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Report La Guerre du Son le 19/07/2019

«Première journée à La Guerre du Son »
STEPHANE MASSON
Journaliste
Festival
19/07/2019
3458 vues
Pour le week-end du 20 juillet United Rock Nations va vous faire voyager dans le Doubs et plus précisément dans la commune de Landresse ou va se dérouler les 19 et 20 juillet le festival La Guerre du Son, dont c'est déjà la seizième édition et qui verra se succéder pas moins de 18 groupes allant du Rock au Metal en passant par le Punk.

L'ouverture des portes est prévue pour 18h30 mais votre humble serviteur se rend sur les lieux vers 17H30 histoire de prendre ses marques et d'aller récupérer l'accréditation.

Arrivé sur place je comprends de suite que tout ou partie de Landresse a été réquisitionné comme bénévole sur le festival, en effet le placier pour le parking est âgé d'au moins 13 ou 14 ans, jeune ou pas il est super efficace.

Je récupère l'accred et me rapproche des portes mais je suis interpellé par l'un des bénévoles qui me dit qu'avec un pass press je peux accéder dès maintenant au site en entrant par l'entrée des artistes…

J'entre donc sur le site, coté artiste, et j'apprends que les journalistes et photographes ont accès en permanence aux loges des artistes, ce qui n'est pas courant et, cerise sur le gâteau, nous avons accès en illimité à deux tireuses à bière!!

Je passe dans la zone « publique » du festival et j'ai le plaisir de constater que La Guerre du Son est un festival à taille Humaine qui s'est installé dans un champ parfaitement adapté pour accueillir ce type d'événement.
Nous y trouvons deux scènes, la principale que j'appellerai A, se trouve dans un grange et posée juste à coté, sur sa gauche, nous avons la scène B de taille beaucoup plus modeste et accueillant les groupes locaux.
Tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment est là, il n'y a plus qu'à laisser entrer les festivaliers.
Ces derniers arrivent au compte goutte mais qu'on soit clair, même si l'arrivé de ces derniers est lente le festival sera bien plein !!

Le difficile exercice d'ouvrir le festival est confié à Fallen Lillies groupe de Rock originaire de Montbéliard qui a migré en région parisienne depuis quelques temps maintenant et à la tête de deux albums. Les premières notes du festival s'envolent et le Rock pêchu et énergique des Fallen Lillies ne perdra pas de temps pour s'exprimer. Les festivaliers sont loin d'être tous arrivés mais ceux qui sont présents en prennent pleins les gencives d'entrée de jeu.
Le groupe va enchainer quarante cinq minutes de set au cours duquel certains messages seront glisser tel que « ce n'est pas parce qu'une chatte passe que les chiens doivent aboyer »… tout ceci dans une chaleur approchant l'intolérable sous cette grange, chaleur qui fera couler délicatement le maquillage des yeux d'Hélène (chant et guitare) et nous obligeant de ravitailler Laurine (basse) en cervoise en cours de show pour éviter une déshydratation subite.
Le festival est lancé de bien belle manière par Fallen Lillies et le ton est donné, le festival va être énergique.


On passe de la scène A à la scène B pour y voir évoluer Demon Vendetta, groupe de Rock et Heavy Rock, composé d'un trio venant de Paris, Besançon et Genève, « l'axe du mal » comme le dit si bien Nasty Samy (guitare). La prestation de Demon Vendetta est exclusivement instrumentale et parfois agrémentée d'un peu de samplers. En tout cas ça va vite et c'est très technique, le public est entre la surprise et l'admiration devant la prestation du groupe. Certaines mélodies feront penser à Pulp Fiction ce qui n'est pas pour déplaire il faut bien le dire. Les 30 minutes allouées à Demon Vendetta sont passées comme une flèche, il est déjà temps de revenir du coté de la scène A.



Avant la monter sur les planches de Banane Metalik l'on remarque que le décor sur la scène A à totalement changé, en fait il y a tout simplement décor à grand renfort de cercueil, d'os qui jonchent le sol ou de bras démembrés accrochés au micros. Banane Metalik, est un groupe en provenance directe des enfers du Punk et du Gore'n'Roll. Les gars sont à peine montés sur les planches de la grange que c'est déjà le bordel dans le public…
Avant d'aller plus loin je fais une parenthèse sur les tenues et maquillages du groupe qui sont exceptionnels et permettent en plus d'être du plus bel effet de permettre aux photographes de s'éclater comme des dingues.
Je reprends le cours du report.
Il vaut être franc, mis à par le fait de dire que les Bananes Metalik sur scène c'est de la folie je ne sais pas quoi vous dire d'autre. Musicalement c'est propre et c'est du costaud, vous ajoutez à cela un Ced666 (chant) survolté qui dès le second titre du set demande au public d'envahir la scène, puis qui ne cessera de descendre dans le pit photos afin d'être au plus proche du public qui n'arrête pas de slamer. Ced666 finira logiquement par se jeter dans la foule et par être porter par les fans avant de remonter sur scène et de demander que le public l'envahisse une dernière fois avant de nous dire au revoir à très vite.
L'on m'avait prévenu qu'un concert de Banane Metalik c'était énorme et bien je vous le confirme alors n'hésitez plus et prenez un billet pour leur tournée…


Pas de le temps de récupérer car il faut déjà filer du coté de la scène B pour assister au concert de Membrane.
Membrane est un groupe de Rock fondé en 2000, originaire de Vesoul, composé de trois membres et qui a déjà mis au monde cinq albums. Le Rock proposé par Membrane est efficace faisant succéder avec brio les riffs tantôt pêchus et tantôt plus calmes. Le public semble comme absorbé mais reste malgré tout relativement calme, ce qui peut s'expliquer après avoir subit la déferlante Banane Metalik. Quoiqu'il en soit force est de constater que beaucoup écoutent avec un plaisir non dissimulé Membrane mais hélas, ils le font de loin car ils se sont probablement accrochés aux barrières de la scène pour la venue de No One Is Innocent !!


No one se présente devant nous et l'euphorie, l'énergie et l'envie de sauter partout envahie tous les festivaliers. No One Is Innocent, groupe de 25 ans d'expériences, de nombreux albums et d'innombrables prestations scéniques, dont un bon nombre en présence de votre serviteur, font qu'il s'agit de l'un des groupes de Rock, Heavy Metal majeur de la scène française. Etant un habitué des concerts des No One je n'ai donc aucune surprise de constater qu'ils vont mettre le feu à toute l'assistance, les slams s'enchainent et tout le monde s'éclate.
Kemar (chant) égal à lui même est une boule d'énergie qui ne vous explose pas au visage mais qui vous porte haut pour pouvoir vivre à fond le son et les textes des No One. Lors du concert je vais également constater à de nombreuses reprises le plaisir que prend No One Is Innocent à être devant nous ce soir. En effet, Gael (batterie), Shanka (guitare) et Poppy (guitare) arboreront à de nombreuses reprises des sourires allant jusqu'aux oreilles et pour les deux derniers, ils ne pourront résister à l'envie de venir au contact direct des festivaliers à plusieurs reprises !!
Vous l'aurez tous compris, j'ai déjà hâte de revoir No One Is Innocent et il est clair je ne suis pas le seul…



On change à nouveau de scène mais cette fois ci l'on va également changer sévèrement de style avec Assigned Fate groupe de Metal, Death Metal Technique originaire de Pontarlier et avec à ce jour un album au compteur. Six gaillards montent sur la petite scène B, dont une mention spéciale à Thomas (basse) pour cette jolie salopette en mode plombier polonais je dis ça je dis rien)…
Dans la fosse les fans sont au rendez vous car j'ai l'impression d'être le seul à ne pas encore connaître Assigned Fate. Les premières notes sont lancées et la foule vient s'écraser contre la scène et éjecte manu militari tous ceux qui n'entrent pas dans les pogos !!
Le chant guttural de Tik et de Seb ne laissent pas de place au doute, nous sommes face à du lourd, Assigned Fate ça cartonne sévère et ça tranche un peu avec les groupes précédents et même avec le suivant à savoir Soulfly.



Direction Soulfly, formation Metal-Thrash Metal avec à sa tête l'emblématique Max CAVALERA et le fiston Zyon à la batterie en lieu et place de son oncle Igor CAVALERA. Quel plaisir de voir arriver devant nous un Max (chant & guitare) avec un incroyable sourire et une pêche incroyable avant de nous envoyer des riffs bien lourds avec son quatuor surexcité. Le jeu de scène de Soulfly n'est vraiment pas ce qu'il y a à retenir du set, chaque membre reste plus ou moins dans son coin mais chacun d'entre eux dégage une puissance invraisemblable alors autant vous dire que l'on prend une giga claque quand Soulfly se lâche…
Un autre petit plaisir est de voir Zyon avec son père, d'ailleurs mention spéciale à Zyon qui explose sa batterie comme un damnée malgré une main droite blessée et bandée…
Rappelons aux plus jeunes d'entre nous que la première participation de Zyon avec son père date de l'époque de Sepultura, en effet lors de l'intro de Refuse/Resist l'on entend des battements de coeur et bien se sont ceux de Zyon lors d'une écographie, comme quoi il était destiné à jouer avec papa qui pour ne pas changer ses habitudes joue uniquement avec quatre cordes sur sa guitare, les deux dernières (la SI et la MI) ne donnant pas de son assez violent et lourd il n'en voit pas l'intérêt…
Voici donc une belle rafale de gifles donnée par Max et sa bande et il va être compliqué de s'en remettre avant d'aller voir Le Massacre !!



C'est parti pour Le Massacre sur la scène B, avec Le Massacre nous revenons à une formation de trois musiciens, guitare chant, batterie et samplers. Petit détail assez sympa que l'on note dès notre arrivée est la présence d'un écran relié à un caméscope et sur cet écran vont parfois défiler des mots ou morceaux de phrases et parfois il s'agira tout bonnement des images de la fosse qui est filmée via le caméscope. Coté musique nous avons à faire à une musique d'ambiance parfois psychédélique en mode stoner parfois plus Rock, voilà un bien joli mélange appelé Break Noise par le groupe. L'effet Break Noise permet à chacun de partir dans ses pensées et de se laisser porter au rythme du son envoyé par Le Massacre ce qui est fort agréable…


Dernière migration de la journée vers la scène A pour profiter de la prestation de Iphaze. Nous nous trouvons devant une scène composée d'un écran principale, d'une batterie surélevée sur la droite et une table rempli de samplers sur la gauche. Les toulousains vont nous proposer ce que le groupe appelle de la Bass Music. Nous faisons alors face à un son Electro Ambiance très puissant à grand renfort de basses bien lourdes, ce qui est la moindre des choses pour ce type de musique, le tout étant en accord avec le défilement des images sur l'écran géant. Pour le coup plus de pogos ou autres slams mais des festivaliers hypnotisés (la transition entre Soulfly et Iphaze avec Le Massacre prend tout son sens) sautillants sur place tout en laissant aller leurs bras au grés de leurs envies et dodelinant de la tête au rythme imposé par Iphaze.
J'adore et je ne suis pas la seul…1h15 en mode techno et il est temps de dire bonsoir à Iphaze !!


Voici donc une bien jolie conclusion pour cette premiere soirée de la seizième édition de La Guerre du Son