Report DEATH ANGEL @ Bataclan le 08/12/2017!
Peetoff
Journaliste

«Voila il n'aura fallu que six titres pour que nos Ricains nous fassent une superbe démonstration. A voir et revoir sans modération pour tous les puristes du styles.»

Créé 08/12/2017
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S'il y a bien une date qu'il ne fallait pas louper en cette fin d'année, c'est bien celle qui nous est proposée ce soir avec la venue au Bataclan de ces trois montres du Thrash que sont TESTAMENT, ANNIHILATOR et DEATH ANGEL. La salle affiche quasi complet pour accueillir ces légendes qui ont bercé mon adolescence. Je dois bien reconnaître que la moyenne d'âge du public ne fait pas dans le jeune. Je suis donc plus qu'impatient de voir et surtout d'entendre ce qu'ils vont nous proposer ce soir, mais la soirée promet d'être vraiment explosive.

DEATH ANGEL arrive donc sur scène en mode furie. Les Thrasheurs de la BAY AREA m'ont l'air bien remontés et en forme. Ma première remarque est qu'ils bénéficient d'une place assez restreinte à cause de la mise en scène de TESTAMENT, mais je reviendrais dessus plus tard. Par contre niveau son, ça envoie du très lourd. Les Ricains jouent très fort et dans le pit photos je suis impressionné par la puissance que dégage ROB et TED, les deux guitaristes. Percussion et précision sont de mise et d'entrée je me prends deux droites en pleine tronche. FATHER OF LIES et THE DREAM CALLS FOR BLOOD nous débouchent les cages à miel d'entrée de jeu. Rajouté à cela un MARK OSEGUEDA en maître de cérémonie et vous avez un cocktail super explosif. DEATH ANGEL n'a rien à prouver et en l'espace de quelques minutes je pense qu'ils ont mit le public à genoux et en admiration. THROWN TO THE WOLVES viendra nous confirmer, si besoin en était, le niveau élevé de la paire ROB/TED. Mais quelle maîtrise et complémentarité ces deux la font preuve. Chapeau bas Messieurs. Le set touche à sa fin et le cadeau du jour sera l'interprétation du surpuissant MISTRESS OF PAIN issu de leur premier album ULTRA VIOLENCE sorti en 87. DEATH ANGEL clôturera son show avec le très Thrashisant THE MOTH. Voila il n'aura fallu que six titres pour que nos Ricains nous fassent une superbe démonstration. A voir et revoir sans modération pour tous les puristes du styles.

Setlist DEATH ANGEL :
1. Father of Lies
2. The Dream Calls for Blood
3. Claws in So Deep
4. Thrown to the Wolves
5. Mistress of Pain
6. The Moth

Vient le tour d'ANNIHILATOR ou plutôt JEFF WATERS project devrais je dire. En effet le songwritter Canadien tiens le groupe à bout de bras depuis plus de trente ans. Rien que pour ça Mr WATERS mérite le respect de tous et de plus quand on sait quelle machine à riffs c'est, nous ne pouvons que nous incliner. A l'instar de DEATH ANGEL, ANNIHILATOR n'aura pas beaucoup plus de place sur scène surtout avec ces deux caches amplis à l'artwork du dernier opus du groupe. D'entrée de jeu le bonhomme montre qu'il n'est pas la pour amuser la galerie, JEFF est en méga forme et court dans tous les sens en nous balançant ses riffs assassins dont lui seul a le secret. ONE THE KILL et KING OF THE KILL ne font que confirmer mes dires. Certainement emporté par l'ambiance survoltée que le groupe nous balance, le lighteux de la salle sera sommé d'arrêter de mettre du stroboscope à tout bout de champ. Et oui JEFF WATERS veux voir son public et il veut que son public le voit. Sur scène, le duo de guitaristes que forme JEFF et AARON HOMMA est d'une redoutable efficacité. Précision, puissance et technicité sont à l'oeuvre. Hormis le sublime TWISTED LOBOTOMY issu du dernier opus du groupe, la fin de set sera placé sous le signe des débuts du groupe avec W.T.Y.D et PHANTASMAGORIA en guise de fin de show. Mais le moment fort du show sera sans aucun conteste l'interprétation du cultissime ALISON HELL qui mettra le public dans tout ses états. Le Bataclan reprendra en coeur le refrain à la demande de notre hôte du soir. Encore une méga baffe de la part de ce virtuose accompagné de ses tueurs a gages.

Setlist ANNIHILATOR :
1. One to Kill
2. King of the Kill
3. No Way Out
4. Set the World on Fire
5. W.T.Y.D.
6. Twisted Lobotomy
7. Alison Hell
8. Phantasmagoria

Le point culminant de la soirée arrive avec la découverte de la scène réservée à une des légendes encore en action du Thrash, TESTAMENT. Le décor est somptueux avec ce backdrop géant et ces toiles tendues sur les praticables mettant la batterie du monstre GENE HOGLAN à plus de deux mètres de haut. Les premières notes de BROTHEROOD OF THE SNAKE causeront quelques pertes parmi les fans du premiers rang, se prenant à plusieurs reprises des slammers sur la tronche. Et ça ne s'arrangera pas avec le devenu incontournable RISE UP. L'état de guerre est déclaré dans la fosse. Fidèle à lui même, CHUCK BILLY nous gratifiera de magnifiques moments de air guitare sur les riffs et leads de THE PALE KING avec le manche de son micro. Tout le monde se calmera un peu après MORE THAN MEETS THE EYES, qui est pour moi une des meilleures références musicales au styles Thrash. Riffs de folies, leads et solos de haute volée, tout y est. C'est le moment qu'ALEX SKOLNICK, virtuose de la six cordes de son état, choisi pour nous en mettre plein les oreilles avec son solo de guitare. Groove, feeling, technique sont ses maîtres mots. Nous auront droit à une Marseillaise reprise en coeur par le public et quelques notes de Jimi HENDRIX. Malgré l'idolâtrerie que je voue à ce monstre je n'en oublie pas que seul CHUCK BILLY et ERIC PATERSON sont les deux seuls membres du groupe à n'avoir jamais quitté le navire. Tout ce beau monde est accompagné par ce qui se fait de mieux en section rythmique dans le styles. DIGIORGIO et HOGLAN sont tout simplement éblouissants. L'un a dix doigts à chaque main et l'autre possède dix bras d'une puissance et précision redoutables. TESTAMENT nous a concocté une setlist aux petits oignons ce soir. INTO THE PIT et SOULS OF BLACK feront remonter de quelques degrés la température de fosse, comme s'il y en avait besoin. Mais ça n'est rien en comparaison avec l'irruption du volcan causée par les quatre derniers titres du show des Américains. Excusez du peu, mais l'enchainement de PRACTICE WHAT YOU PREACH/THE NEW ORDER et OVER THE WALL/DISCIPLES OF THE WATCH m'ont littéralement mis à genoux et je n'ai presque plus de force pour participer à l'ovation dont TESTAMENT bénéficiera à l'issue d'un show exemplaire et remarquable. Encore une fois les gars de la BAY AREA m'auront fait prendre un pied comme pas possible et si jamais vous ne savez pas qui sont les maîtres du genre, ne cherchez pas plus loin.

Setlist TESTAMENT :
1. Brotherhood of the Snake
2. Rise Up
3. The Pale King
4. More Than Meets the Eye
5. Electric Crown
6. Into the Pit
7. Souls of Black
8. Low
9. Stronghold
10. Practice What You Preach
11. The New Order
12. Over the Wall
13. Disciples of the Watch


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