Report du Jour 2 - 26/08/2023
Photos et Live Report : Ophélie Griffin
Allez, c'est parti pour une nouvelle journée bien remplie au Festival Rock en Seine. Le temps a l'air de se maintenir, malgré les risques de pluie annoncés à la météo. C'est top.
Aujourd'hui, la programmation est très orientée electro, entre Chromeo, Social Dance, Chemical Brothers ou Charlotte de Witte. Personnellement, j'attends avec impatience le concert de Brutus après ma frustration lors de leur dernier passage à Paris en janvier dernier à La Maroquinerie.
Comparé à hier, le site apparaît rempli très rapidement, il est plus difficile de circuler notamment au niveau de la Grande Scène et l'attente s'allonge aux toilettes (indicateur de qualité).
Je tiens à préciser de nouveau qu'étant seule pour couvrir l'événement, j'ai fait peu de concerts en intégralité mais j'espère que les quelques lignes associées aux photos sauront vous plonger dans l'ambiance !
PARLOR SNAKES
Parlor Snakes, c'est avant tout un duo définitivement rock : Eugénie Alquezar au chant et au clavier et Peter K à la guitare. Sur scène, ils sont rejoints par Greg Demson à la batterie et Mike Prenat à la basse.
Je note de suite le charisme sans faille d'Eugénie, on peut dire qu'elle en jette (ses cheveux notamment). Et comme premier concert de la journée, ça nous met directement dans l'ambiance ! C'est propre et efficace, le public déjà nombreux est conquis - moi y compris. Le rock puissant déployé transmet une énergie folle dans l'audience.
Le groupe annonce jouer pleins de nouveaux morceaux, c'est bienvenu vu que leur dernier album "Disaster Serenades" date de 2019 !
Clairement un groupe que je vais suivre.

L'intégralité des photos du concert ici
HUMAN EYES
En étudiant quelques jours avant le festival la programmation, je tombe sur Human Eyes où je note "death metal, riffs puissants et growls". What, du death metal à ReS ? Est-ce qu'il y en a déjà eu ? J'aurais tendance à dire que non mais je peux me tromper évidemment...
Ce groupe français passe sur la Scène Ile-de-France et a gagné cette année le Tremplin Première Scène pour le département des Hauts-de-Seine - tremplin lycéen de la Région Ile-de-France et organisé par Rock en Seine.
Effectivement, quand on voit arriver le groupe, leur jeunesse nous frappe. Le chapiteau qui accueille la scène Ile-de-France est vite remplie quand sonnent les premières notes. On sent beaucoup de fébrilité, du stress mais au fur et à mesure des morceaux, on sent les 4 membres plus assurés et concentrés. C'est court - juste 4 - 5 morceaux pour 20 minutes de set au total mais bravo à eux pour cette belle première performance, on a senti le plaisir de jouer. En tout cas, ce plaisir a été communicatif et démonstratif dans la foule - qui s'est défoulée en présence d'énormes papillons placés au plafond du chapiteau (ça m'a bien fait rire - tu comprendras en voyant les photos - bon en vrai c'était pour la bonne cause puisque le chapiteau abritait aussi un stand sur la prévention liée au papillomavirus).
Bref, pour revenir à Human Eyes, gardons un oeil sur le groupe francilien (désolée elle était facile celle-là).

L'intégralité des photos du concert ici
THE AMAZONS
Bon... Je suis embêtée pour ce groupe. Je me suis décidée à la dernière minute de couvrir ce concert après avoir écouté la playlist de Rock en Seine et d'avoir beaucoup aimé le titre "In my mind" du groupe de rock britannique. Mais voilà sur scène, ça me laisse totalement de marbre. J'ai trouvé que c'était gentillet mais pas transcendant. Le rock proposé manque de quelque chose, c'est plat - même sur mes photos je trouve que ça manque de charisme. Ca sera le seul concert de la scène Firestone que je n'aurais pas aimé du festival - pas de quoi de mettre le feu à des pneus (ahem).

CYPRESS HILL
Suite à l'annulation de Florence + The Machine quelques jours avant le festival, c'est le groupe de hip-hop Cypress Hill qui est annoncé pour remplir la case horaire. Un peu déçue de ne pas voir Florence en live mais c'est un beau nom en remplacement. Et finalement, contre toute attente, ça n'a pas refoulé tant de monde vu la foule bien tassée devant la Grande Scène. Il ne fait pas encore nuit quand le set commence. La présence du groupe n'est pas inédite à ReS puisqu'il s'y est déjà produit en 2010 et en 2017.
C'est avec un ENORME joint à la bouche qu'arrive B-Real avant d'enchaîner avec le titre "I Wanna Get High". Ca donne le ton - le groupe est implacable d'efficacité. Oui Cypress Hill fait du Cypress Hill. Mais le public est là pour bouger, chanter. On voit même des parents avec leurs enfants à plus près de la scène - et ça, ça fait bien plaisir - qui se déchaînent sur des titres iconiques tels que "Insane in the Brain" ou "Hits from the Bong" (j'ai hâte que les gamins racontent ce concert à la rentrée des classes).
Et bien pour un remplacement au pied levé, le pari est réussi. Mais à vrai dire, on n'avait pas vraiment de doutes à ce sujet !


BRUTUS
Bon, THE dilemme du jour et même du festival. A ma gauche, sur la scène Bosquet, le trio belge de post-hardcore Brutus. A ma droite, sur la scène Cascade, le groupe new-yorkais de rock Yeah Yeah Yeahs mené par la très charismatique Karen O. J'aime les deux groupes.
Je n'ai vu qu'une seule fois YYY - en 2009 au Bataclan et c'était le feu. Le groupe n'a pas joué en France depuis 10 ans. En revanche, depuis l'album "It's Blitz!" (2009), le groupe m'a perdu musicalement.
Brutus, je les ai vus en janvier 2023 à La Maroquinerie (Paris). J'avais été très déçue non pas de la prestation du groupe mais de la qualité du son... Et puis le dernier opus du groupe "Unison Life" (2022) est une telle pépite qu'il fait partie des albums que j'ai le plus écoutés l'an passé.
Allez, mon choix est fait, je pars sur Brutus et je ferai la fin de YYY. Et je ne suis pas déçue de mon choix.
Dans l'écrin de la scène Bosquet, Brutus délivre un set moins tendu qu'à La Maro et soutenu par un son mettant en valeur la voix puissante de Stefanie. On aperçoit même des sourires sur le visage du trio et ça fait clairement plaisir. Stefanie dira à de nombreuses reprises à quel point ils sont contents d'être présents au Festival. Certes, la foule est plutôt concentrée sur la scène Cascade mais peu importe !
Un moment hors du temps, hors du festival, il en faut plus des groupes comme ça à la programmation (nppt), c'est trop rare (zéro objectivité de mon côté).

L'intégralité des photos du concert ici
Bon, un peu de frustration d'avoir raté YYY qui semblait bien fou, avec une Karen O incarnant avec son costume d'Arlequin. Je vole juste une photo sur le côté de la scène et j'assiste aux 3 derniers morceaux - avec un fin magistrale sur "Heads will roll" enchainé avec mon titre préféré "Date with the night". A priori, le rendez-vous avec le public français a été plus que réussi.

CHEMICAL BROTHERS
Whaou, public très très très très très dense devant la Grande Scène pour le duo britannique electro. Le groupe est aussi un habitué du Festival, avec 3 participations depuis la création de ReS. Pour ce concert, conditions photos spécifiques, on est soit Twix droit ou Twix gauche (Raider pour les plus ancien.ne.s). Donc pas de photos du centre de la scène pour capter l'ambiance générale et surtout la scénographie. Parce qu'on ne va pas se mentir, ce qui est intéressant dans un concert d'electro, qui plus est des Chemical, c'est d'avoir des plans larges ! Raté.
Comme lors de leur dernier passage en 2015, le son est TRES fort. "Go" sera le premier titre de la setlist, enchaîné avec "Do it again". Sur l'écran, derrière les 2 membres, des masques, des hommes coiffés de cornes qui chantent, des figures qui dansent. Clairement, de mon point de vue, je n'en profite pas du tout...
Bref ! Montée sur un talus pour le reste du concert, j'admire de loin l'ambiance s'électriser d'un coup sur les premières notes de 'Hey boy Hey girl". Cette masse de têtes est vraiment impressionnante vu d'en haut. La fin du set fera la part belle aux classiques tels que "Galvanize" ou encore "Block Rockin' Beats".
Rien à redire sur la prestataire du duo electro, c'est parfait pour finir ce samedi soir.

De mon côté, la fatigue commence à pointer le bout de son nez et les conditions photos de Chemical Brothers ont quelque peu entamé mon enthousiasme. Il y a en plus tellement de monde qu'il me sera impossible de rejoindre mes ami.e.s sur Chemical Brothers et s'ambiancer seule à un concert d'electro avec tout le matos sur le dos, ça ne le fait pas. Je n'irai donc pas voir Charlotte de Witte (et je regrette un peu) mais il vaut mieux être en forme pour demain car ça s'annonce encore très sportif.
Allez quelques photos d'ambiance pour terminer mon report et de nouveau un grand merci aux équipes d'Ephélide et de Rock en Seine pour leur accueil et l'organisation !


