Report Lionheart à La Machine du Moulin Rouge le 11/10/2022
Stephane Masson
Journaliste

«Lionheart Enfonce le clou de cette soirée de dingue...»

Créé 11/10/2022
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Live-report LIONHEART / TERROR / GET THE SHOT / DYING WISH @La Machine du Moulin Rouge – 11 octobre 2022
Photos : Stéphane Masson
Live-report : Hell Haine

Il ne fallait pas être fatigué en ce 11 octobre pour vivre le concert qui allait se produire à la Machine du Moulin Rouge. Soirée 100 % Hardcore, soirée 100 % bordel dans le pit ! Il faut dire qu’avec LionHeart, Terror, Get The Shot, on s’attend à du dur dans la fosse et et de la pure puissance sur scène, et on ne va pas être déçus !

Ca commence par les américains de Dying Wish. Le groupe mené par Emma Boster, va chauffer une fosse encore éparse, mais déjà investie par les fans du groupe. On retrouve tous les codes du Hardcore. Ca bastonne déjà bien. Les musiciens sont carrés et balancent des rythmes bien énervés. La chanteuse, tout sourire, vient au devant du public et ne ménage pas ses efforts pour mettre le feu à la fosse. Si les morceaux sont plutôt bien foutus, le chant manque un peu de puissance sur les growls. Le chant clair est solide, mais au fur et à mesure des 30 minutes du set, il y aura quelques signes de faiblesse sur les growls. Mais l’essentiel est là : la jeune formation a fait le boulot, la chaleur commence à monter de la fosse. Le public est à point pour la déferlante Get The Shot qui suit.

Changement rapide de plateau pour faire place aux canadiens de Get The Shot. La fosse se remplit à vitesse grande V et les québécois ne tardent pas à débouler sur scène pour transformer la fosse en chaos instantané. Fort d’un album fraîchement sorti, « Merciless Destruction », c’est exactement à quoi ils vont s’employer pendant 30 minutes. Tout est solide : les gars, la technique, la brutalité de la musique, la présence scénique. Si on retient principalement la déflagration qu’ils infligent, il faut noter que tout est maîtrisé. J-P tient d’une main de maître la fosse et n’hésitera pas à s’y jeter pour chanter porté par le public. Les guitares sont équilibrées et balancent des riffs assassins et les solos bien placés. On sera gratifié d’un feat. de Rob Watson sur ‘DeathBound’ Le groupe est engagé dans des causes qui lui tiennent à coeur et tout autant engagé sur scène, ne laissant aucun répit aux pauvres fous gesticulant dans tous les sens transformant la fosse en fournaise.

La soirée montant en intensité, on se demande comment le public va terminer ? La plupart profite de la pause pour aller se désaltérer et reprendre quelques forces avant le mastodon Terror.
Les américains ne nous font pas patienter longtemps. Même topo : la fosse est condensée, cela promet un nouveau set éprouvant pour les organismes. Et c’est parti pour la demi-heure réglementaire.
Terror a lui aussi dans sa besace un nouvel album sorti cette année « Pain Into Power », pour autant nous n’aurons droit qu’à 2 morceaux de ce dernier, le groupe préférant piocher ça et là les morceaux marquants de sa riche discographie. Et c’est une bonne stratégie car tout le monde s’en donne à coeur joie que ce soit pour scander les morceaux que de se bousculer dans le pit.
Scott Vogel est toujours impressionnant n’hésitant pas, comme à son habitude, à faire monter le public sur scène transformant celle-ci en annexe du pit, et en passant le micro pour laisser chanter les fans ravis. Le groupe met clairement le feu à la Machine. Le son est bon, les guitares agressives. C’est concis et expéditif. Il n’y a aucun répit. Dans la fosse ça part dans tous les sens et on assiste même à un « concours » de sauts plus acrobatiques les uns que les autres, au risque d’atterrir... directement sur le sol (aïe!). Bref, on connaît la formule mais celle-ci fonctionne à chaque fois. Merci bonsoir !

Set list :

The 25th Hour
Overcome
Pain into Power
Stick Tight
Spit My Rage
Always the Hard Way
Can’t Help but Hate
One with the Underdogs
Keep your Mouth Shut
Keepers of the Faith

Enfin, ne partez pas tout de suite, reste Lionheart, la tête d’affiche de cette soirée, qui aura droit à un peu plus de temps que les autres autres (mais pas trop quand même). Même recette que les groupes précédents : brutal !!
Rob Watson arrive sur scène tel un guerrier, et c’est parti pour un set bien énervé. Dès les premières notes, la fosse part en vrille. Même les plus fatigués des trois précédents sets puisent dans leurs dernières forces pour partir à la bagarre. Le batteur, d’allure plutôt chétive, n’en est pas moins puissant martelant sa batterie et assurant une section rythmique avec Richard Mathews percutante donnant le ton : c’est sans pitié. Walle Etzel, le guitariste semble parfois amusé par le public et ses tentatives de slam, stage diving et autres figures de style, sans pour autant oublier de balancer des gros riffs bien lourds avec son compère Nik Warner. Les deux assène une violence sonore sans concession enchaînant les titres qui mettent tout le monde d’accord. Sans oublier la reprise des Beasty Boys qui sera
scandée par l’ensemble de la salle. Ils achèvent le set (et le public) sur leur ‘LionHeart HardCore’. Les corps fatigués et éprouvés
vont pouvoir aller se reposer.
Merci à tous les groupes pour cette soirée pure hardcore comme on les aime.

Set List :

Cali Stomp
Burn
Death Comes In 3’s
Trial by Fire
Vultures
Keep Talkin’
Hail Maru
Live by the Gun
When I get Out
Still Bitter Still Cold
Bor Feet First
Lock Jaw
Love Don’t Live Here
Fight for your Right (To Party) (Beasty Boys Cover)
LHHC