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SLAM DUNK FESTIVAL - Amphithéâtre 3000 - Lyon - 31/05/25

«Une franche réussite pour cette 3ème édition»
PAULINE
Journaliste
Festival
31/05/2025
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SLAM DUNK 2025

En ce dernier WE de juin, exit les salles parisiennes. Je pose mes valise à Lyon pour la 3ème edition du Slam Dunk Festival afin d’yretrouver un peu les vestiges de mon adolescence dans les années 2000.

Zebrahead enflamme la scène : 30 minutes de chaos festif parfaitement maîtrisé

Il est à peine l’heure de l’apéro que les Américains de Zebrahead débarquent pour ouvrir les hostilités. À peine le premier morceau lancé que la fosse explose déjà : ça saute dans tous les sens, l’ambiance est électrique.
Dès le troisième titre (Hello Tomorrow) le groupe invite le public à slamer. Le ton est
donné : le marathon de la soirée va être dur à tenir.
La fête bat son plein quand arrive "Drink Drink", introduit par une petite chorégraphie collective. Bras dessus bras dessous, le public se balance de gauche à droite avant de se précipiter dans un circle pit.
C’est à ce moment-là qu’on comprend : ici, personne ne viendra juste "regarder" un concert. On y participe à 100 %.
Pendant ce temps, le petit bar au fond de la scène fait des miracles, s’assurant que tout le monde — y compris les slameurs qui finissent sur scène — puisse lever leur verre avec le groupe. Une communion totale entre musiciens et fans.
Musicalement, Zebrahead balance un set court mais ultra-efficace : riffs catchy,
puissance vocale, et énergie débordante. Même sans connaître tous les morceaux, impossible de ne pas se laisser entraîner dans cette gigantesque fête.
Slam dans tous les sens, wall of death, bateau gonflable qui traverse la foule... Le bingo du concert parfait est rempli en un éclair.
En seulement 30 minutes, Zebrahead réussit l’exploit de faire monter la température comme s’ils jouaient depuis une heure. Rapide, intense, et totalement déjanté : un set d’ouverture comme on en redemande.

SET LIT :
1 When Both Sides Suck, We're All Winners
2We're Not Alright
3Hello Tomorrow
4Rescue Me
5Drink Drink
6Falling Apart
7All My Friends Are Nobodies

Neck Deep dynamite la scène avec un set aussi court qu’intense

À peine le temps de souffler que la scène s’agite de nouveau.
L'installation du groupe suivant se fait à toute vitesse, presque à la volée. Et c’est Neck Deep qui
débarque sans prévenir, prêts à retourner la foule.
Les Gallois, figures incontournables de la scène pop-punk actuelle, ne laissent aucun répit. Dès les premières secondes, ils balancent "Motion Sickness", un classique qui fait instantanément trembler les murs. Le son est massif, les baffles grondent, et la foule répond avec une ferveur quasi instantanée.
C’est la troisième fois que je les vois sur scène, et une chose ne change jamais : cette énergie brute, débordante, contagieuse, qui transforme chaque concert en déferlante d’adrénaline. Même si leur set est malheureusement trop court à mon goût, le groupe réussit à en faire un concentré d’efficacité.
Visuellement, impossible de passer à côté de ce logo gonflable orange, trônant sur un fond façon mur de briques. Simple, mais redoutablement efficace pour installer leur univers dès les premiers instants.
Toujours fidèles à leur identité, Neck Deep n’oublie pas de faire passer leurs messages. Après "STFU", Ben Barlow prend le temps de livrer un discours engagé, anti-haine, anti-division, un moment devenu rituel dans leurs concerts.
Dans la foulée, "We Need More Bricks" enfonce le clou, et la fosse continue de s’agiter sans relâche, les slams s’enchaînant à un rythme effréné.
Un léger retard sur le planning fait hésiter le groupe à lancer un dernier morceau.
On termine néanmoins en beauté avec l'incontournable "In Bloom". Moins agressif, mais tout aussi puissant émotionnellement.
Le public est toujours aussi investi, et le sol ne cesse de vibrer sous les pas des fans.
Un final qui confirme encore une fois que Neck Deep, même avec un créneau trop court, sait exactement comment mettre tout le monde d’accord.

SET LIST :

1 Motion Sickness
2Gold Steps
3STFU
4Take Me With You
7In Bloom
5We Need More Bricks
6Dumbstruck Dumbf**k


New Found Glory : un shoot de nostalgie pop-punk

Dès les premières notes, New Found Glory propulse la soirée dans une autre époque. Plus de 10 ans après leur dernier passage français, la nostalgie déboule à toute vitesse, emmenée par une énergie de malade et des riffs aussi rapides qu'efficaces.
Aucun répit : le groupe enchaîne, le public suit, personne ne lâche.
D’entrée de jeu, le combo "All Downhill From Here" suivi de "Understatement" fait l’effet d’un uppercut bien senti. Les années 2000 ressurgissent en un instant, les souvenirs aussi. Ça saute dans tous les sens, sur scène comme dans la fosse — une déferlante de bonne humeur et d’énergie pure.
Visuellement, c’est un show haut en couleur. Les lumières fluo, la chemise flashy
du bassiste Ian Grushka, la bannière géante représentant une vieille radio cassette : tout rappelle la fin des années 90, début 2000.
Même le matériel scénique est recouvert de motifs pop et colorés, comme un clin d’œil appuyé à
cette époque bénie du pop-punk.
Le set, joyeux et ultra dynamique, ne se prend jamais trop au sérieux. Entre deux classiques, le groupe glisse une reprise pour le moins inattendue : « Part of your world », version pop-punk de La Petite Sirène.
Si quelques regards dubitatifs accueillent les premières notes, la performance finit par convaincre. Le chanteur tient la note aiguë finale avec brio, déclenchant les applaudissements du public.
Après un bref moment pour remercier les fans — chaleureux et bruyants — le groupe termine en apothéose sur "My Friends Over You", hurlée à l’unisson par une foule en transe.
Un final explosif pour un set généreux, festif, et profondément
réconfortant pour tous les amoureux du genre.

SET LIST :

1All Downhill From Here
2Understatement
3Better Off Dead
4Hit or Miss
5Truth of My Youth
6Head On Collision
7100%
9Failure's Not Flattering
(With Zach Comtois On Keyboards)
10Part of Your World
8Dressed to Kill
(Alan Menken cover)
11My Friends Over You

The Used : Une pause dans la fête

Enchaîner The Used juste après New Found Glory était un pari risqué : le groupe propose un son plus lent, plus lourd, et oserais-je dire, plus dramatique.
Pourtant, ce soir à Lyon, ils arrivent sur scène avec une énergie débordante, bien décidés à conquérir la salle. Et il faut dire que le noyau dur de leurs fans est bien présent : investis, visiblement émus de voir enfin leurs idoles en chair et en os.
Dès les premières notes de l’explosif “Pretty Handsome Awkward”, la fosse s’enflamme. Le groupe enchaîne avec un “Take It Away” plein de nerfs, faisant monter la tension d’un cran entre pogos, hurlements et communion générale.
Mais passée l’excitation initiale, l’ambiance retombe rapidement. Le tempo ralentit, les atmosphères deviennent plus lourdes, soutenues par une lumière et une scénographie beaucoup plus sobres que celles de leurs prédécesseurs.
L’attention faiblit, et je m’accorde une pause, ne réussissant pas à accrocher et ne voulant
pas perdre le peu d’énergie qu’il me reste. Je constate que je ne suis pas la seule : les bars et les stands de merchandising sont bondés.
Leur prestation semble s’adresser avant tout aux initiés. Ceux qui les portent dans
leur cœur depuis des années y ont clairement trouvé leur compte. Pour les autres,
l’expérience a pu paraître distante, presque hermétique. Un concert à l’image du
groupe : entier, sans compromis, mais pas forcément fédérateur.

SET LIST :
1Pretty Handsome Awkward
2The Bird and the Worm
3Take It Away
4Listening
5I Caught Fire
6Buried Myself Alive
7I'm a Fake
8The Taste of Ink
9A Box Full of Sharp Objects
(With snippets of Smells Like Teen Spirit)

LANDMVRKS : LES MARSEILLAIS METTENT LE FEU À L’AMPHITHÉÂTRE

Place à la scène française avec Landmvrks, unique représentant tricolore à l’affiche.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les Marseillais n’ont pas fait le déplacement pour rien.
Dès les premières notes, l’atmosphère change. Le son est massif, dense, enveloppant, et vient immédiatement saturer l’amphithéâtre d’une intensité rare.
Sans fioritures, le groupe livre un set à la fois épuré et incroyablement percutant.
Troisième morceau, et déjà les choses sérieuses commencent : "Blistering" retentit, et la fosse répond au quart de tour.
Le public vibre, hurle, saute — la communion est immédiate. Un peu plus tard, "Line on the Dust", l’un des titres récents du groupe, trouve naturellement sa place et son public.
Côté visuel, le groupe n’a rien laissé au hasard. Leur signature lumineuse éclate
littéralement à chaque riff, parfaitement synchronisée avec l’intensité sonore. Lors
de "Visage", véritable hymne pour les fans, la fosse entonne en chœur le couplet rappé d’intro en français, dans une explosion de ferveur collective.
Un rapide coup d'œil dans l’amphithéâtre suffit à le confirmer : alors que certains festivaliers restaient en retrait en début de soirée, la foule s’est peu à peu densifiée au centre. Landmvrks fédère, rassemble, galvanise.
Puis vient le moment de chaos contrôlé : "Sulfur" déclenche un énorme wall of death, libérant une énergie brute et viscérale.
Le contraste entre les envolées mélodiques et la brutalité hardcore fait littéralement grimper la température.
Le pit s’élargit, l’électricité est palpable.
Sur "Suffocate", changement total d’ambiance. Le morceau débute en version acoustique, une parenthèse suspendue au cœur du set, qui surprend et capte immédiatement l’attention.
Cette accalmie éphémère met d’autant plus en valeur la puissance du retour
électrique. Dès que le groupe relance les amplis, la salle replonge dans une
obscurité dense, seulement percée par quelques flashs lumineux .
Le final arrive, mais pas sans surprise.
Avant de quitter la scène, le groupe annonce un prochain passage à Lyon — promesse d’un nouveau rendez-vous explosif.
Puis, c’est la claque ultime : "Self Made Black Hole", avec Anthony Diliberto (Resolve) en featuring.
Landmvrks a littéralement mis l’amphithéâtre à genoux. Mission
accomplie.

SET LIST :

1Creature
2Death
3Blistering
4A Line in the Dust
5Visage
6Sulfur
7Suffocate
8Lost in a Wave
9Rainfall
10Blood Red
11Self-Made Black Hole
(With Anthony Diliberto from Resolve)

A Day To Remember : un retour explosif

Quelques confettis, des ballons, de la fumée, des flammes… et seulement trois morceaux pour comprendre que A Day To Remember n’était pas venu faire dans la demi-mesure.
Après plusieurs années d’absence sur les scènes françaises (si l’on met de côté leur concert la veille à l’Olympia), le groupe a frappé fort pour son grand retour.
Dès les premières secondes de "The Downfall of Us All", le public est servi : du show, du show, et encore du show.
Le groupe lance très rapidement, au bout du 4eme morceau, "Right Back at It Again", un de leurs tubes incontournables, qui déclenche immédiatement les hostilités.
Le pit s’enflamme, la foule exulte. Pas le temps de respirer : "Paranoia" enchaîne avec une violence maîtrisée, circle pit à l’appui, et l’ambiance monte d’un cran. Puis arrivent les premières notes de "Have Faith in Me"… et là, frisson général. Le public est en liesse, chantant à l’unisson, et l’émotion est palpable.
Sur le nouveau « All My friends », c’est le moment parfait pour faire apparaître le désormais classique canon à T-shirts, histoire d’exciter encore un peu plus une fosse déjà survoltée. Aucune pause, aucune transition molle : "Mr. Highway’s Thinking About the End" relance la machine, avec un mur de son, de fumée et de hurlements sur le légendaire break down "DISRESPECT YOUR SURROUNDINGS".
Bien que le groupe ai raccourci la chanson, le public explose littéralement. La
fumée envahit l’espace, les lumières flashent, l’énergie est décuplée. Et juste avant
que le morceau ne se termine, le groupe enchaîne sans prévenir avec "Resentment", accompagné d’un show pyrotechnique impeccable.
Aucune accalmie, pas de baisse de régime : il reste encore une bonne demi-heure et tout
le monde est en feu.
"Miracle" bien que faisant parti des petits nouveaux fait le job avec son riff incisif et son impact vocal, même si le public semble reprendre légèrement son souffle, sans jamais lâcher.
Jeremy McKinnon s’adresse à la foule : « Pas de faux rappel ce soir, on va pas faire genre on part pour mieux revenir. À la place, on va simplement vous dire qu’on joue encore quatre morceaux. » Ovation immédiate.
Et c’est reparti pour un tour : "All I Want" rallume instantanément la flamme dans le pit, qui repart de plus belle.
Petite respiration ensuite avec "It Means A Lot To You", une balade accompagnée de flashs de téléphones, et un public qui chante en chœur sur les lalala.
Puis vient "Flowers", un titre plus récent, qui montre que même les nouveaux morceaux trouvent leur place dans le cœur des fans. Le groupe en profite pour saluer les autres formations de la soirée, dans une ambiance chaleureuse et collective.
Enfin, "All Signs Point to Lauderdale" vient clôturer ce set dans un dernier souffle d'énergie. Le public, lessivé mais ravi, donne tout jusqu’à la dernière seconde.
Un ultime jet de rubans verts et blancs – dont certains finiront coincés dans le plafonnier – donne une touche de poésie à cette conclusion. Pour la vanne, quelqu’un dans le pit dégaine un parapluie.
Une setlist éclectique, mêlant classiques, tubes incontournables et nouveautés bien intégrées. Une scénographie léchée, entre effets visuels, pyrotechnie et moments d’interaction sincère. Pas besoin d’en faire plus .

SET LIST :

1The Downfall of Us All
2I'm Made of Wax, Larry, What Are You Made Of?
32nd Sucks
4Right Back at It Again
5Bad Blood
6Paranoia
7Have Faith in Me
8All My Friends
9Mr. Highway's Thinking About the End
(Shortened)
10Resentment
11LeBron
12Miracle
13All I Want
14If It Means a Lot to You
15Flowers
16All Signs Point to Lauderdale

Dans l’ensemble cette édition du Slam dunk est une franche réussite l’organisation
nous a offert un show parfaitement coordonné, fluide, sans temps mort. Vivement
la prochaine !