Report La Guerre du son le 20/07/2019
Stephane Masson
Journaliste

«La Guerre du Son seconde journée»

Créé 20/07/2019
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Il est temps de retourner faire un saut à La Guerre du Son et d'assister à la seconde et dernière journée de ce festival dont je sais déjà je ferai un petit tour en 2020...

Nous commençons, sur la scène principale, avec le groupe Kunckle Head. Knuckle Head est un duo français de Dark Country et à la tête d'un EP intitulé « First Ride » sorti en 2016. Ils ne sont peut être que deux sur scène mais les auras qui se dégagent de Jack (Batterie) et Jock (chant et guitare) suffisent à remplir tout l'espace de cette scène qui pouvait paraître un peu trop grande. Le son et les compositions de Knuckle Head respirent belles et bien la Country et le bon Rock sudiste énervé avec un Jack vraiment très charismatique qui n'épargne pas une seconde sa batterie…
Kunckle Head était un vrai délice et sans conteste possible le groupe idéal afin de se remettre en jambes pour cette seconde journée.


On enchaine avec un autre duo français à savoir Sound Of Dust. Sound Of Dust est un groupe qui mélange intelligemment le Rock et le Blues. Ce qui m'impressionnera le plus ce sera la prestation scénique de Dorian (guitare et chant). En effet, nous avons l'impression que sa guitare n'est rien de plus qu'une extension de son corps, comme un troisième bras qu'il manipule avec un aisance incroyable. En plus d'être un excellent technicien il est également un show man né, tantôt dans le public, tantôt perché sur la grosse caisse de la batterie et toujours à faire des bons !!!
Ca swingue ça bouge et on aime ça.


Retour sur la scène A pour voir évoluer Pogo Car Crash Control groupe français de, comment dire… de musique Genre Wesh (dixit le groupe). Pogo Car Cash Control est composé de membres âgé d'une vingtaine d'année en moyenne et bien croyez moi ce n'est pas la hargne, la puissance et le professionnalisme qui leur fait défaut loin delà !!!
Voici donc le mélange parfait pour générer les premiers pogos, slams et autres circles pit. Pogo Car Crash Control va donc mettre un foutu merdier pour le plus grand plaisir de tous avec des compositions remplie de rage.


A peine remis de nos émotions qu'il faut migrer vers la scène B avant l'arrivée de Landslide. Landslide est un groupe d'Indie Pop originaire de Besançon. Je ne connaissais ce style musical avant de venir poser mes fesses devant Landslide mais ce que je peux vous dire c'est que je ne suis pas déçu de ce que j'entends. C'est rythmé comme il faut et c'est plus pêchu que ce que « Indie Pop » pourrai faire imaginer et cela reste un plus calme que Pogo Car Crash Control ce qui permet en plus de se régaler musicalement de reprendre un peu son souffle.


Bon bah si vous n'aviez pas profité de Landslide pour reprendre un peu de force en mode lézard sur la pelouse ou autour d'un verre de bière le prochain concert risque de vous mettre en souffrance très rapidement. Et oui c'est l'heure d'accueillir Black Bomb A groupe français de Punk, Metal et Hardcore. Comme prévu c'est le merdier total pendant tout le set de Black Bomb A qui va retourner le public comme une pauvre petite crêpe. L'énergie libérée par le groupe est impressionnante et sera constante pendant tout le set, de plus elle sera communicative car il n'y aura pas besoin de demander des circles pit au public car il les fera de lui même tellement il sera emporté par la vague d'énergie Black Bomb A.
Ce pas une claque que Black Bomb A nous a mis mais une putain de gifle une fois de plus !!!


C'est donc presque en rampant que la transhumance des festivaliers se fait en direction de la scène B pour Daale. Daale est un trio qui nous propose du Grunge Rock. Il faut avouer qu'il n'est pas aisé de prendre le relais de Black Bomb A surtout que les concerts s'enchainent. Nous n'avons pas eu le temps de remettre notre cerveau en place que Daale nous envoie des riffs à la fois acérés et légers comme seul le bon Grunge peut nous offrir, ce qui est très agréable après les riffs bien lourds de BBA…
Le public semble un peu léthargique mais n'est pas du tout insensible à la prestation de Daale bien au contraire !! Trente minutes cela passe vite il est donc déjà temps pour Daale de nous saluer…


Nous nous retrouvons donc tous devant la scène A pour la montée sur les planches de Oomph !, rappelons que Oomph ! est un groupe d'Industrial Metal allemand né en 1989, de nombreux albums à son actif et source d'inspiration de nombreux groupes dont je terrerai le nom…Oomph ! c'est précis, puissant, mélodique et ça vous file la patate un truc de dingue surtout quand on a un Dero (chant et percussion) qui est survolté.
Avec Black Bomb A je pense qu'il s'agit du groupe qui à cette heure aura le plus communiqué avec le public. En tout cas ce sera le seul qui se trouvera face à une belle panne de courant probablement due au disjoncteur qui a fait des siennes devant les assauts des accords allemands. Nous noterons la capacité de Dero à jouer avec la foule en attendant que tout revienne en ordre, il faudra en effet attendre, après le retour du courant, que les claviers se réinitialisent afin que Oomph ! puisse reprendre le show. Pour nous occuper voilà que Dero se met aux percussions et chante avec nous un bon vieux « Ca plane pour moi »… je crois rêver lol
Nous aurons eu le droit avec Oomph ! à 1h30 de plaisir brut sous des lumières enfin utilisées et nous aurions aimé que ça dure plus longtemps…



Dernier mouvement de foule en direction de la scène B, enfin pour ceux qui sont encore en état de le faire. Une fois sur place nous avons le plaisir de voir évoluer devant nous le groupe The Maniax. Il s'agit d'un groupe de rock déjanté qui qualifie son style de « Crossover Rock'N'Roll ». Crossover ou pas c'est un putain de bon Rock percutant que The Maniax nous propose, nous aurons tous remarqué la tenue de scène des membres du groupe à savoir costard cravate ou noeud papillon !! J'en profite pour placer qu'il est très agréable qu'en plus de voir des groupes avec une identité musicale de voir ces derniers est une sorte d' « identité visuelle » qui change un peu du t-shirt ou du jean's troué…
Et bien The Maniax a les deux identités et c'est suffisamment rare pour le préciser.
The Maniax en tout cas en aura profité pour nous pomper un peu plus d'énergie avant d'aller mettre un point final à La Guerre du Son édition 2019.


Pour le point final de cette nouvelle édition le coup de grâce nous sera asséné par un être démoniaque et sa bande tout droit venus des bas fonds de notre terre ou du tréfonds de notre esprit : Shaârghot. Si je parlais quelques lignes plus haut d'identité visuelle alors autant dire qu'avec Shaârghot on touche la perfection dans le domaine et encore, ce soir pour des raisons indépendantes de la volonté de la bête les Shadows ne pourront pas se joindre au spectacle.
Shadows ou pas le décor en reste pas moins terrible, des détails post apocalyptique partout et cet écran géant c'est une riche idée. Coté musique et bien c'est juste ENORME. Shaârghot ça tape dans tout les sens à grands coups de riffs d'Indstrial Metal, saupoudré de samplers type techno et électro. La folie du Shaârghot envahie peu à peu le public tel une gangrène créant ainsi à coup sur de nouveaux disciples prêts à rejoindre les troupes du Shaârghot.
Sur scène Etienne (chant et le Shaârghot) est possédé par son personnage et saute partout, fait des allers retours dans la foule et beugle à sans décrocher les cordes vocales. Bruno (guitare) avec ses allures de Borg (confère Star Trek) et ses rayons laser ou ses feux d'artifices sortant de sa guitare c'est géant. N'oublions pas Clémence qui torture sa basse et Olivier qui explose sa batterie comme un damné.
Vous l'avez compris, affronter Shaârghot c'est systématiquement une expérience incroyable que je vous impose d'aller vivre dès que l'occasion vous en sera offerte mais je vous préviens, vous ne serez plus jamais le même…




Les lumières s'éteignent, les amplis se taisent, il est temps pour les survivants de quitter les lieux et de dire : « A l'année prochaine ».