Report Shields au Trabendo le 26/01/2018
Stphane Masson
Journaliste

«Soiée Metalcore au Trabendo : Décollage avec Shields»

Créé 26/01/2018
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En ce quasi premier jour de l'année 2018 ou les rayons du soleil atteignent enfin notre peau pâlotte après un déluge de plusieurs jours pour pas dire semaines il se trouve qu'il s'agit également du jour de mon premier concert pour cette nouvelle année qui commence, une sorte de rentrée des classes et cette reprise se fera pour le concert de Escape The Fate au Trabendo avec en guests Set To Stun et Shields.

J'arrive tranquillement au Trabendo vers 18h15 pour une ouverture des portes prévue à 19h00. Je suis surpris il y a seulement une petite vingtaine de personnes dans une pseudo file d'attente ce qui me permet de me faufile aisément pour faire le pied de grue en première ligne et espérer accéder dans les premiers à la salle.

Je rentre dans la salle, même pas en premier, et étant donné l'absence de crash barrière ce soir au Trabendo je m'installe en hauteur au dessus du mersh qui se trouve le long de la fosse. Ceci me permet d'avoir une belle vue d'ensemble et de constater que la salle se remplie tout doucement et qu'il est fort probable que le concert n'affiche pas complet ce soir. Bien que ce ne soit pas la foule des grands soirs force est de constater que le mersh, principalement celui de Escape The Fate, fonctionne plus que bien, les fans se succèdent à un rythme non négligeable ce qui confirme que les connaisseurs sont dans la place.

19h15, les lumières s'éteignent la foule se met à crier et Shields monte sur scène devant une foule clairement en manque de musique. Shields est un groupe de Metal Hardcore londonien qui a la lourde tache ce soir d'avoir à ouvrir le bal. Et bien si il en en avait qui dormaient ils ne dorment plus car ça va envoyer du lourd dès le début. Quelle énergie dégagée par Shields entre la basse qui nous écrase, la batterie qui tambourine à tout va et les riffs qui nous explosent au visage. Avec une puissance indéniable et des mélodie taillée pour les pogos je suis surpris de ne pas voire dans le public de mouvements pouvant s'apparenter à des slams ou justement à des pogos. Pour donner de l'entrain à tout ce petit monde Shields y met tout son coeur et toute sa hargne au point que George Christie (chant) donnera de sa personne et n'hésitera pas à se jeter dans le public et à se désosser le cou tout au long du set avec d'impressionnant headbang surtout avec chevelure ondulée ultra longue à en faire pâlir plus d'un, et je sais de quoi je parle... Shields jouera une demie heure avant de tirer sa révérence suite à un set très musclé comme je les aime.


La petite pause est déjà terminée, il est donc arrivé le moment d'accueillir sur scène Set To Stun groupe Californien de, attention vous êtes bien assis?, groupe de Sci-Fi-Post-Hardcore. Quel programme! Il ne me faudra pas longtemps pour comprendre pourquoi il est fait allusion à la science fiction dans le style musical de Set To Stun. Nous avons affaire à un groupe mené par deux piles électriques à savoir les frères WONG (chanteur bassiste et chanteur guitariste). Un coup nous voyons Damien WONG traverser la foule guitare à la main, un autre coup nous le voyons la jeter en l'air en se demandant comme il va la récupérer, nous voyons en permanence le deux frangins faire des allers et retours de façon frénétique d'un coté à l'autre de la scène. Musicalement c'est aussi de la science fiction avec un hardcore décousu tantôt lourd, tantôt ultra léger limite avec des mélodies pops, ça part dans tous les sens, on sent une musique très torturée. On s'interroge vraiment sur quelle peut être la structure des morceaux au point de se demander si des accords ne sont pas jetés pèle mêle chaque soir et on verra ce que ça donne... Quoiqu'il en soit voici un style nouveau qui ne déplait pas du tout au public présent qui semble devenir aussi excité que la WONG family. Set To Stun est une boule d'énergie brute avec énormément d'idées qui lorsqu'il aura réussi à canaliser cette énergie et à organiser ses idées pourra sans aucun doute prétendre à devenir un grand groupe avant-gardiste.


On se remet doucement de nos émotions en attendant l'arrivée de la tête d'affiche de cette soirée au Trabendo, Escape The fate, groupe de Metalcore américain originaire de Las Vegas. La montée du groupe se fait sous les vivats de la foule qui n'en pouvait apparemment plus de les attendre. Alors que le public semblait plus ou moins immobile jusque là il doit être soudainement pris de fourmillement car, des les premiers accords d'Escape The Fate voila que des vagues humaines se forment pendant que certains téméraires n'hésiteront pas à monter sur scène pour slamer. Escape The Fate comme on pouvait s'y attendre va retourner la salle dans tous les sens avec son Metalcore puissant et mélodique, le groupe va capter l'attention de toute l'assemblée et ce tout au long de son set. Coté énergie Escape The Fate ne donne pas sa part au chien comme on dit, ça sautille dans tous les sens et Craig Mabitt (chant) arpente la scène dans tous les sens sans omettre d'être en permanence en contact avec son public, jouant avec ce dernier tout au long du show. Escape The fate va lui aussi nous en donner une très bonne dose de puissance avec des riffs ravageurs ultra structurés pour pas dire chirurgicaux, des mélodies parfois hypnotisantes qui font que le public se meut comme un seul homme et suit les mouvements de Craig Mabitt. Escape The Fate a confirmé ce soir qu'il s'agit d'un grand groupe de la scène Metalcore et qu'il ne nous reste plus qu'à attendre sagement son prochain passage dans la capitale pour remettre le couvert et venir sauter au rythme de leur musique.

Allez hop it's time to go home, see you soon.



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