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Report Festival Essonne en Scène 2024

«Report Festival Essonne en Scène 2024»
OPHÉLIE GRIFFIN
Journaliste
30/08/2024
810 vues
Festival Essonne en Scène 2024
Journée du 30/08/2024
Photos et Live Report : Ophélie Griffin

Nous sommes le 30 août 2024, c'est la fin des vacances, il pleut des trombes d'eau... Bref, la déprime.
Et pourtant, réjouissons-nous car nous assistons au dernier gros festival d'Ile-de-France de la fin de l'été - Essonne en Scène ! C'est la 5ème édition du festival essonnien et se déroule comme tous les ans dans le sublime domaine départemental de Chamarande.
Pour ma part, c'est ma 3ème participation et cette année, j'y assiste pour faire des photos et je suis bien excitée ! J'aime ce "petit" festival qui affiche son côté familial.
Si je serai présente les 2 jours, dans ce report, je ne parlerai que de la première journée du festival pour parler des seuls deux représentants du rock français présents à cette édition : Kyo et Matmatah. 

Comme je le mentionnais dans les premières lignes, ce sont d'énormes orages qui débutent cette journée et nous étions tou.te.s à guetter l'évolution de la météo heure par heure... Météo France annonce la fin des orages à 17h00, et pour une fois, la prévision était la bonne ! A notre arrivée sur le site, la pluie s'arrête et le terrain n'est pas trop boueux, ouf ! 
Je rate Belle Vedhere, artiste qui ouvre la journée et le festival et assiste à la performance de la sublime Clara Ysé, avec ses textes à portée intemporelle.

KYO
SI le site était encore clairsemé lors du concert de Clara Ysé, la foule s'est nettement étoffée dans l'attente de la première sensation de la journée : le groupe Kyo. C'est l'artiste/animateur Waxx qui vient introduire le groupe, déclenchant une vague de folie dans le public. Je suis assez surprise de voir que Kyo touche des personnes de tous les âges, je suppose que la réédition de l'album 'Le Chemin' pour fêter les 20 ans de l'opus, accompagné de reprises avec des artistes du moment (Suzane, Nuit Incolore par exemple) a su aider une diffusion auprès les plus jeunes. C'est d'ailleurs avec le titre emblématique "Le Chemin" que débute le set de ce soir, rien de mieux pour enflammer la foule.

Benoit prend la parole "Whaou j'en reviens pas que ça fasse 30 ans qu'on ait formé le groupe ? Qui nous suit depuis le début ? Allez on va faire monter l'ambiance d'un cran, vous voulez ?" avant d'entamer "Le Graal". Personnellement, effectivement j'ai découvert le groupe à la sortie de leur premier opus et si je l'avais beaucoup écouté et aimé à l'époque, j'ai accueilli avec scepticisme les titres réédités en 2022, les trouvant trop lisses. Je n'avais jamais vu le groupe en live et je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et surtout, j'avais peur que le groupe nous serve les morceaux en mode "soupe".
Heureusement pour moi (et pour le public), c'est du rock qui nous est servi ce soir !

Sur scène, il y a les membres originels de Kyo : Benoit au chant et Nicolas Chassagne à la guitare. Flo (à la guitare) n'est pas présent ce soir car il vient de devenir papa et profite de son petit garçon. Il est remplacé par Paul Pavillon ce soir. On retrouve également Jocelyn Moze à la batterie, Nicolas Subréchicot au clavier et Pierre Lavandon à la basse.L'entente entre les membres sur scène est évidente et l'énergie ultra communicative. Cependant, je regrette une faiblesse dans la voix de Benoit sur les 3/4 du set - je vais tabler sur une faiblesse du son (?). 

Un.e fan jette sur scène une ventoline avec un numéro de téléphone. "Quand je ferai des interviews, je dirai que c'est l'un des trucs les plus dingues que j'ai vécu en festival" s'esclaffe Benoit.
La fin du set s'annonce plus musclée, avec une voix plus à la hauteur pour le tube "Dernière danse" en mode Karaoke géant; avec une fin du morceau micro tourné vers le public. Il y a une réelle générosité vis-à-vis du public et ça fait plaisir à voir ! Certes, le son n'était pas formidable, mais à vrai dire, je suis vraiment agréablement surprise de la performance du groupe, qui m'a ramené pendant 1h à mes 20 ans.



L'intégralité des photos du concert ici

Entre les deux concerts que je suis venue couvrir ce soir, Hoshi. Je mentionnerais seulement la présence de Lola Frichet, bassiste de Pogo Car Crash Control - toujours aussi sympa de la voir sur scène.



MATMATAH
Une partie du public venu pour Hoshi quitte le site ou s'est reculé avant l'entrée en scène du groupe breton. Le public reste touffu malgré tout quand arrive les 5 membres tout de noir vêtu.
Les premiers morceaux du set s'enchaînent sans interaction avec le public, avant que résonne les premières notes "Au conditionnel" inconditionnel !
Léopold Riou arrivé en 2022 comme nouveau guitariste à la place d'Emmanuel Baroux est littéralement déchainé et il arrive à lui tout seul à enflammer tout Essonne en Scène ! Son attitude détonne un peu par rapport à celles de autres membres mais j'apprécie ce grain de folie ! Le sont est extrêmement bon pour ce dernier concert, cela facilite mon appréciation générale !

La setlist fait la part belle à l'album 'La Ouach' (1998) et replonge une partie du public dans son adolescence (moi incluse). Tristan « Stan » se pose et c'est une version quasi a capella et en acoustique du titre "Emma" qui nous est offert - un très beau moment. 
Mais il est temps de s'exciter enfin et c'est une déferlante d'énergie qui s'abat à Chamarande. Le moment fort du concert sera évidemment atteint avec "Lambé An Dro", également revisitée avec des notes de funk et de samba. Ça fonctionne parfaitement ! Avouez, qui n'a pas dansé sur ce titre ?! Si vous me répondez non, je ne vous croirais pas !

"Est-ce que y'a des punks en Essonne ? Moi comme je ne peux pas la faire punk, je vais la faire crooner mais vous allez la faire deux fois plus punk du coup !" déclame Stan en guise de présentation du titre "Sushi Bar". "Vous êtes bien calmes pour des punks ! Des punks du dimanche !" - hilarité générale. C'est vrai que si l'ambiance est hyper festive, l'heure tardive en ce vendredi soir peut expliquer que le public ne soit pleinement déchaîné. Cela n'empêche pas la formation d'une farandole bretonne (drapeau à l'appui évidemment - un festival sans drapeau breton n'est pas un festival réussi) sur les deux derniers morceaux du set.
De vives acclamations viennent saluer la fin de la performance de Matmatah, qui aura su conquérir le public resté jusqu'au bout. Une journée marquée par la nostalgie, entre Kyo et Matmatah, rien de mieux avant que la rentrée arrive ! La pluie n'aura pas réussi à gâcher le festival et on en a tou.te.s été reconnaissant.e.s ! 



L'intégralité des photos du concert ici

SETLIST
Nous y sommes
Le rhume des foins
La fille du Chat Noir
Au conditionnel
Triceratops
Emma
Brest-même
Fière allure
Le festin de Bianca
Lambé An Dro
Sushi Bar
L'apologie
Les moutons

Je remercie vivement les équipes d'Essonne en Scène et du domaine de Chamarande pour leur accueil, leur sourire et l'organisation générale, avec une mention spéciale pour Marie.
Cette 5ème édition (et donc ma 3ème) du festival Essonne en Scène a été une vraie réussite, malgré la météo. 25000 personnes sont venues soutenir des artistes en devenir et applaudir des artistes installé.e.s. Le festival a su conserver son identité populaire et familiale, à l'image de RTL2, et on lui souhaite de perdurer ! Ca sera sûrement le cas en 2025 - une belle occasion pour fêter les 30 ans de la radio pop-rock.
Maintenant, à mon échelle, j'aimerais une meilleure visibilité d'artistes / groupes plus rock sur les prochaines années, comme cela a pu être le cas sur les éditions précédentes avec Imparfait et La Veine (2023) ou Cheshire (2021). 
On lance les paris ? 


Crédit : Mathieu Foucher