HELLFEST, 23 juin 2022 live report
Carmziofa
Rédacteur en Chef

«Et c'est parti pour un deuxième week end pour cette édition exceptionnelle !»

Créé 23/06/2022
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PHIL CAMPBELL & THE BASTARDS SONS


Mainstage1 23/06/2022 15:30>16:10

Pour ce premier jour de Hellfest double édition part 2, c’est Phil Campbell & The Bastards Sons qui ouvrent les hostilités sur la Mainstage 1. Comme bande son d’entrée, le quintette a choisi 'Highway Star' de Deep Purple. On a connu bien pire.

Pas là pour bricoler, le combo attaque direct avec une reprise de Motörhead ('Iron Fist'). Ne tournons pas autour du pot, la setlist complète est uniquement constituée de morceaux défouraillées par le passé par le plus célèbre des bombardiers musical britannique. Notre Philou, bonnet sur la tête et lunettes noires sur le pif, connait et maitrise tout ce matériel par cœur. Durant 40 minutes, le guitariste gallois, accompagné de ses trois rejetons (Todd à la seconde gratte, Tyla à basse et Dane aux baguettes) et de son nouveau chanteur, va balancer – pour notre bon plaisir - tous ces (quasi) « classiques » bien connus.

Casquette à l’envers sur la tête, le vocaliste Joel Peters (également frontman de Bootyard Bandits) s’approprie plutôt bien ce qui avait été écrit et chanté par le regretté Lemmy. A chaque morceau, c’est presque impossible de ne pas penser au « godfather of heavy metal » (comme le surnommait James Hetfield). D’ailleurs, avec la nouvelle et très imposante sculpture hommage (4.5 tonnes de metal et 12 mètres de haut) implantée à l’entrée de la Warzone juste avant cette double édition, difficile d’oublier celui qui fut et restera à jamais « 49% Motherfucker, 51% Son Of A Bitch ».

Quoi qu’il en soit, le remplaçant de Neil Starr est le premier musicos a profité de l’avancée spécialement créée pour la journée (vraisemblablement à la demande de Scorpions qui est la tête d’affiche du soir). Le vocaliste vient au plus près du public pour motiver l’assemblée. A ses invitations, la foule répond présente. Les festivaliers s’époumonent ('Born to Raise Hell'). Sous un beau soleil, plusieurs circles pit ('Killed by Death', 'Bomber') et autres slams sont lancés ('Ace of Spades'). Finalement, après (seulement) neufs titres, l’entreprise familiale Campbell, fils et associé tire sa révérence. Phil présente sa clique accompagnatrice avant de clôturer par un « I’m Fuckin’ Phil Campbell… Thank you ». Merci à vous.

FredH



TYLER BRYANT & THE SHAKEDOWN


Mainstage2 23/06/2022 16:15>16:55

Cinq minutes à peine après la sortie de Philou Campbell & ses rejetons bâtards sur Mainstage 1, Tyler Bryant & The Shakedown entrent en piste sur la seconde scène principale. Le quatuor fondé au Tennessee attaque direct avec sa zique mêlant Rock, Blues, et quelques touches de heavy. Nous voilà renvoyés aux milieux des 70’s. Même si, par moments, quelques riffs de grattes un peu plus « lourds » ralentissent les compositions, l’ensemble est globalement énergique.

Bien que les quatre gars semblent en bonne forme, c’est le meneur-chanteur-guitariste Tyler Bryant qui se montre le plus dynamique de la petite bande. Derrière son micro, l’américain sait chauffer l’assemblée à grands renforts de « hohoho hoho… » ou autres « hey hey hey… » fédérateurs. En quelques mots et courtes interventions, il embarque tout le/son monde. « Combien de personnes aime la Rock n’roll music ? ». « Montrez-moi vos poings en l’air ». « Chantez avec nous ». Simples et efficaces, cela fonctionne plutôt bien. Quand il ne chante pas, le musicien arpente la scène de tous les côtés. Sur une (fin de) chanson, l’étasunien saute carrément dans la zone de sécurité pour venir au plus près des barrières afin d’y jouer son solo devant le public.

Pour le morceau final, les membres du groupe changent d’instruments. Tyler se débarrasse de sa fender startocaster rose contre une guitare (à résonateur) à corps en métal. Le six-cordiste soliste troque sa gratte contre une paire de maracas. De son côté, le bassiste remplace sa 4-cordes par un tambourin. Enfin, le batteur, jusque-là arrimé à son kit batterie, abandonne son poste et rejoint ses potes sur le devant de la scène. Armé d’un seul tom, ledit frappeur va donner le tempo (plutôt musclé d’ailleurs) au dit ultime titre du jour. Voilà une belle façon de clôturer un set des plus décoiffant.

Les quarante minutes de gig sont (trop) vite passées. Malgré tout, grâce à Tyler Bryant & The Shakedown, un vent de fraicheur à souffler sur les Mainstages. Ça fait du bien par ou ça passe.

FredH



LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL


Valley 23/06/2022 17:00>17:40

Pour ce premier jour de Hellfest part 2, ce sont les Français de Los Disidentes Del Sucio Motel qui ouvrent la marche (à 17h) sur la Valley. N’ayant que quarante minutes allouées, le combo ne perd pas de temps et rentre direct dans le vif du sujet. Une intro étrange, un larsen, et voilà le voyage qui débute. La musique de LDDSM est difficile à décrire. L’ensemble mêle Stoner, Rock, Metal et Prog. En prêtant attention, on repère aussi quelques sonorités psychédéliques, un chouia d’alternatif et même un rien de Doom. Compliqué de résumer tout cela en un mot. Ample, dense, percussives, intense. Grâce à des riffs tantôt rugissants ou aériens et des synthés stellaires, on est happé, presque hypnotisé (la presque pas reconnaissable reprise de Led Zeppelin 'Immigrant Song').

L’autre point qui distingue le quintette est son format à « trois vocalistes » qui est choisi sur plusieurs morceaux. Même si c’est Daniel qui officie en majorité au micro, il est très souvent secondé par la bassiste Katia et le gratteux Nicolas. Outre l’aspect mélodique, cette approche renforce un peu plus le coté atmosphérique des propositions de nos sympathiques loustics.

La bonne ambiance règne sur scène. Ça chambre même. Alors qu’un des guitaristes refait son accordage après un loupé, l’autre six-cordiste le tacle gentiment. « Tu ne peux pas proposer une prestation comme ça » lâche-t-il. En deux-trois phrases, Daniel se met la foule dans la poche. « On est super content d’être sur la plus grande scène du Hellfest, à savoir la Valley ». « Qui était la semaine dernière ? ». « Qui était là en 2017 ? » (Pour leur première venue).

Si les compositions sont envoutantes et variées, leurs visuels sont aussi riches et travaillés. A chaque titre, l’écran placé derrière le kit batterie diffuse de superbes clips remplis d’images fortes. Une mer déchainée, des tentacules d’un monstre marin, une dominance de bleu ('Kraken'). Une/La planète rouge ('Blood-Planet Child'). Les idées fusent (une station spatiale, un Drakkar, des zombies façon The Walking Dead, etc.).

Au bout de presque trois quarts d’heures, le très beau voyage avec Los Disidentes Del Sucio Motel s’achève. Vivement nos futurs retrouvailles pour d’autres périples aussi immersifs.

FredH



CROWN


Altar 23/06/2022 17:00 > 17 :40


Hellfest, 2e édtion : clap d’ouverture sur Altar avec les alsaciens de Crown pour 40 minutes de bonheur.

Après leur annulation à Paris pour cause de s…….. de Covid, ce concert faisait partie de mes grosses attentes, et ils n’ont pas déçu. Le public était là. Tout comme leurs albums, on retrouve un mélange d’indus, de post metal, de noirceur tentée de lumière (si je vous promets, c’est possible!). Emmené par David Husser et Stéphane Azam, le groupe délivre un set sans faute. Le son nous permet d’apprécier pleinement le concert. Mais comme certains groupes, l’horaire en journée nous prive d’un show light qui, sans aucun doute, doit accompagner magnifiquement le sludge qui vient se poser sur cet ensemble indus.

On sent la maitrise de ces experts du son. Le chant de Stéphane est parfois doux et clair avant de partir sur des hurlements bouleversants. C’est sombre et percutant. C’est une grosse branlée qu’on a pris sans ménagement au premier jour de cette 2e édition qui s’annonce excellente !

Hell Haine


THE RUINS OF BEVERAST


Temple 23/06/2019 17:45>18:25

Etant fan de Black Metal depuis la sortie de ''Dusk and her embrace'' de Cradle en 1996, il m'arrive à mes heures perdues de jeter une oreille sur la playlist Black Metal de Deezer. Un jour cela m'a permis de découvrir The Ruins of Beverast via le titre 'Exuvia', tiré de l'album du même nom, paru en 2017. J'ai tout de suite été frappé par la noirceur extrême (vous me direz comme on est sur du black metal ça paraît normal). Le petit plus qui m'a convaincu de me pencher sur le groupe fut l'approche ritualiste proche du chamanisme. L'album suivant m'ayant beaucoup plus également, j'étais intrigué à l'idée de découvrir cette légende du Black/Doom sur scène.

Je me trouvais à la barrière (plein centre) de la Temple, avec Romain L. (Schnabel) de United Rock Nations également, pour assister à mon premier concert du deuxième HellFest. Après une intro très tranquille, qui met le spectateur dans le bain, les musiciens font leur apparition, tout de noir vêtu, mais sans maquillage, en toute simplicité (le chanteur est carrément en blue-jeans). Puis, on plonge définitivement dans une ambiance hypnotique, avec un black planant mais malgré tout d’une sacré puissance. L’apport du clavier, qui fonctionne plutôt bien en live, ainsi qu’un show de lumière intimiste, contribuent à créer une atmosphère contemplative. C’est particulier et j’ai bien conscience, que cela ne peut pas plaire à tout le monde, mais personnellement j’ai adhéré. J’ai été agréablement surpris par la qualité du groupe en live. Les Allemands nous proposent une véritable invitation au voyage. Le chanteur, Alexander Von Meilenwald, réalise une belle prestation, avec un growl sans fioriture et les musiciens sont au diapason. J’ai passé un bon moment. On peut, à la limite (si on est tatillon) remarquer un manque d'interaction avec le public, mais pour un groupe de black cela ne m'a pas contrarié plus que cela.

Julien Hamann

Setlist: Ropes Into Eden / Daemon / Anchoress in Furs / Between Bronze Walls



THE LAST INTERNATIONALE


Mainstage 2 23/06/2022 17:45 > 17:25

Place à la fougue de The Last Internationale ! Le duo en studio monte sur scène avec à sa tête la charmante et sympathique Delila Paz qui arrive en chantant a cappella, suivi de son acolyte Edgey Pires et de leurs musiciens de scène (qui sont nul autre que des membres de ShakaPonk). Et C’est parti pour 45 minutes d’énergie pure.

Delila est comme un zébulon monté sur ressort qui court et saute dans tous les sens tout en assurant vocalement avec une facilité déconcertante.
Il y a dans leur musique comme un petit air de rock des 70’s à l’époque de Janis Joplin. Le groupe est engagé dans certaines causes comme il l’est sur scène. Le show est bien mené même si les envolées lyriques a cappella de Delila ponctuant parfois les chansons cassent un peu le rythme alors que nous étions en train de sautiller gaiement, cela nous coupe dans notre élan et on écoute tranquillement les morceaux.

S’ils assurent et tiennent bien cette grande scène, on imagine plus aisément la fournaise que cela peut être dans une salle plus intimiste.

Hell Haine

SetList : Life, Liberty and the Pursuit of Indian Blood / Hit’em with your Blues / Wanted Man / Soul on Fire / Hard Times / 1968



UFO


Mainstage 1 23/06/2019 18:30>19:15

Un peu comme Deep Purple lors du premier weekend du Hellfest, la question se pose qur la capacité de vieux groupes à assurer d'autant plus que Phil Mogg a 74 ans. En effet, c'est souvent le chant qui pêche (comme c'est le cas de David Coverdale de Whitesnake qui n'a plus la verve d'antan). Vinnie Moore est dans le groupe depuis maintenant presque 10 ans et clairement, il assure grave. Alors qu'on se le dise ! UFO est bel et bien vivant et nous a delecté d'un show exceptionnel avec de surcroit une setlist au top, sorte de best of. Mention spéciale pour 'Rock Bottom' et le long solo de guitare qui rappelle l'époque Schenker et le live à Tokyo.

Un grand moment pour les fans de UFO.

Carmziofa

Setlist : Mother Mary / Only You Can Rock Me / Love to Love / Too Hot to Handle / Rock Bottom / Lights Out / Doctor Doctor

TRIBULATION


Altar 23/06/2019 18:30>19:15

Tribulation, j'y suis venu tardivement, via les singles imparables issus de l'album ''Down Below'' (2018), à savoir 'The Lament', 'Lady Death' et 'Night Bound'. Par la suite, j'ai approfondi avec l'album suivant 'Where the Gloom Becomes Sound', plus feutré mais toujours très inspiré, puis j'ai savouré le live paru en 2019 (Alive and Dead at Sodra Teatern), pour parfaire mes connaissances. C'est donc avec joie que j'ai saisi l'opportunité de les voir, en live, à Clisson.

Après WASP en ouverture de Baroness, on a droit cette fois-ci à la vie en rose d’Edith Piaf, en guise de musique d’introduction. L’Altar est déjà blindé quand on arrive avec Romain L. (URN), donc on se place côté droit de la scène. Les musiciens sont maquillés cette fois ci. La scène est beaucoup mieux mise en valeur, avec un magnifique backdrop et une toile de chaque côté de la batterie, représentant une croix formée par des crânes. Les Suédois attaquent fort avec 'In Remembrance'. La prestation de Tribulation est fidèle à mes attentes. On est clairement monté d’un cran en terme de qualité, sans faire ombrage à The Ruins of Beverast. D’ailleurs le public est beaucoup plus réceptif. On a même eu droit à quelques slam tout au long du show. Niveau communication aussi on monte d’un cran: ‘Ça va bien ? Merci beaucoup’. Un des moments forts est l’interprétation d’un de mes morceaux préférés, à savoir 'The Lament'. Le guitariste Adam Zaars, qui portait de sublimes Santiag, m’a littéralement régalé. Il était très présent, d’ailleurs j’ai réussi à capter son regard plusieurs fois. Et puis comme les meilleures choses ont une fin, le groupe salue la foule sur une outro, après avoir joué 'Lacrimosa'. C’était très plaisant.

Julien Hamann

Setlist: In Remembrance / Leviathans / The Lament / Strange Gateways Beckon / Funeral Pyre / Lacrimosa



STEVE VAI


Mainstage2 23/06/2022 19:20>20:20

Hasard (ou pas ?) de la programmation sur les Mainstages, le maitre ès guitare Steve Vai, ex-David Lee Roth et Whitesnake, performe justement avant le Serpent Blanc (y aurait-il baleine sous caillou ?). Quoi qu’il en soit, présentement, le six-cordiste américain arrive sur scène avec un grand sourire, et sous les acclamations. Durant son heure de show, l’étasunien et ses trois comparses instrumentistes vont varier les plaisirs musicaux. On passe d’une piste très mélodique à quelque chose de plus expérimentale. Un morceau au rythme effréné s’achève, un blues plus tranquille démarre. Quels grands écarts, quel festival.

A (quasiment) chaque nouvelle chanson, Steve change de six-cordes, toutes Ibanez cela va sans dire. Le New-Yorkais balance tout son arsenal de capacités avec une gratte. Il tapote sur son vibrator, le malmène, le fait tourner. Les cordes ne sont pas épargnées non plus. Plans avec 1 000 notes à la minute, picking, accords avec tube de verre bottleneck, ou bien successions de soli venus d’ailleurs … tout y passe. Quelle dextérité. Celui qui à démarrer avec le fantasque Frank Zappa (qui le surnommait son « little italian virtuoso ») « vit » totalement son truc. Il ferme les yeux, se contorsionne légèrement, grimace même par instants. Celles et ceux qui sont loin de la scène peuvent tout de même apprécier le talent du monsieur grâce aux trois écrans géants des Mainstages qui zooment bien sur les mains expertes de notre guitar hero. Impossible d’en rater une miette.

Dans son gig, mister Vai a inclus une grosse surprise. Après tout un tas de clips et d’images (parfois psychédéliques) pour accompagner toutes les plages instrumentales, voilà que l’écran de fond de scène diffuse une partie du film « Crossroads, le chemin de la gloire » (sorti en 1986). Plus précisément, c’est la fameuse séquence du duel de guitares entre un « jeune » Steve (26 piges à l’époque) et Ralph « le Daniel san de Karaté Kid » Macchio (quasi du même âge) qui est projetée. Le court passage terminé, notre guitariste nous rejoue ladite joute. Ce mec aurait-il vraiment vendu son âme au diable (comme il était censé l’avoir fait dans le long métrage) ?.

Même si, livrer un set 100% instrumental sur une Mainstage du Hellfest peut s’avérer un peu en décalage du reste, il faut reconnaitre qu’il est bougrement balèze le lascar. Cela aurait été dommage de rater ça.

FredH


ZEAL AND ARDOR


Temple 23/06/2019 19:20>20:20

Zeal and Ardor est unique. En mêlant Black Metal et Gospel, le maître de cérémonie, Manuel Gagneux a su apporter une bouffée d'air frais à un courant qui en avait bien besoin. Je suis le groupe depuis leur début et j'ai pu constater, via leur dernier effort (l'album éponyme paru cette année) que le projet suisse avait clairement franchi un palier supplémentaire. De plus, plusieurs metalhead m'ayant dit le plus grand bien de leurs prestations scéniques, j'étais très curieux d'assister à leur performance.

Avec Romain L.(URN), on enchaîne à nouveau sur la Temple, qui est blindée quand on arrive, comme vous pouvez vous en douter. Du coup, cette fois on se trouve sur le côté gauche. Après une superbe introduction, je suis surpris par le nombre d’artistes sur scène. En effet, ils sont cinq en ligne devant le batteur. Il s’agit en fait de quatre musiciens, accompagnés par deux chanteurs supplémentaires. Dès le premier titre, on est confrontés à une énorme intensité. Le front man Manuel Gagneux est carrément survolté et les deux autres chanteurs sont également très bons. L’ensemble fonctionne à merveille, d’autant que niveau musical c’est carré. Et je dirais même que cela envoie du lourd. C’est encore plus puissant que sur album. On ne peut que remarquer une réelle communion avec le public. Les deux chanteurs supplémentaires headbang comme des malades pendant les passages sans texte. Manuel qui a la réputation d'être peut communicatif habituellement, fait l’effort de prononcer quelques mots : ‘Bonsoir HellFest, j’espère que ça va ? Je ne parle pas trop. Le prochain morceau s’appelle…´ A noter que le bassiste est excellent. Zeal and Ardor a droit à une belle acclamation (la plus belle du festival selon moi) et le chanteur est reconnaissant: 'Vous êtes trop gentils'. Le moment fort fut pour moi l’interprétation de ‘Devil is Fine’, morceau qui m’a fait découvrir le groupe. Après une dernière ovation, ce show merveilleux se termina.

Julien Hamann

Setlist: Church Burns / Gotterdammerung / Ship On Fire / Row Row / Blood in The River / Gravedigger's Chant / Run / We Can't Be Found / Trust No One / Death To The Holy / Don't You Dare / Devil is Fine / J-M-B / Feed The Machine / I Caught You / Baphomet




WHITESNAKE


Mainstage1 23/06/2022 20:25>21:40

Il faut bien une fin à tout. David Coverdale, fondateur, chanteur et auteur-compositeur-interprète de Whitesnake va tirer sa révérence. Le natif de Saltburn-by-the-Sea (Yorkshire, Angleterre) nous l’a annoncé, c’est son ultime tournée. La der des der. C’est sur 'My Generation' de The Who que le sextette entre en piste. Très souriant, David vient d’emblée au plus près du public (il le fera très souvent lors du set). On décèle assez vite son émotion et son envie de profiter de tout et à fond.

On se rend assez vite compte que l’emblématique voix du meneur britannique est fatiguée. Elle a bien perdue de sa puissance (en même temps il a 70 balais passés le monsieur). Sur énormément de morceaux ('Bad Boys'…), le vocaliste est soutenu par pas moins de quatre musiciens aux chœurs. Sur plusieurs titres ('Slide It In', …), il ne chante même qu’une phrase sur deux. Les autres paroles sont gérées par le multi-instrumentiste croate Dino Jelusick (Animal Drive). D’ailleurs, David ne cache rien. D’une main, il désigne même son « doubleur de luxe » à chacune de ses interventions. La setlist contenant une grosse cargaison d’incontournables ('Fool for Your Loving', 'Here I Go Again', …), c’est carrément le public qui chante beaucoup sur quelques chansons.

A mi-parcours, mister Corverdale lâche un gentil tacle à son ex-six-cordiste Steve Vai sorti il y a peu de scène. « Quand on a été un Serpent, on reste un serpent ». Et toc. Durant le gig, pour encore plus préserver la voix du patron, certains instrumentistes ont le droit à leur moment « à eux ». Un solo de guitare pour Joel Hoekstra. Un solo au keytar (= synthétiseur se portant comme une gratte) pour Dino. Le légendaire batteur Tommy Aldridge nous fait aussi un sacré truc derrière son kit fait de cymbales perforées et de tubes pieds galbés. En revanche, rien de « spécial » pour l’électrisante Tanya O’Callaghan (première et probablement l’unique recrue féminine de l’histoire du Whitesnake) qui sera adoubée par le frontman lors de la présentation des membres du combo.

Pour le dernier titre ('Still of the Night'), la formule à six passe à sept avec un invité en la personne de… Steve Vai (sans déconner). On l’espérait, ils l’ont fait. Mercis les garçons.

Voilà, on a probablement assisté ce soir au dernier tour de piste (en France) de Whitesnake sous la direction de David Coverdale [on ne sait pas encore qu’une semaine plus tard toutes les dates restantes seront annulées pour « problèmes de santé » persistants]. Ce n’est pas forcément un « Adieu définitif » mais plus un « Un passage de flambeau » car si la tête pensante se retire des tournées, il semble que le Serpent blanc va « poursuivre sa route ». On verra bien …
FredH



HELLOWEEN


Mainstage2 23/06/2022 21:45>23:00

Avant l’entrée en piste de Helloween, c’est un énorme backdrop noir avec le logo du groupe en gros et blanc qui nous fait face. Une fois l’immense toile tombée, on peut apercevoir le kit baterrie de Daniel Loble surélevé sur un décor en forme de… citrouille (sans déconner).

Pour le titre ouvreur ('Eagle Fly Free'), c’est le désormais et actuel septuor (trois chanteurs, trois guitaristes, un bassiste, un batteur) qui déboule. Durant le set, la configuration de la formation teutonne va sans cesse évoluer. Un coup, c’est une formule à cinq avec Michael Kiske en seul vocaliste ('Save Us', 'Future World'). Une autre incarnation se fait, toujours à cinq, mais avec Andi Deris seul au micro ('Best Time'). Une troisième formule, encore en quintette, s’opère avec Kai Hansen en unique lead singer. L’enchainement de morceaux extraits de Walls of Jericho » et du premier EP éponyme est un vrai bonheur (le medley 'Metal Invaders / Victim of Fate / Gorgar / Ride the Sky' suivi de 'Heavy Metal (Is the Law)'). Séquence nostalgie bien sympa.

Ce soir, pas de trio vocaux mais plusieurs duos (avec Kiske et Deris) sont proposés ('Power' et ses « ho ho hoho… » repris par le public, 'How Many Tears' présenté par Andi comme « a beautiful ballad »). Les clips diffusés sur l’écran en arrière-scène sont légers et très fun (la poilade avec le savant fou sur 'Dr. Stein' notamment).

Pas mal de moments forts durant le set. D’abord, alors que la nuit tombe, on peut citer la levée massive de téléphones pour photographier ou filmer l’équipe allemande lors de la ballade 'A Tale That Wasn't Right'. Petits frissons garantis. Ensuite, outre deux-trois circle pits lancés ici et là, les balancements de bras façon essuie-glaces font toujours leurs effets dans l’assistance. Et puis, il y a l’explosif rappel ('I Want Out'). Dès leurs premières notes, c’est une dizaine de ballons orange et noir (à l’effigie de citrouille évidement) qui tombent sur la scène avant de partir (et rebondir) dans le public. Pour faire s’époumoner les festivaliers, Michael et Andi se répartissent les côtés gauche et droit de l’assemblée. Après quelques « ping-pong » séparés, le final se fait conjointement. De la pure folie. Un climax en apothéose pour une prestation de haute volée.
FredH



SEPTICFLESH


Altar 23/06/2019 22:35>23:35

Septic Flesh, je fais partie des rares à trouver que c'était mieux avant. En effet, je suis nostalgique de la période Ophidian Wheel/A Fallen Temple. Ceci dit, je trouve leur évolution digne d'un grand intérêt et comprends tout à fait que cela puisse plaire à un plus grand nombre désormais. D'autant que le dernier album en date, ''Modern ¨Primitive'' en a calmé plus d'un ! Je me languissais de les voir en live, même si je me doutais bien que l'on n'aurait pas droit à tout l'orchestre symphonique, comme sur le majestueux live ''Infernus Sinfonica MMXIX''.

Retour à l’Altar, après un petit tour du côté des MainStage. Le décor est somptueux, digne du prestige du groupe. Après le ‘Ladies & Gentlemen’ traditionnel, les grecs entament le show avec 'Hierophant'. Au niveau des lights, c’est du high level, hormis deux spots sur la gauche qui donnaient l’impression de se prendre des pleins phares dans la figure. Cela n’empêche pas Septicflesh d’enchaîner les classiques : 'Portait of a Headless Man', 'The Vampire From Nazareth'... Le show est réellement impressionnant. Le batteur 'Krimh', cher à une certaine Ellen Le Q., est réellement bluffant et se classe avec Mario Duplantier de Gojira, comme un des tous meilleurs au monde. Spiros Antoniou est toujours aussi bavard, d’ailleurs il nous remercie chaleureusement, puis il annonce une chanson du nouvel album ('Neuromancer'). La présence de Sotiris est réellement un plus, tant sa voix claire est délicieuse. A l’image de ´A Desert Throne’, les nouveaux morceaux passent divinement bien en live. Un des moments forts fut 'Anubis', dont tout le public fredonna l'intro. Au vu de la réaction de l’ensemble du public présent, je ne suis pas le seul à avoir trouvé la prestation de nos amis grecs fantastique.

Julien Hamann

Setlist: Hierophant / Pyramid God / Portrait of a Headless Man / Neuromancer / The Vampire From Nazareth / A Desert Throne / Martyr / Communion / Anubis / Dark Art



HANGMAN’S CHAIR


Altar 23/06/2022 22:35 > 23:35


Ce soir, les patrons de la Valley, c’est eux : Hangman’s Chair ! Si vous les avez déjà vu sur cette tournée dans une petite salle, et bien là c’est pareil, en plus grand, en plus beau, en plus fort (c’est bientôt les J.O. ^^ )

Forts d’un superbe nouvel album sorti en début d’année, le groupe arrive avec de la belle matière pour enchanter la Valley ce soir. Ce nouvel album «Loner » sera bien représenté et c’est un vrai régal sur scène dans une ambiance bleutée, clin d’œil à la pochette de l’album. Mais aussi, des lights et un bleu qui traduisent bien la froideur du propos. Pas de mots entre les morceaux, mais la communion et la communication passent par la musique et l’émotion qui s’abattent sur le public. Le groupe sait parfaitement jouer avec les sentiments mélancoliques et dépressifs portés par des guitares et un rythme lourd, mais relevés par la légèreté particulière du chant de Cédric.

Si les nouveaux morceaux sont déjà bien adoptés, les premières notes de ‘Naïve’ déclenche une belle ferveur du public dans une ambiance rouge et chaude cette fois-ci. Julien (guitare) et Clément (basse) sont déchaînés sur leurs instruments. C’est puissant, c’est dansant, c’est fascinant !
‘A Thousand Miles Away’ qui clôture l’album, clôture de manière sublime et fracassante ce moment de grâce que nous venons de vivre.

Respect !

Hell Haine

SetList : An Ode to Breakdown / Cold & Distant / Who Wants to Die Old / Storm Resounds / Naïve / Sleep Juice / 04/09/16 / Loner / A Thousand Miles Away


SCORPIONS


Mainstage1 23/06/2022 23:05>00:40

Il fait grand nuit quand Scorpions entre sur la Mainstage 1. Pour le set de ce soir, les germains vont alterner entre gros classiques ('Bad Boys Running Wild', 'Big City Nights') et (quatre) morceaux issus du dernier méfait en date ('Gas in the Tank', 'Rock Believer', 'Peacemaker', 'Seventh Sun').

Toujours avec son habituel bonnet sur la tête, Klaus Meine semble fatigué. Cela dit, l’allemand fait le boulot de manière impeccable. Sa voix demeure agréable et belle malgré les années qui passent (il a 74 balais le Monsieur). Même s’il se déplace très tranquillement il sait y faire pour motiver la foule et toujours de façon délicate. Ce type a de la classe. De son coté, Rudolf Schenker fait le show. Avec son chapeau de cow-boy sur le crâne, le guitariste vient au plus près des festivaliers grâce à l’avancée spécialement créée pour cette journée. Il se déhanche. Il fait la toupie avec sa gratte (il en changera à plusieurs reprises). Il faut admettre que son arrivée avec une six-cordes équipée d’un tuyau fumigène ça fait son petit effet ('Blackout'). Son compère Matthias Jabs est tout aussi démonstratif. Outre de nombreux soli, le gars se charge de la partie en talkbox du cultissime 'The Zoo'.

Evidement, on n’échappe pas aux incontournables slows ('Send Me an Angel', 'Wind of Change' et ses célèbres sifflements d’intro). L’assemblée balance ses bras tout en reprenant les refrains en chœurs. Le teutons en profitent pour glisser un message pacifiste avec un symbole de paix en arrière-plan de scène aux couleur bleu et jaune du drapeau ukrainien. Et puis, impossible de ne pas jouer l’hymne 'Still Loving You'. Bon là, avec la levée massive des téléphones en l’air, quand on est de petit gabarit cela devient compliqué de voir ce qui se passe.

Passages presque obligé aussi, on a le droit au solo de batterie de Mikkey Dee (aidé dans la premier partie par son acolyte bassiste). Plus surprenant, la setlist intègre deux pistes instrumentales. Pour l’une, Herr Meine troque son micro pour une gratte. Pour l’autre, le même Klaus et Rudolf quittent la scène et sont remplacés par un autre guitariste.

Pour le final, rien de mieux que le hit 'Rock You Like a Hurricane'. Pour l’occasion, l’équipe accueille un invité de marque en la personne de Mister Phil Campbell. Efficace de chez efficace comme climax. Bon boulot les mecs.

Peu après le gig, Mikkey et Philou reviennent sur scène pour un vibrant hommage à Lemmy. Les deux ex-partenaires nous donnent rendez-vous dans quelques minutes devant la nouvelle et massive sculpture de la légende disparue pour une cérémonie des cendres.

FredH



WARDRUNA


Mainstage 2 23/06/2019 00:45>02:00

Wardruna, au risque de vous surprendre, je ne connaissais pas il y a encore peu de temps. Puis à force de voir l'engouement sur les réseaux sociaux pour leur dernière tournée en France, je me suis dit que ce serait judicieux de jeter une oreille. J'ai donc écouté ''Kvitravn'' (2021) et je dois dire que je me suis laissé transporter par cette douce musique, qui semblait venir d'un autre temps. Alors je les ai rajouté à ma liste de live report, car cela vaudrait sûrement le coup d'assister à leur spectacle.

Après l’hommage à Lemmy, qui était propice au recueillement, Wardruna s’avérait être un choix judicieux. On se retrouve donc sur la MainStage 2 ornée pour l’occasion de splendides bâches artistiques, conférant un aspect très solennel. Dès le premier morceau 'Kvitravn', je suis rentré dans leur univers. Wardruna propose une véritable expérience onirique, qu’il parait impossible de décrire, à moins d’y avoir assister. J’avais été intrigué par le buzz autour des Norvégiens, puis j’ai rapidement compris cette ferveur pour ce groupe. Je n’étais pas le seul, au vu de la réaction du public encore présent sur le site à une heure du matin. La combinaison d’instruments traditionnels, aux mélanges de voix masculines et féminines fonctionnent à merveille. On est littéralement transportés et je n’ai pas honte de dire, que j’ai parfois eu les larmes aux yeux, devant tant de beauté. On sort clairement du cadre du Metal, mais c’est ce qui fait que la magie opère, dans le sens où nul part ailleurs, on aurait pu assister à ce type de spectacle. Une expérience unique.

Julien Hamann

Setlist: Kvitravn / Raido / Skugge / Heimta Thurs / Isa / Lyfjaberg / Fehu / Voluspa / Rotlaust tre fell / Helvegen