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Report du concert de Sabaton à l'Accor Arena le 28/11/2025

«Sabaton nous offre un show incroyable lors d'un concert mémorable»
STEPHANE MASSON
Journaliste
Metal
28/11/2025
291 vues
The Legendary Orchestra / Sabaton | Live report – 28/11/2025 – Accord Arena, Paris

Un concert Gérard Drouot Productions avec Replica Promotion

Live Report : FredH
Photos : Stéphane Masson (Instagram : @steph_pictures_pics)

Ce vendredi 28 novembre, c’est une soirée double dose de Sabaton à laquelle nous allons assister. Dès l’entrée dans la salle, l’imposante scène proposée attire les regards. C’est un immense décor façon château fort qui nous fait face. A une cinquantaine de mètres face à la scène principale, on trouve une B-stage (petite scène plateforme en hauteur), elle aussi dans le style médiéval (on va y revenir d’ici peu).

Comme copieuse première partie, c’est le The Legendary Orchestra qui entre en scène à 19h00 sous les applaudissements nourris. Ça ne rigole pas. Vingt instrumentistes (robes de moine noires), six choristes (robes rouges, capuches noires), Mia Asano au violon (électrique), Patty Gurdy à la vielle à roue (elle en changera souvent durant le set) ainsi que Noa Gruman au chant et à la direction de l’ensemble symphonique.

Côté gauche de la scène, les cordes (timbales, violons, violoncelles). Au centre, les choristes. A droite, les cuivres (trompette, clarinette, flûte traversière, cors, trombones) et deux batteurs. Après un « Bonsoir Paris » (in french), Noa nous annonce que nous allons entendre des titres de Sabaton « d’une façon qui n’a pas encore été entendue ».

Durant une heure (et que les gradins et les tribunes se remplissent gentiment), ce sont effectivement une dizaine de chansons remaniées en mode orchestral qui nous sont offerts. La frontwoman (et fondatrice de Scardust) fait réagir l’assistance. « Paris, merci beaucoup, you are legendary » et autre « make some noise » fonctionnent toujours. Patty et Mia font aussi le show sur le devant de la scène. Avec son instrument maintenu autour du cou, la violoniste en profite pour faire des moulinets avec son archer (façon sabre laser) entre deux interventions. La foule est bien réceptive (poings levés, « hohoho » fréquents, clappes de mains à l’invitation de la cheffe) à ses versions portées par cette nouvelle instrumentation et ses chœurs puissants. Les effets (éclairs, fumées) et les voix off ajoutés par moments s’intègrent parfaitement au spectacle livré. L’heure prévue passe vite et les musiciens quittent finalement la scène sous une dernière salve d’applaudissements mérités.

Pas le temps de traîner, l’équipe technique à une grosse vingtaine de minutes pour retirer le matériel sur scène pour placer tout le matos du groupe suédois.

20h30. C’est un comédien français qui arrive sur la petite scène secondaire habillé en Bonaparte. L’acteur se lance dans un monologue pour présenter le concert à venir. Pris par l’émotion, il en oublie son texte avant d’un sourire avec le public. Après un amical tacle à une autre formation suédoise (= ABBA) et l’un de leur hit sur l'ultime défaite de l'empereur (= « Waterloo »), un second protagoniste arrive (étranger ce coup-ci) en la personne de Gengis khan. Après un duel verbal entre les deux personnages, puis une tentative de joute aux sabres, un troisième comparse accoutré en Jules César les rejoints. Pendant que quelles brides de La Marseillaise sont envoyées par le public en réponses aux petites provocations de l’imperator romain (il sera finalement rapidement assassiné aux couteaux par une coalition Gengis/Napoléon), un petit groupe de templiers, torches à la main, fend le parterre pour rejoindre la B-stage.

Hormis un quatrième acteur en tête, il s’agit en fait des musiciens (sauf le batteur) de la formation scandinave. 20h50, et le gig peut alors (enfin) commencer. Une impressionnante passerelle, permettant joindre la scène principale à la B-stage, descend lentement du plafond (elle remontera après deux titres pour mieux redescendre plus tard). Afin de laisser du temps à Joakim et ses potes de changer de tenues (pour des futals kaki et hauts noirs), Gengis revient pour un speech. Si le pourtant assassiné Jules va lui aussi se repointer peu après, le show va enchaîner et déployer les explosions et les projections de flammes à de nombreuses reprises.

Compte tenu des effets pyrotechniques prévus, on comprend pourquoi la setlist est quasi identique soir après soir. A ce propos, ce sont surtout les deux derniers skeuds en dates qui sont le plus représentés (5 extraits de « Legends », trois de « The War to End All Wars »). Pour le plus grand bonheur des fans présents, le reste puise dans des albums plus anciens (« Heroes », « The Great War », …).

Qu’importe si l’Arena est pleine qu’au 2/3 de sa possible contenance maximum, le quintette met le paquet avec énergie et une vraie bonne humeur. Parmi les bons moments, sans être exhaustif tellement il y en a, citons les coups de canons d’artillerie, le préservatif gonflé façon ballon qui vient s’éclater dans les mains d’un Joakim amusé, les changements de fringues (mention spéciale aux tenues mongoles), les nombreux figurants, le retour des choristes du The Legendary Choir/Orchestra sur la dernière partie du show, ou encore l’éclairage de l’Arena façon milliers de lucioles avec les écrans de smartphones.

Chaque composition amène quelque chose sur scène (Joakim équipé d’un lance-flammes et d’un masque à gaz, le même chanteur portant un drapeau français comme un cape, les caisses de dynamites et son levier détonateur) et/ou dans l’Arena (une partie du parterre de la fosse assise en balancent les bras d’avant en arrière tels des rameurs de galère, les fréquents et nombreux « Hohohoho » repris par la foule).

Voilà, il est 22h40 et tout est passé très vite. On en a pris plein les mirettes et les esgourdes. Merci Sabaton.

Merci aussi à Olivier Garnier de Replica pour cette opportunité.

Setlist :
Templars
The Last Stand
Hordes of Khan
I, Emperor
Crossing the Rubicon
Carolus Rex
The Red Baron
Stormtroopers
A Tiger Among Dragons
Christmas Truce
Soldier of Heaven
The Attack of the Dead Men
Night Witches
Primo Victoria
Steel Commanders
The Art of War
To Hell and Back
Masters of the World
The Last Battle