HELLFEST, 24 juin 2022 live report
Carmziofa
Rédacteur en Chef

«Une météo capricieuse rythmera la journée, mais ne découragera pas le public »

Créé 24/06/2022
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FAUXX


Mainstage 1 24/06/2022 10:30 > 11:00

Vendredi c’était le rendez-vous indus sur la Mainstage 1 orchestré par monsieur Reznor en personne s’il vous plaît !
Et ça a commencé fort avec Fauxx à la manœuvre. Fauxx, mais quelle est donc cette chose ?

Cette chose, ce sont 2 bretons issus de mondes différents unissant leurs forces obscures pour faire naître Fauxx. Une batterie, un clavier, une voix qui créent une ambiance sombre et glauque pointant les mochetés du monde à travers leur musique inquiétante. Contrairement à l’indus que l’on connaît, la musique de Fauxx n’invite pas à la danse. (Hey ho ! C’est pas un bal musette !)

Sacré pari pour ce groupe émergeant d’ouvrir en MS1 et ce fut un pari réussi. Pour les avoir vu en petite salle avec un light show qui apportait un vrai plus à l’atmosphère oppressante, je me demandais ce que cela pouvait donner en plein jour sur une scène immense. Et bien mes inquiétudes ont vite été levées. Le travail fait sur l’image grâce à l’écran géant en fond de scène apporte un petit plus inquiétant – comme si cela était nécessaire…

La voix de Joachim s’exprime en un râle menaçant dans l’esprit death, les nappes synthétiques appuient cette ambiance angoissante avec une fausse légèreté parfois, les rythmes de Job sont impitoyables et il nous balade avec des changements de rythmiques sorties de l’au-delà. Les deux gars se donnent à fond pour le plus grand bonheur de ceux qui se sont levés tôt.

Bref, un bon parpaing dans la gueule pour bien débuter la journée

Hell Haine



DISCONNECTED


Mainstage 2 24/06/2022 11:05 > 11:35

Disconnected : voici un groupe qui grandit, doucement mais sûrement. Après avoir foulé les planches de grandes salles en ouverture de Judas Priest et Tremonti, nous les retrouvons en Mainstage au Hellfest ! En plus d’être sympas, les gars ont du talent et ils vous nous démontrer cela le temps de leur court mais ô combien énergique set en ce vendredi matin.

Le groupe arrive sur scène et attaque sans ménagement avec ‘Life will find its way’, morceau fracassant sur les destructions faites par l’Homme, mais l’espoir que la vie trouvera une issue et pour nous, l’assurance que le concert va déménager ! La setlist est composée majoritairement de morceaux du nouvel album « We Are Disconnected ».
Le frontman Ivan arpente la scène allant chercher le public. Les riffs sont puissants, les blasts de Jelly sont dévastateurs. Le public semble conquis !

Le set se termine sur l’acclamé ‘White Colossus’. On comprend pourquoi Alter Bridge portent leur t-shirt en concert. C’est puissant, c’est très bien joué et on les sent dans leur élément sur scène. On peut parier qu’on les retrouvera lors d’une prochaine édition, un peu plus haut dans la grille.

Hell Haine



SetList : Intro / Life Will Always Find Its Way / I Fall Again / The Only Truth / Unstoppable / King of The World / White Colossus

THE BABOON SHOW


Warzone 24/06/2022 11:40 > 12:10

Place aux déjantés de The Baboon Show ! Le combo suédois mené par l’énergique Cécilia Boström va réveiller la Warzone !

Leur punk rock garage dans la plus pure tradition embarque tout le monde. C’est catchy, c’est nerveux. Les musiciens avec leur 20 ans de carrière derrière eux maitrise l’art du show à la perfection. Plus qu’un concert, c’est une véritable performance à laquelle on assiste.
La chanteuse Cécilia descendra à la barrière sur « Me, Myself and I » chanter avec les fans ravis, la maintenant debout sur la barrière. Elle ne ménage pas ses efforts, sautant de partout, courant de part et d’autre de la scène, faisant la roue, des squats, montant sur la grosse caisse de la batterie. Elle fait le show et elle le fait bien !

Vu le nombre de slameurs qui passent, un peu dire que c’est une réussite. Même les gars de la sécurité frappent des mains en rythme sur plusieurs morceaux - et ils auront dodeliné de la tête pendant tout le concert.
Avant le tonitruant ‘Holiday’, Cécilia nous présente les membres du groupe qui ont chacun leur personnalité et forment tous ensemble un tout complètement délirant mais cohérent. Le set se termine dans un joyeux bordel, Cécilia portée par la foule

« The Future belongs to us » chantent-ils dans ‘Same Old Story’ : la Warzone leur a appartenu le temps d’un concert de fou !

Hell Haine

SetList : Oddball / The Shame / Have a Party With Me / Me, Myself and I / Tonight / Hurray / Holiday / You Got a Problem Without Knowing It / Playing with the Fire / Same Old Story / Radio Rebelde


CRISIX


Mainstage2 24/06/2022 12:15>12:55

Bien que la pluie eût été annoncée, la météo est plutôt clémente lors de l’entrée en piste de Crisix. Le d’ordinaire quintette espagnol se présente à … quatre. Le chanteur Juli « Bazooka » Baz nous annonce que leur batteur Javi « Carry » a été testé positif au covid-machin il y a moins de 24 heures. A priori, la grosse tuile. Pas du tout déstabilisés, nos loustics nous annoncent que le show va avoir lieu et qu’ils ont fait appel à « un très bon ami pour les aider ». Sous les applaudissements, voilà Job des Tagada Jones qui prend place derrière le kit batterie. Le frappeur de futs à la casquette rouge à l’envers sur la tête est chaud (il est sorti de scène il y a un peu plus d’une heure avec son projet Fauxx).

Le gig démarre pleine balle. Comme écrit sur le grand écran en arrière-plan, c’est de l’ULTRA THRASH. Les aficionados sont en feu. Au cours des deux premiers morceaux ('Leech Breeder', 'G.M.M. (The Great Metal Motherfucker)'), on a déjà eu un braveheart et un circle pit. Le cogneur des TGD JNS, qui a eu moins d’une journée pour assimiler les 2 chansons, abandonne son siège et sort sous les ovations.

Le guitariste Albert Requena Mateu s’empare alors des baguettes. Pour présenter le missile à venir, le hurleur nous lâche un « We go to Jurassic Park ». Nouvelle bastos meurtrière dans la face ('Raptors in the Kitchen'). Pour la suite, nos gaziers opèrent des changements de postes. Le chanteur devient bassiste. Pla, le praticien de la 4-cordes, est désormais gratteux. Le six-cordiste B.B. Plaza récupère le micro. C’est le « Grand n’Imp’ » mais qu’est-ce que c’est fun. S’engage ainsi un medley de covers ('Hit the Lights' de Metallica, 'Walk' de Pantera et … 'Antisocial' de qui vous savez). Avant la reprise de Trust, B.B. nous balance (dans la langue de Molière s’il vous plait) un « Hellfest, je vous ai menti je parle français ». La poilade totale. « Pas mal pour un groupe sans batteur » déclare le chanteur avec un gros sourire aux lèvres.

Pour les deux derniers morceaux, chacun reprend son instrument de base. Les surprises ne sont pas finies. D’une part, la clique accueille un nouvel invité à la batterie en la personne de Chris des Gamma Bomb. Ensuite, on voit débouler le « sixième membre » de la formation, leur zombie, Agent 57, qui vient headbanguer avec ses camarades musiciens. Retour au thrash furieux. Le final va être tout simplement dantesque. Une grosse tranchée vide se forme et coupe la foule en deux. Entouré d’une garde rapprochée de fans protecteurs, B.B. vient au milieu du public. Au signal des plus explicite de Juli « Let’s go fucking crazy », un ultime circle pit ravage tout.

Quel put*** de gig les mecs. Que dire à part « Waooooooooooooouh ».
FredH



GAEREA


Temple 24/06/2022 13:00>13:40

La scène de la Temple à trembler sous les coups agressifs des portugais de Gaerea avec un post-metal sombre, noir, dépressif.
Né en 2016, les artistes inconnus, car toujours masqués de noir, connu par trois albums, dont le plus récent sorti en 2020, nous ont surpris avec un concert violent et froid.
La guitare martèle durant toute la durée du show, sans permettre aux auditeurs de pouvoir baisser leur garde. Le chant soutenu du frontman usant de lamentations et se mettant à genoux afin d’appuyer la dimension dramatique des titres.
Un set de 40 minutes environ avec des morceaux tirés uniquement des deux derniers albums « Limbo » (2020) et « Unsettling whisper » (2018).

Un groupe que je ne connaissais pas avant le Hellfest, et aimant le genre, j’ai su apprécier l’énergie et la catharsis du set. Ne convenant pas à toutes les oreilles, Gaerea a su satisfaire les adeptes du style.

Schnabel
Photo : Schnabel

Setlist : Glare / Null / Absent / Lifeless Immortality



DIRTY FONZY


Warzone 24/06/2022 13:00 > 13:40

C’est vêtu de notre plus beau poncho qu’on assistera au concert de Dirty Fonzy. La météo se fera capricieuse en cette journée, mais après la canicule subie lors du week-end précédent, allons-nous vraiment nous plaindre ?

Les albigeois déboulent sur scène tout sourire. Et c’est parti pour 40 minutes de bonne humeur et de peps. Leur punk est entraînant et malgré une Warzone clairsemée, l’ambiance est au top et le public arbore le même sourire que le groupe sur scène.

Les gars ne sont pas nés de la dernière pluie (jeu de mot naze lié à la météo qui a cramé quelques neurones) et savent y faire. La complicité entre le groupe et le bonheur d’être là, se font sentir. Ils enchaînent les morceaux fédérateurs et présentent des morceaux du nouvel double-album « The Sky Can Fall On Us / Still The Worst » sorti pendant la pandémie qu’ils n'ont pu que très peu défendre en live comme tous les autres groupes. Mais ils avaient pu jouer à la Warzone lors du Hellfest From Home comme un peu une répétition avant le retour au vrai live (avec des gens toussa...)

Par chance, le soleil fera son apparition sur la 2e moitié du concert, donnant un regain d’énergie au public vaillant resté malgré les conditions. Et le groupe continue de plus belle à balancer leur morceaux faisant gigoter joyeusement la fosse et scander les refrains accrocheurs.

La mission de Dirty Fonzy  c’était foutre le bordel. Messieurs, c’est mission réussie !
Hell Haine






TEETHGRINDER


Altar 24/06/2022 13:45>14:25

Pour le coup n’étant pas du tout fan du genre grindcore, j’y suis allé avec un peu -voire beaucoup- d’appréhension. Le moins que je puisse dire est que j’ai finalement passé un très bon moment.
En effet, les Hollandais ont réussi à sortir des sentiers battus imposés par le genre et nous proposer un grindcore nouveau et atypique.

Nous avons pu y retrouver les codes classiques du grindcore ; l’énergie, l’énervement du chanteur avec son growl excessif, rythme caractéristique, tout en sortant du classique ; morceaux plus « musicaux », assez peu répétitifs au final, plus techniques …

J’ai pu cependant noter une foule assez calme en première moitié de set, pour au final vraiment dépenser sa fougue dans des headbangs, du slam, des moshpit vers la deuxième moitié du concert.
Le point négatif que j’ai pu retenir étant une instrumentale en deçà du chant, qui pour le coup était bien présent.

Pour finir, une agréable surprise.

Schnabel
Photo : Schnabel



STONER


Valley 24/06/2022 13:45>14:25

La première fois que j'ai écouté Stoner, je n'ai pas du tout aimé. Tout simplement parce que je m'attendais à retrouver un album à la hauteur des oeuvres de Kyuss. Pour mémo, Brant Bjork (guitare, chant) et Nick Oliveri (Basse, chant) ont tous deux joué dans ce groupe culte. Puis quelques mois plus tard, je me suis dit que j'allais retenter le coup avec une nouvelle approche. Prendre le groupe pour ce qu'il est : Du fun et du groove. Et là, je suis devenu littéralement fan. J'avais donc hâte de les voir sur scène.

Je suis placé idéalement à la barrière (plein centre) de la Valley. Un gars (sûrement un roadie) annonce le groupe. Brant Björk porte un jean avec un tee-shirt noir et il a un bandana rouge dans les cheveux. En un mot: décontracté. Nick Oliveri porte lui un tee-shirt jaune du groupe Circle Jerks. Dès le premier morceau, on est plongés directement dans une ambiance groovy, qui caractérise les Américains. C’est un réel plaisir de pouvoir voir Brant et Nick de si près, eux qui font partie de mes idoles d’adolescence. Brant Björk nous dit : ´Merci beaucoup’, en français. Nick Oliveri lui, n’a pas perdu de sa superbe au niveau vocal. Stoner nous interprète ‘A Million Beer’, en guise d’estimation du nombre de bières consommées pendant le festival. La Temple est blindée, pour accueillir comme il se doit, les membres de Stoner ; et l’on peut dire que s’est justifié, car l’alchimie fonctionne entre les trois musiciens. Le jeu de guitare bluesy de Brant passe divinement bien en live notamment sur 'Own Yer Blues'. J’ai également beaucoup apprécié ´Nothin’, qui est un titre assez accrocheur.
En guise de final, après un faux départ, Stoner nous offre un morceau de Kyuss, à savoir ´Green Machine’ issu de 'Blues For The Red Sun'. Nick Oliveri est littéralement déchaîné et se permet d'haranguer la foule. Avant de partir il prend une bière et nous salue avec. Brant Björk lui, laisse traîner une guitare en distorsion. Quand à Ryan Gut le batteur, il a livré un set efficace. Quelques heures plus tard, j’ai eu la chance de pouvoir m’entretenir avec Nick Oliveri pour un moment inoubliable.

Julien Hamann




DIRTY SHIRT & THE TRANSYLVANIAN FOLKCORE ORCHESTRA


Temple 24/06/2022 14:30 > 15:15

Plus ont est de fous, plus on rit ! Et il y avait du monde pour venir voir les roumains de Dirty Shirt et le festivalier ne s’est pas trompé. Le groupe + l’orchestre ce n'est pas moins de 16 personnes annoncées sur scène (j’avoue, je n’ai pas recompté) et 16 personnes sur scène : ça fait du bordel !

Leur metal mélangé à de la musique traditionnelle roumaine fait mouche et instaure une ambiance de folie dès les premiers morceaux.
Malgré des problèmes de retour pour une partie des musiciens, le set est ultra dynamique et le public ne se fait pas prier pour gigoter comme il se doit. Le groupe nous confiera en interview que cela leur a un peu gâché l’expérience car le moment était exceptionnel pour eux, mais, même si chanter « à l’aveugle » était étrange, il fallait assurer. Le choix de la setlist est pertinent, avec des morceaux qui ne peuvent qu’embarquer le public. Les morceaux sont repris en chœur par les fans et les autres qui le font en yaourt. Le set se termine sur 'Latcho Drom' qui voit les 3 choristes partir en slam et traverser la tente.

Si vous n’avez jamais vécu l’expérience Dirty Shirt en live, la prochaine fois n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas !
Hell Haine



Setlist : Ciocarlia / Dope a Min / Pretty Faces / Geamparalele / Hot For Summer / Put It On / Nice Song / Bad Apples / Dirtylicious / Maramu / Palinca / Latcho Drom

DANKO JONES


Mainstage2 24/06/2022 15:20>16:05

Hormis quelques très rares gouttes d’eau peu avant leur set, il fait soleil lorsque Danko Jones et ses potes arrivent sur la scène de la Mainstage 2. Durant les quarante minutes de concert qui leur sont allouées, le trio originaire de Toronto va nous envoyer un gig des plus (sur)vitaminé. Sourires aux lèvres, les trois gaillards débordent d’enthousiasme et d’énergie. La sympathique triplette défouraille leur Rock hard aux accents punk avec (beaucoup) d’efficacité.

En bon frontman, le chanteur-guitariste chauve fait le job. Avec des « Hey hey hey » rassembleurs (repris par l’assemblée) et ses invitations à taper dans les mains, l’explosif canadien nous embarque. Entre les morceaux, outre son habituel tirage de langue, mister « j’ai un débit mitraillette » Jones nous gratifie de quelques interventions savoureuses. Alors que les photographes accrédités ne sont plus là, il interpelle une personne dans le public qui « cherche à faire une photo avec un sourire à 1 000 000 de dollars ». Amusé, il lui promet qu’à la fin du Live il lui donnera satisfaction. Un rien déconneur, il introduit un titre à venir par un « La prochaine chanson est une ballade » alors qu’il s’agit bien évidement d’un truc énervé. Plus tard encore, il poursuit avec un « après deux ans et demi à s’être tourner les pouces et avoir jouer avec nos bites », il est « heureux d’être là à faire du Rock n’roll ». Un vrai poète le garçon.

Peu avant la fin, le ciel s’obscurcit et quelques gouttes d’eau (re)font leurs apparitions. En fait, on s’en fout un peu, on vient de passer un bon moment avec Danko Jones et ses sbires.
FredH



BENIGHTED


Altar 24/06/2022 17:00>17:50

Benighted, j'ai découvert tardivement via le dernier album, ''Obscene Repressed'' et je suis le chanteur Julien Truchan sur les réseaux sociaux avec grand plaisir , car il véhicule des ondes positives. Toujours via Facebook, je suis tombé un jour sur une vidéo YouTube de leur prestation au Sylak en 2014 et je dois dire que j'ai pris une sacrée claque. Je n'avais pas pu venir les voir à Montpellier l'année dernière, donc c'est avec une immense joie que j'allais faire mon baptême du feu !

L’ Altar est blindé comme jamais pour accueillir les patrons du Metal extrême Français. On peut voir un magnifique backdrop à l’effigie du dernier album. Julien débarque sur scène pied nu comme à l’accoutumée. Benighted met tout le monde d’accord d’entrée avec 'Obscene Repressed'. Le chanteur affiche un large sourire, tout en distillant un des tous meilleurs growl de la scène. Musicalement, c’est vraiment impressionnant, notamment le duo basse/batterie, sans oublier les riffs tranchants, qui sont encore plus jouissifs en concert. Julien Truchan est un excellent communicant, que ce soit sur les réseaux sociaux, ou sur scène entre les morceaux: ‘Est-ce que ça va les amis ? C’est un réel plaisir d’être ici avec vous’. A la demande de ce dernier, le public entame sur ´Experience Your Flesh’, un circle pit géant, dans lequel on pouvait apercevoir un ballon de plage ou un drapeau de Lemmy. Puis on verra un wall of death sur le morceau suivant car Julien avait demandé de foutre un gros bordel dans le mosh pit. J’ai particulièrement apprécié les lignes d’infra-basses qui sonnaient véritablement comme des déflagrations. Un des moments fort fut l’interprétation de ´Nails’, un des morceaux qui m’a fait découvrir le groupe et où un nouveau circle pit monstrueux fit son apparition. Le chanteur dédicace une chanson à Trevor Strnad, son ami disparu il y a peu. Benighted a littéralement retourné l’Altar. Je n’ai vu cela à aucun autre concert. C’était tellement intense. En France, nous avons Gojira pour le mainstream et Benighted pour l’extrême. A noter, un final d’anthologie avec ´Let The Blood Spill Between My Broken Teeth’ puis Julien Truchan lance : ´À bientôt les amis’.

Julien Hamann

Setlist: Obscene Repressed / Necrobreed / Cum With Disgust / Nails / Slut / Experience Your Flesh / Smoke Through The Skull / Let The Blood Spill Between My Broken Teeth



KREATOR


Mainstage2 24/06/2022 19:15>20:30

Dès la sortie de scène de Dragonforce, les équipes techniques se sont affairées. Au revoir Dragon, passerelles et autres bornes à jeux d’arcades. En lieux et places, ce sont six mannequins (quatre pendus au fond et deux empalés sur le devant), affublés des grandes robes rouges, qui ont été amenés. Lorsque l’intro d’ouverture retentie finalement, les quatre musiciens de Kreator apparaissent sur scène précédés de deux moines armés de torches elles aussi rouges. D’emblée, c’est l’attaque frontale ('Violent Revolution'). A plusieurs occases, dix flammes jaillissent. Avec les poings levés et les signes de cornes, l’assistance en redemande. Placé en seconde chanson, le morceau éponyme du dernier méfait en date (« Hate Uber Alles ») fait déjà figure d’incontournable avec son refrain accrocheur et explicite. Au fur et à mesure des missiles qui se succèdent, les toiles de fond en arrière-plan de la scène changent. Par moments, des jets de fumées font leurs apparitions ('Phobia').

Les musiciens sont en forme. Jürgen « Ventor » Reil malmène son kit batterie et surtout sa double grosses caisses ('Satan Is Real'). Les soli de gratte de Sami Yli-Sirniö sont meurtriers ('Phantom Antichrist'). Frédéric Leclercq (qu’on a vu voilà moins d’une semaine avec Loudblast) headbangue comme un forcené. Peu avant la fin du set, le français prend la parole. Il ne cache pas sa joie et à plus d’un titre. D’abord, il s’agit de son premier concert en France avec Kreator. Ensuite, la veille (le 23/06 donc), le garçon a fêté ses 44 piges. Quand il nous annonce que « Mon plus beau cadeau c’est vous » la folie s’empare de la foule. Enfin, le bassiste présente la prochaine déflagration que le combo va jouer ('Strongest of the Strong') et qu’il s’agit d’un « Live première ». Merci les mecs.

Au chant, le gars Miland « Mille » Petrozza sait y faire pour motiver son auditoire (quatre décennies d’expérience le monsieur). Grace à quelques phrases chocs, le frontman exhorte les milliers de festivaliers massés devant lui à se déchainer (« Laissez-moi entendre vos hurlements », « Circle pit Hellfest style… let’s go »). Les réactions ne se font pas attendre. Pour l’estocade finale, l’allemand lâche un « C’est votre dernière chance de vous entre tuer » ('Pleasure to Kill'). Finalement, après 1h15 de performance (obligation du mode festival oblige), Kreator tire sa révérence. Dommage, car on aurait bien pris une portion de rabe.

FredH



MOONSPELL


TEMPLE 24/06/2022 19:45>20:40

Moonspell est tout simplement un de mes groupes préférés. Je suis fan d'absolument toute leur discographie même si j'avoue volontiers revenir plus fréquemment sur les deux premiers albums, ''Wolfheart'' (1995) et ''Irreligious'' (1996). Leur évolution est particulièrement plaisante et ayant eu l'opportunité de chroniquer leur dernier album ''Heritage'' paru l'année dernière, j'avais pu constater que les Portugais étaient encore au top de leur forme, malgré leur longévité. Ayant vu leur prestation au Alcatraz Festival l'année dernière sur Arte, j'avais pu constater que les nouveaux morceaux passaient brillamment l'épreuve du live.

La Temple est une nouvelle fois blindée. On peut voir un backdrop classique représentant une pleine lune. Les membres du groupe sont vêtus de noir. Le claviériste Pedro Paixao est coiffé d’un chapeau et le chanteur Fernando Ribeiro porte une veste à patch, beaucoup moins spectaculaire que celle de Rob Halford. Les Portugais entament leur set par une chanson du nouvel album ‘The Greater Good’. Un jour, j’avais lu sur les réseaux sociaux, que l’on s’ennuie devant Moonspell. Pour ma part c’est loin d’être le cas. Sur 'Extinct', Pedro vire son chapeau pour pouvoir headbanger. Fernando a une des plus belle voix du circuit. Musicalement c’est merveilleux, notamment sur les solos de Ricardo Amorim. Au niveau des lumières, c’était moins agressif que Septicflesh la veille, tout en étant très réussi. Le chanteur nous souhaite : ´Bienvenue HellFest !’ Le public est réceptif. Un des moments forts fut l’interprétation du titre ´Opium’, que j’ai pris la peine de filmer en souvenir. Le bassiste Aires Pereira headbang de bon cœur sur ce classique. J'ai particulièrement apprécié, ´Abysmo’, qui fut un des tous premiers titres que j’ai entendu de Moonspell. Final en apothéose avec l’hymne ´Alma Mater’. Puis le chanteur annonce en français: 'C’est la ´dernière chanson pour vous’. Il s’agit bien sûr de ´Full Moon Madness’.Tout le public frappe dans ses mains, à l’unisson du groupe, avant que la musique stop. C’est décidément toujours un plaisir de voir Moonspell en live.

Julien Hamann

Setlist: The Greater Good / Extinct / Night Eternal / Opium / Finisterra / The Last of Us / Abysmo / Breathe (Until We Are No More) / Alma Mater / Full Moon Madness

MINISTRY


Mainstage1 24/06/2022 20:35>21:50

Avant de monter sur scène (un chouia en retard, on va y revenir), Ministry a choisi un message de soutien des plus explicite. Avec l'hymne national de l'Ukraine diffusé en bande son, l’écran géant d’arrière-plan représente le drapeau bleu et jaune dudit pays. Outre le logo du groupe, on peut lire en gros, blanc et majuscule, « STANDS WITH UKRAINE ». On ne peut pas être plus clair.

Lorsque le sextette mené par Al Jourgensen investit la Mainstage 1, il pleut. Ce n’est pas la grosse drache mais c’est quand même bien soutenu. Vive les k-way, ponchos et autres sacs plastiques pour se protéger (un peu). Sans préambule, le sextette américain fait exploser son metal indus. Ta tabasse sévère ('Breathe'). La foule a beau être trempée, c’est de la pure folie. Les festivaliers sont heureux d’être là. Tout le monde sautille sur place.

Les compos percussives s’enchainent sans temps mort ('Stigmata', 'Supernaut' reprise à peine reconnaissable de Black Sabbath). Samples à répétitions, boucles, backbeats lancinants, et rythmiques frapadingues se télescopent. L’enchainement des deux tueries introductives du cultissime « Psalm 69 » ('N.W.O.', 'Just One Fix') est un vrai bonheur jouissif. La flotte qui continue à dégringoler n’entame en rien l’enthousiasme du rouleau compresseur étasunien et encore moins celui du public. Si musicalement c’est un déferlement de décibels, le visuel n’est pas en reste. Sur l’écran d’arrière-scène, en fonction des missiles défouraillés, des images chocs sont diffusées en boucles (Jésus portant sa croix, rétines et yeux projetés façon clip ultra rapide, …).

Derrière son pupitre (fait de cranes en tous genres), Al est en très grosse forme. Avec sa voix trafiquée, notre escogriffe vocifère dans son micro. Il huuuurle tandis que sa zique nous bastonne les esgourdes. Qu’est-ce que c’est bon. Pour un titre, notre Buck Satan se la joue même guitariste ('Bad Blood'). Le frontman aux dreadlocks descend même de scène pour aller « au contact » des premiers rangs afin de tendre son micro ('Alert Level').

Emporté dans leur élan, la clique (et surtout Al) ne voit pas le temps passé. Finalement, quand l’orga demande à notre meneur de mettre fin à son gig (c’est ça quand on commence en retard), le collectif quitte la scène sous une ovation. Rassurez-vous les mecs, on était certes trempés jusqu’aux os mais on a passé un super moment.
FredH



OBSCURRA


Altar 24/06/2022 20:45>21:45

Bon, par où commencer ? Début avec 25 minutes de retard à la suite d’avaries techniques… Ce qui est énorme pour un show de seulement une heure…. Pour enfin débuter sur de gros problèmes d’ingénieries sonores.

Je m’explique:
Le groupe commence à jouer un death metal technique, vif, incisif, avec une basse lourde et omniprésente.
Mais malheureusement, le groupe est vite rattrapé par une balance tout à fait immonde et que je juge inacceptable. Les guitares sont inaudibles, voire totalement absentes en début de concert, absence de son au micro chanteur.
Le deuxième problème principal étant une basse beaucoup, mais alors vraiment beaucoup trop présente, rendant le set totalement inaudible, voire même douloureux pour l’audition, responsable d’un départ de beaucoup de monde de la fosse.
Je n’ai malheureusement pas pu assister à tout le concert afin de protéger mes oreilles…

En conclusion, encore un groupe qui a subi les multiples problèmes sonores émaillant le festival cette année (la faute aux conditions climatiques extrêmes ? A la modification des équipes techniques du festival ? Modification du matos ?). Dommage ça avait l’air d’être une énorme claque.

Schnabel

MARDUK


TEMPLE 24/06/2022 21:50>22:50

Marduk, comme chacun le sait, c'est du brutal ! Je ne suis pas ultra fan, mais de temps à autre, je me plonge avec grand plaisir dans leur riche discographie. J'avais découvert le groupe via ''Nightwing'' en 1998. Plus précisément, c'est en tombant sur le morceau 'Of Hells Fire' sur un CD sampler d'un magazine spécialisé, que je me suis initié au black brutal. Étant également fan de Funeral Mist, l'arrivée de Hans Daniel Rosten au chant n'était pas pour me déplaire. Je me languissais donc de me laisser enivrer par leurs riffs sombres à souhait.

Une nouvelle fois, je me trouve à la Temple. On peut distinguer un backdrop gigantesque représentant le logo du groupe. La salle est encore une fois remplie à ras bord. Après une intro planante, les musiciens font leur apparition sur scène suivi du chanteur Hans. Et c’est parti pour une heure de black metal brutal, pour le plus grand plaisir des fans du genre. Après Seth et Taake, on monte encore d’un cran, en terme d’intensité. Au programme, fumée, light minimaliste et Blast beat. Ajoutez à cela le growl puissant du chanteur et vous avez conquis les black metalleux les plus septiques. Avec 'Those of The Unlight', on est en présence de purs riffs black metal. Il est juste dommage que sur certains morceaux, le son de la guitare soit un peu en retrait. Hans est un excellent front man, Il harangue la foule et se frappe le torse avec son micro. On ne peut que remarquer la présence de longue plage atmosphérique, en mode infra-basse, entre les morceaux. Pour avoir discuter avec Sébastien Camhi (Studio Artmusic) qui me confiait adorer l’idée, je suis un peu moins convaincu, car j’ai trouvé que cela cassait un peu le rythme. Un des moments forts fut ´Materialized In Stone’ qui est l'un de mes morceaux préférés. On a eu droit à une énième plage atmosphérique, avec des sirènes cette fois ci, mais je dois reconnaître que l’interprétation de 'Viktoria' fut grandiose car le titre présente un pur riff black. Et que dire de l’hymne ´Panzer Division Marduk’ qui a mis tout le monde d’accord.

Julien Hamann

Setlist: Werwolf / The Hangman of Prague / Those of The Unlight / Frontschwein / Materialized in Stone / Beyond The Grace of God / The Funeral Seemed To Be Endless / Viktoria / Panzer Division Marduk

ALICE COOPER


Mainstage2 24/06/2022 21:55>23:10

Le temps du gig de Ministry sur la Mainstage 1, l’équipe technique a installé les éléments de décors pour le set d’Alice Cooper. C’est un véritable intérieur de château qui a été monté. Quatre imposants lustres à chandelles sont visibles au plus haut de la scène. Escaliers, cercueil, squelette, et autres cranes sont disséminés ici et là.

Voilà désormais plusieurs décennies que notre natif de Détroit « fait le show ». En ce qui le concerne, cette expression n’est pas du tout galvaudée. Durant les 1h15 de la représentation du jour, l’icône américaine et sa troupe ne vont pas ménager leurs efforts et les effets. Après une bande son introductive bien flippante (« Bienvenue dans le château des cauchemars), le combo fait son entrée. Un grand nombre d’incontournables nous sont proposés ('Feed My Frankenstein', 'No More Mr. Nice Guy', 'Hey Stoopid', 'I'm Eighteen', 'Poison') entre quelques pistes un peu moins connues. La pluie s’étant arrêtée (à mi-set), on apprécie de retirer nos k-way et autres ponchos protecteurs.

C’est une véritable galerie de monstres et de personnages étranges qui se succèdent au cours du concert. Une massive créature de Frankenstein et son maitre, une mariée ensanglantée (bouquet de roses rouges et chandeliers en mains), un bébé géant gonflable au visage sadique façon poupée Chucky, etc.
Si à cela on ajoute l’arrivée d’une guillotine (pour une décapitation en direct) et une machine à bulles de savons/fumées (qui libèrent des milliers de cotillons quand elles éclatent), LE pape incontesté du Shock Rock prouve que sa réputation n’est pas usurpée. Jamais à court d’idées, notre légende vivante change souvent d’accessoires et en joue en permanence (couteau, canne béquille, sabre, camisole pleine de sang, hachoir).

Le Coop' est (aussi) un vrai Seigneur. Il laisse la place à ses musiciens. Le batteur ('Black Widow Jam'), le bassiste et les trois six-cordistes ont le droit chacun à leurs petits moments dédiés (le solo de miss Nita Strauss, 'I Love the Dead' performée que par les instrumentistes). Prenant uniquement la parole en toute fin de spectacle, il fait le panégyrique de ses zicos et de sa fille Calico (la fameuse mariée, entre autres) avant de se présenter lui-même… Mister Vincent Furnier.

Avant de prendre congé (après un 'School's Out' agrémenté d’un petit passage de 'Another Brick in the Wall pt.2' de Pink Floyd), le meilleur ennemi du P.M.R.C nous souhaite une « Nuit Horrifique ». Sachez Monsieur Alice Cooper, que grâce à vous, elle va nous seulement être horriblement belle et aussi pleine de paillettes dans les yeux. Total respect.
FredH



DEEDS OF FLESH


Altar 24/06/2022 22:55>23:55

Deeds Of Flesh revient 14 ans après leur dernier concert, et 4 ans après la disparition du chanteur et guitariste Erik Lindmark.
On peut dire que le groupe n’a rien perdu de sa grandeur.

J’ai été stupéfié par la joie que transmettait les musiciens de pouvoir refaire à nouveau du live.
On a pu retrouver durant une heure un groupe de death/brutal death à grosse connotation black.
Le concert s’est voulu brutal et violent, sans fioritures, dans un décors simpliste (uniquement un backdrop avec le nom du groupe).

Le public est resté stoïque, submergé par la déferlante de brutalité du groupe. Malgré un chapiteau rempli qu’au tiers nous avons pu noter une bonne participation du public au show.
Excellent retour parmi la scène live.

Schnabel
Photo : Schnabel



NEW MODEL ARMY


Valley 24/06/2022 22:55 > 23:55


Depuis toutes ces années où on croisait des t-shirts New Model Army sur le festival et que des personnes les réclamaient, enfin, ils sont là !
Certes le groupe ne fait pas partie des groupes de musiques extrêmes, mais ils ont traversé 40 années naviguant entre punk, rock, folk plutôt discrètement mais avec une fan base solide et influençant quelques groupes : ‘The Hunt’ qui avait été reprise par Sepultura sur l’album « Chaos A.D » figurera bien entendu sur la setlist.

Le groupe apparaît sur scène avec un membre en moins. En effet, Marshall le guitariste ne faisant plus partie du groupe depuis peu, c’est donc, Dean White, le claviériste et guitariste qui, selon les morceaux prendra le relais. C’est parti pour une heure de bon rock pêchu piochant dans une discographie bien fournie. Même avec une guitare en moins, le groupe envoie la sauce avec son énergie habituelle. Ceri le dernier venu dans le groupe headbangue continuellement formant avec Mickael à la batterie une section rythmique solide.

Nous avons le plaisir de voir Ed Alleyne Johnson, le violoniste durant 3 morceaux dont l’incontournable ‘Vagabonds’. Le son est parfois limite, mais les anglais sont heureux d’être là et le public participe joyeusement. Justin Sullivan le chanteur fondateur du groupe a toujours cette fougue, son humour anglais et un plaisir non dissimulé d’être là. La concurrence de Nine Inch Nails au même moment ainsi que l’arrêt de la pluie feront que la Valley ne sera pas bondée, mais pour ceux qui ont assisté à ce concert, cela n’a été que du bonheur !

Hell Haine

Setlist : I Love The World / The Charge / Never Arriving / Here Comes the War / Believe it / Angry Planet / Innocence / Lurhstaap / No Greater Love / Get Me Out / The Hunt / Vagabonds

NINE INCH NAILS


MAINSTAGE 1 24/06/2022 23:15>00:45

Nine Inch Nails, je dois avouer que j'ai décroché à la sortie de ''With Teeth'' en 2005. Mais l'album ''The Downward Spiral'' fait partie de mes albums de chevet, sur lequel je reviens très régulièrement et dont je ne me lasse pas . Il était donc inconcevable pour moi que je rate NIN ! L'idée de voir en live quelques une de ces pépites m'enchantait. Et puis, cela était l'occasion idéale de découvrir le reste de l'oeuvre de Trent Reznor.

On se retrouve donc sur la MainStage 1. La scène présente un décor industriel, ce qui est très représentatif du style musical. Trent Reznor, c’est la classe internationale, à ce titre il porte une veste en cuir impeccable. La setlist démarre fort avec 'Mr. Self Destruct', 'Wish' et 'Last'. Dès ces premiers morceaux, je suis stupéfait par la puissance que dégage le groupe. On se croirait 20 ans en arrière, comme si le poids des années les avaient épargnés. Les tubes s’enchaînent, 'March of The Pig', 'Piggy'. C’était vraiment fabuleux. Au vu de la rareté des passages de NIN en France, j’ai rapidement conscience d’assister à quelque chose d’énorme. Pour tout vous dire, j’ai même ressenti des frissons, tellement j’étais ravi de retrouver les tubes de ''The Downward Spiral''. En revanche, j’ai eu un peu plus de mal à rentrer dans le reste de la setlist, mais heureusement, on eu droit à énormément de classiques. Il n’en fallait pas plus pour me combler de bonheur. Et puis même si, comme je vous le disais, les apparitions de Trent Reznor se font plutôt rares, on ne peut pas lui enlever qu’il possède une des plus belles voix du circuit. Lors d’un speech, il fait allusion à la scène indus, qui a été bien représentée ce jour là, avec notamment Ministry et Killing Joke. Un des plus beau concert du festival.

Julien Hamann

Setlist: -Mr Self Destruct / Wish / Last / March Of The Pigs / Piggy / The Lovers / Reptile / Less Than / Letting You / Sanctified / The Frail / The Wretched / Heresy / Closer / Burn / Isn't Everyone / Gave Up / The Hand That Feeds / Head Like a Hole / Hurt



ENSLAVED


Temple 24/06/2022 00:00>01:00

Minuit, le groupe de black metal Norvégien fait une entrée fracassante pour nous gratifier d’un show aux inspirations folkloriques excellent.

Enslaved n’est pas à son premier coup d’essai et ça se voit. En effet, le spectacle de scène est très bon, le décor est travaillé, les artistes sont hargneux… Bref tout pour passer une super soirée.
On y retrouve une grosse empreinte folk/viking, avec ses instrumentales, ses tenues vikings en cuir, son chant clair très typé…

Les norvégiens nous ont servis des morceaux de grandes qualités : « Return To Yggdrasil », « Havenless »… et d’autres de l’album « Below The Light » et du dernier « Utgard ».
Le seul regret que j’ai pu avoir pendant le concert est que malgré une tente pleine, une fosse assez calme et peu énergique.

Schnabel
Photo : Schnabel

Setlist : Isa / Jettegryta / Return To Yggdrasil / Caravan To The Outer Worlds / The Crossing / Havenless / Slaget I Skogen Bortenfor



MEGADETH


Mainstage2 24/06/2022 00:50>02:05

Selon le running order initial, Megadeth devait jouer avant Alice Cooper en cette fin de seconde journée de fest part 2 sur la Mainstage 2. Seulement voilà, trois semaines avant leurs prestations respectives, une permutation de créneaux a été opérée. C’est donc, Dave Mustaine et ses trois potes qui ferment le bal des métalleux sur la seconde scène principale en ce vendredi 24 juin.

Comme lors de la première prestation au Hellfest part 1 (il y a six jours), c’est un mur d’amplis Marshall qui nous fait face. Outre l’écran géant en arrière-scène, d’autres plus petits ont été placés entre lesdits amplificateurs. Durant le set, on va avoir le droit à quelques images et/ou vidéos marquantes (lancements de missiles, etc.). Vic Rattlehead, la mascotte du combo depuis les débuts, est souvent en vedette, dans différentes postures et situations.

Coté setlist, deux tiers des chansons interprétées ce soir ont déjà été proposés semaine passée. Que de « classiques » ('Hangar 18', 'Wake Up Dead', 'Sweating Bullets', 'Symphony of Destruction', 'Peace Sells'). Dans tous les pays du monde, l’incontournable 'A Tout Le Monde' fonctionne à merveille. En France, ce morceau fait figure d’hymne. Il faut admettre qu’entendre son célèbre refrain repris par toute une foule vous fiche carrément la chair de poule.

Le quartette est en forme. Derrière son kit batterie, protections auditives sur les oreilles, Dirk Verbeuren malmène ses deux grosses caisses (baptisées « Mega » et « Deth ») et ses toms. De retour depuis environ un an, le bassiste James LoMenzo a retrouvé tous ses repères. Au micro, Dave est parfois un peu « à la traine ». Bien que derrière lui, son cancer à la gorge a tout de même laissé des traces. Cela dit, malgré son tempérament notoire « bien trempé », le leader de nos thrasheurs américains fait preuve de beaucoup d’humilité. Lors des (très bonnes) interventions de son soliste Kiko Loureiro, il se met parfois en retrait pour laisser toute la place à son comparse. Il est comme ça ce bon vieux Dave.

Celui qui jadis s’est fait lourder de chez qui vous savez (qui sera d’ailleurs tête d’affiche le dimanche soir) compte des millions de fans. Ce soir, plusieurs milliers sont là. Le guitariste-vocaliste roux semble très touché par l’accueil qui lui est fait. Très souriant, le frontman prend parfois la parole pour présenter les titres. Annonçant que le groupe est de « bonne humeur », ils vont vous jouer du matériel qui n’a pas été défouraillé depuis longtemps (l’excellent 'Take No Prisoners'). Le temps file vite, trop vite, et la clôture se fait finalement sur un dernier incontournable ('Holy Wars… The Punishment Due'). Belle clôture de seconde journée. Mercis messieurs.
FredH



DECAPITATED


Altar 24/06/2022 01:05>02:05

Que dire ? Mise à part que nous avons eu le droit à un concert d’une qualité exceptionnel.

En pleine promotion de leur nouvel album, « Cancer Culture », sorti le 27 mai de cette année, les polonais nous ont gratifié d’une heure (seulement ! à notre grand désespoir…) de show extrêmement intense.
Encore assez peu connus (300k vues par mois sur les plateformes de streaming populaires), les artistes se sont déchainés comme si leurs vies en dépendaient, ça bougeait et ça bougeait énormément. La batterie a maintenu un rythme effrené durant toute la durée du show, les riffs étaient percutants et incisifs, Rafal « Rasta » Pietrowski mêlait des touches grindcore dans son chant death, techniquement le show volait très haut.

La fosse était en éruption ! La setlist était composée notamment de « Earth Scar », « Spheres Of Madness », bref que du bon.
Pour moi, clairement le meilleur concert de la journée.

En résumé : « violent as fuck »

Schnabel
Photo : Schnabel