Report JUDAS PRIEST @ Zénith de Paris le 27/01/2019!
Peetoff
Journaliste

«Et si parfois on pouvait commencer à se poser des questions que la longévité et la forme du groupe, ce soir ils ont prouvé qu'ils étaient là et bien là et encore pour un moment !! The Priest will be back»

Créé 27/01/2019
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Report : Hell Haine
Photos : Peetoff

C'est en ce dimanche glacial que les fans de Heavy Metal s'étaient donné rendez vous au Zenith de Paris pour se réchauffer un peu avec un des groupes mythique de la scène Heavy, j'ai nommé Judas Priest.

Et c'est à Disconnected que la tache incombe de réchauffer nos corps frigorifiés, (en plus de la bière). Et ce n'est pas chose aisée que d'ouvrir pour un monument comme Judas Priest, mais les français avaient compris l'enjeu et avaient durement travaillé pour préparer le set.
Forts d'une tournée récente avec Tremonti, ils ont ce soir démontré tout leur potentiel au cours des 30 minutes qui leur étaient accordé.
Ils débutent le set par, Living Incomplete, morceau résumant bien l'étendue de leur talent passant de rythmes effrénés à des nappes plus aériennes et mélangeant chant clair et growl.
On sent bien dans leurs chansons l'influence d'Alter Bridge que ce soit dans le chant clair ainsi que les riffs de guitares puissants. Si le public n'attend qu'une seule chose, Disconnected saura mettre dans leur poche une bonne partie des personnes devant eux par leur énergie, leur spontanéité, leur sincérité évidente et la joie communicative d'être là. Une partie de la fosse répondra même à l'appel à sauter sur, Losing yourself Again.
Par plusieurs fois dans le set, le frontman n'aura de cesse de clamer sa joie d'être là « tels les enfoirés les plus chanceux de France ».
Soutenus par un light show très bleuté qui installe une belle ambiance et un son propre, ils vont délivrer un show punchy qui saura en convaincre plus d'un à la sortie. Beau travail messieurs !

Set list Disconnected :
Intro
Living Incomplete
Blind Faith
Losing Yourself Again
For All Our Sakes
White Colossus


Judas Priest

Même si le Zenith n'affiche pas complet, tout le monde semble s'être rejoint dans la fosse pour être au plus près des gods of metal au son de War Pigs de Black Sabbath qui sonne l'heure du concert.
Le levé de rideau se fait sur l'énergique "Firepower" tiré de l'album éponyme laissant découvrir une scène arborant le logo du groupe sur le back drop et les déco masquant la régie technique et l'immense garde robe du chanteur (mais nous en parlerons plus tard).

Dès le premier morceau on se réjouit de voir un Rob Halford en forme arpentant la scène et qui assez rapidement viendra jouer avec le public, et même si ce dernier est réceptif, il reste plutôt calme écoutant de façon quasi religieuse les classiques du groupe.
Sur Sinner le back drop laisse place à un écran géant sur lequel s'affichera entre autre, les pochettes des albums des morceaux joués. Et, les premières notes de The Ripper commencera à réveiller le public qui esquissera un pogo.
Si Rob Halford s'impose en vrai maître de cérémonie, les musiciens sont calés, Richie Faulkner faisant toujours le show lors de ses solos impeccables et Andy Sneap (remplaçant de Glenn Tipton) assure tout en puissance et en sobriété.

Les titres s'enchaînent et, surprise, voilà qu'ils annoncent Killing Machine titre qui n'avait pas été joué depuis 40 ans ! Un pur moment de bonheur pour les fans hardcore. Et s'en suit une reprise inspirée de The Green Manalishi de Fleetwood Mac, avant un moment de douceur avec Night Comes Down.

Mais la tension va remonter avec Freewheel Burning qui va refaire monter le rythme sur scène et dans le public.
Régulièrement entre deux chansons, Rob Halford part se changer nous dévoilant sa collection impressionnante de veste à franges, en lamé, en cuir, cloutées, à paillettes… à faire blêmir certaines divas ! Et cette fois, il revient aux premières notes de Hell Bent for Leather avec une nouvelle veste mais sur sa moto déclenchant les cris de la foule.

La fin est proche et Scott Travis (batteur) s'adresse à la foule en lui demandant qu'elle morceau elle veut entendre. N'a-t-il pas fini sa phrase que le public hurle déjà Painkiller.
Si Rob Halford a été impeccable tout au long du set, il faut avouer que les montées vocales sur ce morceaux sont plus difficiles qu'à l'accoutumée.

C'est après quelques courtes minutes de pause, que Judas Priest revient pour un rappel monumental avec un enchaînement de morceaux puissant et un des titres phares du groupe anglais, Breaking the Law illustré par un drapeau british. Et c'est sur Living after Midnight que se terminera le concert, court mais l'essentiel était la.

C'est certes, un concert « best of » assez classique que Judas Priest a livré ce soir avec quelques belles surprises, mais c'est avant tout un très beau et bon concert auquel on a eu la chance d'assister. Et si parfois on pouvait commencer à se poser des questions que la longévité et la forme du groupe, ce soir ils ont prouvé qu'ils étaient là et bien là et encore pour un moment !!

« The Priest will be back»

Setlist JUDAS PRIEST :

War Pigs (intro)
Firepower
Running wild
Grinder
Sinner
The Ripper
Lightning Strike
Desert plains
No surrender
Turbo Lover
Killing Machine
The Green Manalishi (with the Two Prong Crown) cover Fleetwood Mac
Night Comes Down
Rising From Ruins
Freewheel Burning
You've Got Another Thing Comin'
Hell Bent for Leather
Painkiller

Encore:
The Hellion
Electric eye
Metal Gods
Living After Midgnight
We are the Champions (outro)


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