«C'est parti pour la seconde journée de la convention.»
STEPHANE MASSON Journaliste
Convention Rock et Metal
30/04/2022
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Nous retrouvons comme la veille des conférences dont une à pour sujet “Les influences culturelles dans la composition, la mise en scène et la réception de la musique", des animations telles que le bingo avec la douce voix suave de Kermit de France Metal et le Deaf Test avec Julien Dijoux ou encore des ateliers comme “La batterie dans le Metal : son historique & sa technique”.
Toutes ces occupations nous permettent de nous occuper de façon ludique et culturelle jusqu’à l’arrivée sur scène de Shewolf.
Shewolf est un trio féminin de Grunge venant de Nogent le Rotrou. Dès les premiers accords on ne peut pas se tromper on est dans du Grunge, en effet ces tous premiers accords font clairement penser au groupe référence dans le domaine à savoir Nirvana. Shewolf nous propose un Grunge frais et vivifiant mais on sent qu’il s’agit de la reprise côté concerts car les transitions entre les morceaux sont plutôt hésitantes et le groupe semble un peu avoir du mal à se lâcher. Tout ceci s'arrange au cours du set et devant un public hélas bien peu fourni mais très réceptif.
C’est maintenant le tour de Aro Ora de se présenter devant nous. Aro Ora est un groupe de Metal Alternatif originaire de la ville de Tours qui développe au travers de sa musique une réflexion sur l’individu dans sa globalité. Musicalement les gratteux (j’y inclus bien évidemment le bassiste) sont plutôt technique et envoient des riffs lourds et percutants, le kit batterie est impressionnant mais j’ai comme du mal à trouver la cohérence entre la batterie et le reste du groupe, je suis peut être mal réveillé ou la cervoise fait déjà son effet…
Nous noterons un petit souci technique au cours du set avec un micro qui semble en faire un peu qu’à sa tête et se coupera de temps en temps.
Problème de micro ou pas là aussi le public est réceptif aux mélodies d’Aro Ora qui sait parfaitement comment s’y prendre pour chauffer une salle…
On change désormais d’ambiance avec l’arrivée de Sidilarsen. Je ne présente plus ce groupe toulousain de la scène Metal française.
On commence direct avec un Wall Of Death des familles et c’est parti pour un set de malade.
Pour ne pas changer Sidilarsen, en plus d’être précis, est explosif, ça vous retourne une salle en deux temps trois mouvements. Des sets de Sidilarsen j’en ai vu des dizaines et j’ai juste envie de vous dire que c’est un groupe que vous devez absolument aller voir en live, c’est gars ne mangent pas des triangles pour rien…
Côté public les pogos s’enchaînent, il n’y a plus aucun doute la soirée est lancée…
Petit message perso pour remercier Viber de sa disponibilité pour l’interview sans oublier le passage inattendu mais tellement apprécié de Sam de Black Bomb A…
Les Sidi ont tout pété et putain on kiffe ça…
Le prochain groupe verse dans le metalcore et il s’agit de Betraying The Martyrs.
Groupe français qui a le vent en poupe et qui ce soir donnera son troisième concert depuis le triste épisode de la Covid. Il s’agit vraiment d’un groupe ultra fort et puissant voir même brutal en concert, les ombres nous permettent de voir que sur scène les gars sont clairement à fond. Pourquoi dis je que l’on peut voir? Tout simplement parce que côté visuel il n’y a tout simplement presque rien en dehors d’ombres, et ce n’est pas qu’un avis perso mais partagé par le public. Le choix des “non lights” et de la fumée à outrance est probablement un choix réfléchi mais on en est au point ou l’on ne va pas voir Betraying The Martyrs mais on va les écouter…et c’est tellement dommage alors qu’ils ont tellement à apporter visuellement. Musicalement heureusement c’est le contraire et dans le public on s’en donne à coeur joie…
Pour le dernier groupe de la soirée nous allons verser dans le Punk à l’état pur avec The Exploited. Les écossais montent sur scène et le premier réflexe est de tester le micro et quoi de mieux que de se le taper sur le crâne pour voir s' il fonctionne?
Sur scène Wattie Buchan (chant) court dans tous les sens et semble possédé, musicalement c’est à la fois puissant et rapide, et oui dans le Punk les titres de 6 minutes ça n'existe pas…
Dans la fosse c’est bien évidemment le merdier au point que la sécurité doit faire en sorte que les pauvres barrières servant de “crash barrière” ne volent pas en éclat.
Tout le monde s’éclate et on en demande pas plus alors merci pour ce moment passé ensemble et à demain…