Report Heaven Shall Burn à l'Olympia le 01/02/2023
Stephane Masson
Journaliste

«C'est au tour d'Heaven Shall Burn de retourner l'Olympia»

Créé 01/02/2023
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En cette soirée riche en événements musicaux j’ai jeté mon dévolu sur le concert en co headline de Trivium - Heaven Shall Burn avec en premières parties Obituary et Malevolence à l’Olympia.
Concert organisé par Live Nation.

Avec quatre groupes à l’affiche c’est à 18H30 que le coup d’envoi est donné par Malevolence hélas devant un parterre un peu trop clairsemé à mon goût…c’est ça de commencer si tôt…
Malevolence, groupe de metalcore britannique est pour moi une découverte.
Force est de dire que je ne suis pas déçu car il s'agit d’un groupe qui est un mélange en Hatebreed et Pantera alors autant vous dire que je suis aux anges…
Malevolence, ça frappe fort et ça vous file une foutue envie de sauter partout comme Alex Taylor (chant) qui passe d’un côté à l’autre de la scène en nous gratifiant à l’occasion de magnifiques bons rageurs comme seul le metalcore peut nous offrir.
Je constate rapidement que je devais être le seul à ne pas connaître ce groupe car le public est bien chaud et connaît les textes de Malevolence sur le bout des doigts!!
Les titres s'enchaînent et ça passe vite, trop vite c’est donc sur un petit goût de pas assez que nous sommes obligé de remercier Malevolence pour cette prestation au combien percutante.

Changement de plateau et d'ambiance avec un groupe de death metal américain que l’on ne présente plus : Obituary. Le groupe défend les couleurs de son tout dernier album “Dying of Everything”.
Avec Obituary il y a des choses immuables à savoir : Trevor Peres (guitare) sur votre gauche, face à vous Donald Tardy (batterie) , Terry Butler (basse) et Kenny Andrews (guitare) sur votre droite et ce quatuor ne bougera pas (j’avoue c’est plutôt logique en ce qui concerne Donald), des lights plutôt sombres et John Tardy (chant) qui arpentera la scène et passera d’un membre à l’autre.
Mais, et oui y a toujours un mais, c’est que musicalement parlant Obituary est un putain de rouleau compresseur de malade. Malgré un son de guitare moyen, une chape de plomb vient de se poser sur les épaules du public venu en masse pour les voir.
Avec presque 40 ans d'existence, Obituary prouve à nouveau qu'il est et restera un pilier du death metal mondial.
Le public est hypnotisé par Obituary et, force est de constater que certains ont quitté l’Olympia après le set d’Obituary…

Setlist :
1- Redneck Stomp
2- Sentence Day
3- A Lesson in Vengeance
4- Visions in My Head
5- The Wrong Time
6- Circle of the Tyrants (Celtic Frost cover)
7- Dying of Everything
8- I’m in Pain

Nous changeons à nouveau de style en accueillant le groupe allemand de death metal mélodique avec, à mon sens, de petites touches de metalcore, Heaven Shall Burn.
Si supra je parlais de rouleau compresseur la nous sommes plus en présence d’un marteau piqueur qui n’arrête pas de vous marteler la tête à grands renforts de riffs percutants.
Marcus Bischoff, dont les cheveux ont bien poussé depuis le Hellfest et vêtu de son éternelle chemise rouge, s'arrache les cordes vocales tout en invitant le public à se lancer dans des circles pits effrénés.
Côté public justement la guerre est déclarée et se sont des dizaines de fans du groupe qui viennent s’échouer dans les bras bienveillants de la sécurité.
L’ambiance est juste explosive et la température est clairement montée d’un cran…
Heaven Shall Burn ne va nous laisser aucun répit et nous envoyer du son puissant tout au long de leur set qui va durer une heure cinq et, je peux vous assurer qu’après cela la buvette a été prise d’assaut car il faut absolument s’hydrater…

Setlist :
1- My Heart and the Ocean
2- Bring the War Home
3- Übermacht
4- Voice of the Voiceless
5- Hunters Will Be Hunted
6- March of Retribution
7- Thoughts and Prayers
8- Behind a Wall of Silence
9- Profane Believers
10- Black Tears (Edge of Sanity cover)
11- Endzeit
12- Numbing the Pain
13- Tirpitz

Une fois remis de nos émotions, il est temps de prendre une dernière giflasse nous attend avec Trivium groupe de thrash metal tout droit venu de chez l'Oncle Sam et que l'on ne présente plus.
Un grand drap noir s’est place entre la scène et le public. L’intro vient doucement chatouiller nos oreilles, les premiers riffs résonnent, le rideau tombe et…c’est le merdier total!!
Trivium montre de suite qui est le patron, un son de malade, des lights à tomber sur le cul (chouette je suis photographe) et une énergie débordante émanant de chaque membre du groupe.
Il en faut pas moins pour que le public soit dans tous ses états, ça bouge dans tous les sens, maintenant c’est une pluie de slammeurs qui vient terminer son parcours dans le pit photo.
Matt Heafy (chant/guitare) et sa bande sont vraiment au meilleur de leur forme, une puissance incroyable se dégage du groupe, une puissance absorbée par un public et aussitôt utilisée dans les pogos et autre circle pit.
Matt Heafy est tellement à fond qu’il finit par se planter en annonçant “To the Rats” en demandant au public de commencer le circle pit avant avant de dire en se marrant qu'il s'est trompé de chanson et joue donc “Throes of perdition” avant d'enchaîner avec justement “To the Rats”.
Nous noterons le passage du gratteux de Malevolence sur “Like Light to the Flies” et celui de Heaven Shall Burn sur “In Waves”.
(Vous noterez que je n’ai à aucun moment fait allusion à la langue de Matt Heafy mais je rassure de suite ses fans cette dernière était de sortie tout au long du set ;) )

Voilà, le set de Trivium est terminé, et voilà ce qui s’appelle prendre une énorme claque dans la gueule pour terminer cette soirée cousue d’or avec une telle affiche…

Setlist :
1- Rain
2- Pillars of Serpents
3- Strife
4- Amongst the Shadows & the Stones
5- Like Light to the Flight (with Josh Baines of Malevolence)
6- Black
7- Feast of Fire
8- Throes of Perdition
9- The Heart From Your Hate
10- In Waves (with Alex Dietz of Heaven Shall Burn)
11- Pull Harder on the Strings of Your Martyr