre et ça tourne rapidement à un joyeux bordel ! Le punk folk celtique des australiens embarque complètement le public avec des rythmes endiablés.
Fort de 5 albums et 2 E.Ps le groupe prouve encore une fois qu’ils maîtrisent à la perfection l’art de la scène et semble prendre autant de plaisir que les spectateurs en folie dans le pit. La Warzone est pleine comme un œuf et les slameurs partent de l’entrée jusqu’aux barrières mettant parfois 2 chansons à traverser toute la foule. On peut apprécier les morceaux du dernier album ‘Hestia’, notamment ‘Light in My shadow’ qui est un vrai hymne et qui est repris en choeur. C’est bon enfant, un vrai traitement anti-morosité !

En 50 minutes, les Rumjacks auront mis K.O la Warzone et on a aimé ça !

Hell Haine

SetList : Kirkintilloch / Bouding Main / Bloodsoaked in Chorus / A Fistful O’Roses / My Time Again / Sainted Millions / Bullhead / Through These Iron Sights / Saints Preserve Us / One for the Road / Hestia / Light in My Shadow / An Irish Pub Song / I’ll Tell Me Ma

EPICA


MAINSTAGE 2 25/06/2022 17:55>18:55

Epica, j'ai longtemps fait un blocage et donc très peu écouté. Puis comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, j'ai décidé d'essayer de leur laisser une chance en pleine conscience. Pour cela, j'ai commencé par écouter le dernier album ''Omega'' paru l'année dernière (2021) et ce fut une véritable révélation. J'ai d'ailleurs par la suite couvert le live stream ''Omega Alive'' pour URN avec un certain plaisir. Il était donc logique que je poursuive sur ma lancée en découvrant le groupe de la délicieuse Simone Simons en live.

Je me trouve dans la fosse de la MainStage 2, sur la droite, avec un ami de longue date (Stéphane C.). On est déjà sublimés par les décors sur scène, avec notamment deux énormes serpents de chaque côté. On peut voir des flammes sur le devant de la scène et Simone Simons fait son apparition dans une robe noire ornée d’argent sur le haut et porte des bottes hautes. Les musiciens font preuve comme lors du livestream ''Omega Alive'', d’une énergie folle. On retrouve également la
complicité entre Isaac Delahaye (guitare) et Coen Janssen (claviers). Epica entame logiquement son set avec 'Abyss Of Time'. Simone est toujours aussi belle. Elle m’a surpris, tant sa prestation vocale était parfaite, le growl de Mark Jansen étant efficace, mais plus conventionnel. En tout cas, le mélange des deux fonctionne à merveille. Les membres du groupe n’hésitent pas à changer de place pour rendre le show plus vivant et Coen sort même son fameux clavier portable en bandoulière. La chanteuse nous confie ses impressions : ‘So Great to Be Here’. On peut voir aussi que le clavier est sur roulette et que Coen Janssenn se déplace d’un côté à l’autre de la batterie pendant le spectacle. Le moment fort fut incontestablement ´Cry For The Moon'. On retrouve cette fameuse complicité entre le guitariste et le claviériste quand ce dernier vient jouer de la guitare et que les deux complices font le signe du Diable à deux mains. C’était magique. Je me suis posé la question de savoir si Nightwish pouvait faire mieux. Coen vient carrément jouer vers la fosse suivi par Isaac. Simone lance: 'It's absolute pleasure !'. Sur l’avant dernier titre, Simone demande au public de sauter ! On aura remarqué également les magnifiques pieds de micro arrondis qui évoquent un peu celui de Jonathan Davis. La chanteuse d’Epica est reconnaissante : ´Thank you so much to being here’. Coen et Isaac font un cœur à deux mains. Leur complicité est communicative, donc le public est réceptif. Avant de partir c’est Simone Simons qui formera un cœur avec ses mains. Les hollandais nous aurons offert un spectacle de grande qualité.

Julien Hamann

Setlist: Alpha-Anteludium / Abyss of Time – Countdown to Singularity / The Essence of Silence / Victims of Contingency / Unchain Utopia / The Obsessive Devotion / Cry For The Moon / Sancta Terra / Beyond The Matrix / Consign To Oblivion /



MONKEY3


Valley 25/06/2022 19:45>20:35

Lorsque Monkey3 entre en piste (vers 19h45), la Valley est bondée. Les aficionados du quatuor Suisse ont clairement répondu présents. Ce qui nous fait face est plutôt minimaliste. Répartis entre les quatre musiciens, on note les présences de deux médaillons sur pied (à l’effigie du dernière méfait « Sphere ») et de cinq machines à fumées. Durant tout le set, ces dits petits dispositifs à vapeur vont produire une sorte de brouillard sur la scène. Comme si cela ne suffisait pas, entre chaque morceau (voir également pendant), le claviériste dB (surtout lui) et le six-cordiste Boris vaporètent dès qu’ils le peuvent.

Parfois tournoyants, les éclairages sont de temps à autres presque aveuglants. Fumées et lights cumulés, ce n’est pas toujours facile de voir les helvètes. Musicalement, le stoner space rock 100% instrumental des Lausannois est hypnotique. La basse de Kevin se fait planante. Chaque coup de Walter sur sa caisse claire claque. Ses nombreux roulements sur les toms sont envoyés avec une précision d'horloger. Que dire des soli de guitare tout simplement lumineux qui semblent venir d’ailleurs. Il n’y a pas de communication vocale avec l’assistance. Ce sont des gestes simples (mains ou bras levés) qui font agir et réagir le public.

Même si chaque instrumentiste à la possibilité de « s’illustrer », il n’y a jamais rien de démonstratif. Ce mélange de riffs métal, de batterie percussive et nappes de claviers tantôt explosifs tantôt subliminaux, est remarquable d’intelligence.

Un concert (vous avez dit « transe extatique » ?) de Monkey3 est une expérience, un voyage unique et intense. Ce qui nous a été joué ce soir en est encore une belle preuve.

FredH



DRACONIAN


Altar 25/06/2022 19:45>20:35

Groupe de métal gothique suédois, vieux de presque 30 ans, Draconian nous a permis de profiter des membres récents ainsi que de la chanteuse originelle.

Après une ouverture avec « Sacrificial Flame », issue du dernier album Under a Godless Veil, où nous avons pu nous délecter du chant growl de Anders Jacobsson avec ses « soul matter spirit desire », accompagné du chant clair d’Heike Langhans, que j’ai personnellement trouvé en retrait par rapport à celui d’Anders.
S’en ai suivi de deux titres avec l’ancienne chanteuse (quittant le groupe en 2011), et à nouveau membre actuel, Lisa Johansson pour finir avec un duo entre Heike et Lisa.
Comme sur les albums studios, nous avons pu retrouver un chant clair langoureux et ténébreux, assez typique du groupe, surplombé d’un chant growl rajoutant la dimension tragique et dépressive du genre.

Concernant le décor de scène, celui-ci était assez classieux avec notamment le backdrop du nouvel album, et une opposition dans les vêtements des chanteuses (noirs pour l’ancienne et blanc pour l’actuel) qui aurait pu cependant être plus recherché.

Très bon concert même si pas le meilleur de la journée selon moi.

Schnabel
Photo : Schnabel

Setlist :
Avec Heike : Sacrificial Flame / Heavy Lies The Crown /
Avec Lisa : Bloodflower / The Last Hour Of Ancient Sunlight
Avec Heike et Lisa : Sleepwalkers / Pale Tortured Blue / Sorrow Of Sophia



NIGHTWISH


MAINSTAGE 2 25/06/2022 20:20>21:50

Nightwish, je suis un inconditionnel de la période Tarja. Je me suis d'ailleurs ouvert au reste de la discographie des Finlandais que récemment. Je dois reconnaître, que même si je considère la période 98-04 comme étant culte, l'évolution de leur musique est plutôt réussie et les membres du groupe méritent largement leur succès. C'était donc la journée des divas avec précédemment Simone Simons qui laisse la place à Floor Jansen, puis Axl Rose clôturera le bal...

On est sur la MainStage 2. Le décor est beaucoup plus sobre, mais niveau tenue, Floor Jansen a sorti le grand jeu avec un mini short, un magnifique bustier et un décolleté délicieux.
Je me demandais si Nightwish allait pouvoir faire mieux qu’Epica. J’ai eu ma réponse dès le premier morceau 'Noise'. C’est beaucoup plus rapide et du coup beaucoup plus puissant. A la fin de ce premier titre, la chanteuse lance un : ´Merci beaucoup !´ Floor m’a littéralement bluffé et comme je vous le disais, musicalement ça calme. À l’image d’Epica, Nightwish sort les flammes sur le devant de la scène. Tuomas Holopainen (claviers) est à droite de la batterie, quand l’on regarde la scène. J’ai particulièrement apprécié 'Storytime', avec son refrain si entraînant. Le guitariste Emppu Vuorinen est d’une précision chirurgicale. Un des moments forts fut le très dansant, 'I Want My Tears Back'. Sur les morceaux de Tarja comme 'Nemo' ou 'Sleeping Sun', j’ai pu constater que Floor assure grave. Les tubes s’enchaînent, au plus grand plaisir des fans présents. Une certaine Margot, metalhead rencontré sur le festival, grande admiratrice des Finlandais, qui était située à la barrière, est régulièrement passée sur le grand écran. Elle a pu assister à un show remarquable. Le final 'The Greatest Show On Earth' était terrible, puis les musiciens en rang au côté de Floor, la laisse clôturer le spectacle seule au chant.

Julien Hamann

Setlist: Noise / Planet Hell / Tribal / Elan / Storytime / How's The Heart? / Dark Chest Of Wonders / I Want My Tears Back/ Nemo / Sleeping Sun / Shoemaker / Last Ride Of The Day / Ghost Love Score / The Greatest Show On Earth

DISCHARGE


Warzone 25/06/2022 20:40 > 21:40

Quand Discharge vient fouler les terres clissonnaises, ça laboure sévère ! Ils sont comme à la maison.

Le groupe mythique n’a rien perdu de son énergie malgré les années qui passent. Leur musique hargneuse et lourde est un vrai exutoire et le public s’en donne à cœur joie. Jeff J.J Janiak, le chanteur hurle dans son micro à n’en plus pouvoir et fait des vas-et-viens sur la scène tel un lion en cage. Certes la chorégraphie n’est pas élaborée, c’est brut de décoffrage comme le son qu’ils envoient, parfois un peu brouillon peut-être, un peu répétitif sûrement, mais la finesse n’est pas de rigueur ici.

Alors on retiendra cette rapidité insufflée par Terence « Tez » Roberts et ce rythme « D-Beat » caractéristique qui a inspiré tant de groupes et qui fait à chaque fois mouche pour les amateurs du genre.

Le chanteur nous dit qu’ils aiment le Hellfest et en particulier la Warzone et compte bien revenir. On y compte bien aussi !!

Hell Haine

Setlist : The Blood Runs Red / Fight Black / Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing / The Nightmare Continues / A Look at Tomorrow / The End / A Hell on Earth / Cries of Help / Ain’t No Feeble Bastard / Protest and Survive / Hype Overload / New World Order / Corpse of Decadence / Hatebomb / Never Again / State Violence State Control / Realities of War / Decontrol / Accessories by Molotov / War is Hell / War’s No Fairytale / The Possibility of Life’s Destruction


MYRKUR : FOLKESANGE


Temple 25/06/2022 20:40>21:40

Qui n’est pas déjà tombé sous le charme de la multi-intrumentiste, mannequin et actrice, Amalie Bruun ? Personnellement elle a fait mouche.

Sa voix presque angélique, accompagnée de violon, violoncelle, guitare, synthé, ainsi que d’un choeur féminin a su conquérir le cœur des black et death metalleux.
Groupe de folk metal danois, on se laisse très facilement transporter et voyager sur les terres nordiques.

On remerciera la contextualisation des morceaux par la chanteuse. Nous avons eu le droit à l’intégralité de l’album Folkesange avec une préférence personnelle pour « House Carpenter » et « Leaves Of Yggdrasil ».

Elle s’installe à l’exacte opposée de Wardruna et Heilung, là où ceux-ci nous transportent dans les montagnes nordiques avec des chants ancestraux et chamaniques, Myrkur nous fait divaguer dans les landes danoises.
En conclusion, nous avons eu le droit à de la très belle musique.

Schnabel
Photo :

Setlist : Ella / Fager Som En Ros / Leaves Of Yggdrasil / Ramund / Tor I Helheim / Svea / Harpens Kraft / Gammelkäring / House Carpenter / Reiar / Gudernes Vilje / Vinter



GUNS N' ROSES


MAINSTAGE 1 25/06/2022 21:55>00:25

Guns n' Roses est mon groupe préféré tout style confondu. Et croyez le ou non, je n'ai jamais eu l'occasion de les voir sur scène. C'est donc, avec une certaine impatience, que j'attendais ce concert. ''Appetite for Destruction'' (1987) est mon album préféré de tous les temps. Use your Illusion I et II (1991) sont probablement les deux albums que j'ai le plus écouté et je fais partie des rares à savoir apprécier Chinese Democracy (2008) pour ce qu'il est, à savoir un bon album. L'idée de voir Axl, Slash et Duff sur scène comme au bon vieux temps était un rêve de gosse. En effet, j'avais onze ans quand j'ai acheté la K7 single de 'Don't Cry' (morceau qui m'a clairement fait passer du côté obscur de la force.)

Bien évidemment on est sur la MainStage 1, je me trouve dans la fosse (plein centre) où l’on peut apercevoir des drapeaux Ukrainien de chaque côté de la scène. Surprise notable au vu des standards des Américains, le groupe est à l’heure. Après un film d’animation sur l’écran géant, l’annonce habituelle est proclamée. Axl Rose, Slash & Duff ainsi que les autres musiciens entament les hostilités par ‘It’s So Easy’ Axl porte un perfecto, des lunettes de soleil et des Santiags. Si Axl a un peu perdu de sa superbe, les solos de Slash sont toujours aussi aiguisés et Duff McKagan est en forme, le public également puisque sur 'Mr Brownstone' on voit passer cinq slam coup sur coup. Sur 'Welcome To The Jungle', c’est la folie dans la fosse et j’en profite pour m’avancer un peu. Suite au passage d’Axl sur une tournée ACDC, on a droit à 'Back In Black'. On se rend compte que Duff est devenu la force tranquille du groupe. On peut voir également Axl interpeller Slash pour lui montrer un rond de fumée noire dans le ciel, signe de complicité qui ne trompe pas. La setlist est assez musclée avec notamment ´Reckless Life ´. Le classique 'Live And Let Die, se mêle à une surprise (l’inédit 'Shadow of Your Love'). J’ai particulièrement apprécié ´Rocket Queen’. Sur la cover de ´I Wanna Be Your Dog’ c’est Duff qui prendra le relais au chant. Un des moments forts pour moi fut ´Civil War’. C’est probablement l’un des morceaux que j’ai le plus écouté, donc cela m’a évoqué des souvenirs vieux de trente ans. Sur ce morceau culte, Slash a sorti sa fameuse double guitare. J’ai pu constater que ´Better’ fonctionne très bien en live. Par la suite, Axl présente les musiciens en finissant par Slash, ce qui annonce un solo et les Guns enchaînent sur ‘Sweet Child O' Mine'. On remarquera également les nombreux changements de tenues d’Axl Rose, comme à la grande époque. Sur ´November Rain’ le chanteur s’assied sur un siège moto, au centre de la scène où un piano a été installé. La double guitare fait son retour sur ´Knockin' on Heaven's Door’. Décidément la setlist est magique car après ´Nightrain’, j’ai eu une belle surprise, (moi qui n’avait pas regardé la setlist au préalable) en entendant les premières notes de ´Coma’. En guise de final, on aura pu savourer ´Patience’, ´You're Crazy (joué à cent à l’heure) et enfin ´Paradise City’ où Slash joue avec une guitare aux couleurs du drapeau Ukrainien. A noter que tout au long du set des vidéos animées défilaient sur l’écran géant. C’était un réel plaisir de voir enfin mes idoles d’adolescence sur scène. Malgré les nombreuses critiques que j’ai pu lire ou entendre, personnellement j’ai passé un bon moment, même si objectivement on est très loin dorénavant du niveau des fameuses vidéos 'Use Your Illusion – World Tour 1992 Tokyo'...

Julien Hamann

Setlist: It's So Easy / Mr. Brownstone / Welcome To The Jungle / Back In Black / Slither / Hard Skool / Reckless Life / Live and Let Die / Shadow of Your Love / Rocket Queen / You Could Be Mine / I Wanna Be Your Dog / Absurd / Civil War / Better / Slash Solo / Sweet Child O'Mine / November Rain / Knockin' On Heaven's Door / Nightrain / Coma / Patience / You're Crazy / Paradise City

MOONSORROW


Temple 25/06/2022 22:50>23:50

Considéré comme une référence du pagan metal depuis les années 2000, Moonsorrow nous a livré un concert digne d’une tête d’affiche.

Les artistes étaient énergiques, le métal était technique, tout pour convaincre un chapiteau plein à craquer.

Les gars ont une sacrée fougue, le jeu de scène était excellent, nous avons pu constater qu’ils avaient l’habitude de monter sur scène ! Le chant très typé folk, à la Finntroll et autres, était subtilement soulevé par le chant clair des deux guitaristes, sans apporter de fioritures inutiles. Le public est omniprésent au fil des morceaux avec une bonne participation de ce dernier.

Nous avons eu le droit à des morceaux comme « Jotunheim », « Suden Tunti », avec une exploration assez large de leur répertoire composé de 8 albums. Mon morceau préféré du set étant justement « Suden Tunti », avec une envie de headbang à s’en décrocher les cervicales ! A transparu alors l`excellente maîtrise de la setlist.

Je connaissais les albums studios, mais n’ayant jamais vu les lives, pour moi l’heure de live a été une excellente surprise. Clairement le meilleur de la journée, une sacré claque !

Schnabel
Photo : Schnabel



CONVERGE : BLOODMOON


Valley 25/06/2022 23:55 > 00:55

Direction la Valley pour … Converge ! Et oui pas d’erreur de casting. Converge version pimpée avec la présence de Stephen Brodsky, Chelsea Wolfe et Ben Chisholm pour le projet BloodMoon qui devait être en 2016 quelques dates de concerts finalement sorti en album.

Joie des fans quand l’annonce a été faite de leur présence au Hellfest. Présence des fans qui n’auraient raté cela pour rien au monde, nous avec. Cette joie sera un peu gâchée par des conditions sonores pas optimales, notamment sur la voix de Chelsea Wolfe qu’on entendra parfois trop faiblement.
Cependant, pour ceux qui ne les avais jamais vu, cela reste un moment d’exception. Jacob Bannon emmène sa « petite » troupe d’une main de maître. Le monsieur que l’on connaît gigotant et énervé avec la formation classique, est ici plus « calme » si on peut dire, mais en impose tout autant.

La setlist balayera l’album passant d’un hardcore nerveux à un sludge hypnotique à du folk doux. On passe par toutes les émotions. Tantôt surpris, tantôt subjugué, le spectateur frissonne de plaisir à chaque morceau, même si peut être une configuration en salle aurait été plus adéquate pour un son à la hauteur de l’évènement.

Hell Haine

SetList : Viscera of Men / Coil / Tongues Playing Dead / Lord of Liars / Flower Moon / Scorpion’s Sting / Crimson Stone / Wretched World / Blood Moon

IN EXTREMO


Temple 25/06/2022 01:00 > 02:00

Il y a 10 ans très précisément, je venais pour la première fois au Hellfest, en grande partie pour voir In Extremo. 10 ans après c’est toujours avec une joie immense que je les revois, eux, les habitués de Temple en fin de soirée. Et il fallait garder un peu d’énergie – bien entamée – pour profiter pleinement du concert.

C’est devant un public cramé au 6e jour de cette édition exceptionnelle que les allemands réussiront par leur musique entraînante à nous porter jusqu’à la fermeture du festival. Malgré le décès de Yellow Pfeiffer en début d’année et non remplacé, le groupe a rassemblé tous les éléments qui font de chacun de leur concert une réussite : chansons festives, instruments médiévaux folkloriques, communication avec le public, pyrotechnie et confettis. Et c’est un véritable festival dans le festival ! Le public saute et chante – pour beaucoup en yaourt, le niveau d’allemand et d’occitan étant globalement pas terrible dans l’ensemble.

Avec leur discographie conséquente, difficile de faire un choix de setlist : la leur est plutôt pertinente faisant place à leurs hits comme l’intemporel Vollmond, Sängerkrieg ou Frei zu Sein (mais sans Herr Mannelig) et nous rappelle les morceaux plus récents qui passent parfaitement le live comme Kompass Zur Sonne, Troja ou Quid Pro Quo.

Connus pour leur goût des langues et chansons anciennes et étant sur le territoire français, nous aurons droit à Ai Vis Lo Lop avec Micha « Das Letze Einhorn » le chanteur, remplaçant Yellow Pfeiffer à la cornemuse médiévale et à la chorégraphie.
On retrouve aussi avec plaisir Dr Pymonte et sa harpe et son xylophone unique qui apporte une touche de délicatesse. Le groupe est rodé, ça saute sur scène comme dans le public. On voit même une joyeuse chenille se balader le temps d’un morceau.

Encore une fois, c’est le sentiment du devoir bien fait qu’In Extremo a clôturé ce samedi, achevant les valeureux à qui il restait un semblant de jambes.

Hell Haine
SetList : Intro / Troja / Feuertaufe / Vollmond / Kompass zur Sonne / Unsichtbar / Liam / Quid Pro Quo / Lieb Vaterland, magst ruhig sein / Rasend Herz / Spielmann /Sängerkrieg / Frei Zu Sein / Ai Vis Lo Lop / Pikse Palve