«La puissance de Nevermore chauffe le Zenith avant l'arrivée de Judas Priest»
STEPHANE MASSON Journaliste
Thrash
17/09/2026
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Il y a des événements à ne pas manquer, et le passage de l’un des derniers Dieux du Métal vivant est un de ceux-là. C’est donc avec une certaine impatience que je me rends au Zenith de Paris pour le concert de Judas Priest avec en première partie Nevermore.
Un concert organisé par Gérard Drouot Productions avec la participation de Replica Promotion.
L’ouverture de cette soirée est donc confiée à Nevermore, groupe américain mélangeant différentes influences métal.
Le style de Nevermore est plus percutant et massif que le heavy metal de Rob HALFORD et consorts mais bougrement efficace pour chauffer la salle remplie de fans de heavy metal.
Nevermore va enchaîner des titres tantôt “accessibles” au plus grand nombre à du prog très technique sans oublier des riffs acérés bien thrash et bien lourds.
Résultat on oscille entre des accalmies et des turbulences hyper pointues et immersives.
Si dès la montée sur scène de Berzan Önen nous sommes surpris par son physique d’athlète, c’est au final sa voix puissante que nous retiendrons et qui colle tellement bien au style de Nevermore.
A titre personnel, je viens de découvrir Nevermore et je sais que désormais le groupe vient d’accéder à ma playlist et que je retournerais les shooter avec grand plaisir.
Setlist :
1- Narcosynthesis
2- My Acid Words
3- Inside Four Walls
4- The River Dragon Has Come
5- The Heart Collector
6- Engines of Hate
7- Born
8- Enemies of Reality
Le changement de plateau est terminé, les lumières se sont éteintes et se rallument sur un énorme backdrop bleu réunissant des éléments de tous les albums de Judas Priest.
Le backdrop tombe et révèle la totalité du groupe au centre de la scène, quelques accords et Rob HALFORD s’avance vers vers nous pendant que Richie FAULKNER et Andy SNEAP prennent position de part et d’autre de la scène: c’est parti pour un concert de haute volée…
Scéniquement parlant on retrouve les classiques en ce concerne les concerts de Judas Priest, à savoir des écrans un peu partout diffusant des images ou autres animations pendant que le groupe nous roule dessus à grand renfort de rythmiques dignes des plus grands groupes de heavy metal.
Le groupe n’y va pas par quatre chemins et pose les bases dès les premiers titres, à savoir “You’ve Got Another Thing Comin’ “ - “Metal Gods” et “Breaking The Law”..! nous indiquant qu’il n’est pas venu enfiler des perles ou trier les lentilles mais bien nous mettre du heavy metal plein la tronche en jouant ses plus grands hits.
Musicalement c’est incroyablement juste, précis, efficace et fédérateur (comme à chacun de leurs concerts en fait…) et si le poids des années se fait sentir physiquement; ce n’est strictement pas le cas dans la voix de Rob qui résonne comme aux premiers jours de Judas Priest, c’est tout bonnement incroyable !!
Les dinosaures du heavy metal n’ont vraiment pas besoin d’en faire des caisses pour mettre le feu au Zénith, au point que Rob HALFORD peut clairement laisser le chant au public qui lui aussi récite les classiques de Judas Priest. Les “papys” du rock savent sacrément bien tenir la scène, fusionner avec le public et obtenir une adhésion totale au point de faire faire des vocalises à toute la salle…
Dix sept titres lancés à cent à l’heure, un Zénith qui a passé une superbe soirée alors entendre résonner “We Are The Champions” n’est strictement pas mégalo mais la vérité mise à nue.
Merci Judas Priest.
Setlist :
1- You’ve Got Another Thing Comin’
2- Metal Gods
3- Breaking The Law
4- The Ripper
5- The Sentinel
6- Desert Plains
7- Lightning Strike
8- Turbo Lover
9- Steeler
10- Delivering the Goods
11- Panic Attack
12- Victim of Changes
13- No Surrender
14- Painkiller
15- Electric Eye
16- Hell Bent for Leather
17- Living After Midnight