«Un set emprunt d'espoir et de résilience présenté au public de l'Olympia »
Ophélie Griffin Journaliste
Rock Alternatif
27/10/2023
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Rival Sons à l’Olympia le 27 octobre 2023
Live Report et Photos : Ophélie Griffin
Ce soir joue à guichets fermés le groupe américain Rival Sons, venu défendre non pas un mais deux albums sortis cette année : Darkfighter et Lightbringer – titres très évocateurs des sujets abordés. D’un côté, combattre les ténèbres et de l’autre, rechercher la lumière. De l’introspection et de l’émotion en perspective ce soir à l’Olympia !
En première partie, est annoncé L.A. EDWARDS, groupe également venu de Californie. Je ne pourrais pas vous dire grand-chose de leur prestation, ayant eu pour information qu’on ne pouvait pas les shooter, je suis arrivée après (alors qu’en fait, si, on pouvait les shooter...).
Je reviens donc au sujet principal de ce soir, Rival Sons. Comme je l’écrivais juste au-dessus, les sujets évocateurs des 2 opus sortis cette année se révèlent également sur les prises de parole de Jay Buchanan. Sur le titre « Rapture », il mentionne que ce dernier parle de transformation et qu’il s’agira beaucoup de transformation tout le long du set. Après trois titres explosifs, cette pause à la guitare sèche viendra marquer un premier tournant ce soir et il y aura bien d’autres dans la soirée.
« I wanna be a Darkfighter, a Lightbringer to the end” entonne Jay toujours accompagné de sa guitare.
On ne peut pas nier le charisme terrible des membres du groupe, même si l’on note en retrait Dave Beste à la basse et le nouveau clavier, qui a remplacé Todd Ögren, ce dernier ayant quitté le groupe cette année. Ca sent le rock, le désert. Jay avec son costume rouge, son tambourin, ses pieds nus mais surtout sa façon de danser, m'évoque l'esprit de Janis Joplin.
On sent beaucoup d’amour communiqué sur le titre “Open My Eyes”, l’échange avec le public est total “Somebody, somebody, somebody come and open my eyes”. Ce titre est suivi d’un solo du batteur Mike Miley, pour réveiller le public présent après l’enchainement de titres plus calmes. Le public est réceptif, même si dans les gradins ça reste très sage pour l’instant.
Il faudra attendre le titre “Pressure and Time”, pour que tout l’Olympia se lève enfin pour chanter avec Jay “I know that we can - (Can we build it up?) Let's get to work every woman and man”.
Une belle communion s’est installée entre le groupe et le public parisien et le groupe ne s’en cache pas “Paris, I love you very very very much. The whole band does”. De retour dans l’émotion avec le titre “Jordan”, qui parle de faire face aux périodes difficiles de la vie. “You are not alone, we are here and you are here with us”. Le public est de nouveau mis à contribution pour faire les chœurs sur le morceau.
J'apprécie particulièrement la scénographie du concert de ce soir, pour chaque titre, une ambiance lumineuse particulière. Entre ombres et lumières, en fonction du thème abordé.
Scott Holiday sort la guitare double manche sur le titre “Darkside” avant d’enchainer sur un solo de guitare. Quelle classe ! Scott est progressivement rejoint par les autres membres du groupe pour un final en apothéose.
Jay Buchanon se retrouve à son tour seul sur la scène, réarfirmant son plaisir d’être présent ici ce soir. Des “je t’aiiiime” fusent depuis le public. Jay s’excuse pour un petit problème à la voix et effectivement, on entend parfois un petit grain mais à vrai dire, c’est du plus grand effet. Il dédie le morceau suivant à son amie Sophie, qu'il est heureux de voir en bonne santé. “My love is stronger than yours” débute le titre “Shooting Stars”, joué intégralement en acoustique. Moment suspendu et sublime, le plus beau de tout le set à mon sens. Enchainé avec l’un de mes titres préférés du groupe “Too Bad”, je peux dire je suis comblée !
Nous arrivons sur la fin du concert, avec le titre “Mosaic” tiré du dernier album. “I can’t wait to sing this song for you” déclare Jay. Après les traditionnels remerciements à la première partie et surtout au public de l’Olympia, “Keep On Swinging” finit le set à la perfection et on va tou.te.s garder ce conseil en tête. L’ovation du public se prolonge longuement après la fin du concert et personne ne semble vouloir quitter la salle (le groupe y compris).
Dans la période sombre que nous vivons, les moments tels que ce concert de Rival Sons sont une ode à l’espoir, à la résilience. Nul doute que la lumière tant recherchée fut présente et partagée entre Rival Sons et le public présent ce soir.
SETLIST :
Mirrors
Do Your Worst
Electric Man
Rapture
Darkfighter
Open My Eyes
Sweet Life
Pressure and Time
Jordan
Bird in the Hand
Feral Roots
Darkside
Face of Light
Shooting Stars
Too Bad
Mosaic
Keep On Swinging
Un grand merci à Live Nation et à l’Olympia pour ce concert.