Report DREAM THEATER @ La Scène Musicale le 26/01/2020 !
Peetoff
Journaliste

«Le groupe quitte la scène avant de revenir pour un dernier rappel ‘At Wit’s end’. Beaucoup auraient préféré un morceau plus pêchu pour finir, mais l’essentiel était fait et à la sortie de la salle, un même sentiment partagé : que c’était bon !»

Créé 26/01/2020
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Report : Hell Haine
Photos : Peetoff

C’est à la Seine Musicale ce 26 janvier 2020 que les amateurs de metal progressif se sont donnés rendez-vous pour un concert exceptionnel. Et malgré le prix élevé des places, les fans avaient répondu présent puisque c’est dans une salle quasi complète que Dream Theater va officier ce soir.
Bien en place dans cette jolie salle, les premières notes de ‘Untethered Angel’ nous font craindre le pire. En effet, le son n’est pas au top et James Labrie à côté de la plaque. Si au niveau du son, les réglages se font rapidement sur ‘A Nightmare to Remember’ (d’un autre côté, un morceau de 12 minutes, ça laisse le temps pour les réglages), le chanteur ne sera pas en grande forme durant cette première partie.

Si on ne peut rien reprocher aux musiciens qui excellent toujours dans leur spécialité, cette première partie présentant le dernier album « Distance Over Time » ne soulèvera pas l’enthousiasme des foules et c’est un groupe en mode automatique que l’on voit même si Jordan Ruddess viendra très rapidement vers la foule faisant réagir les fans.

Entracte au bout de 45 minutes qui laisse le public assez dubitatif, mais douter de Dream Theater est une erreur.
Reprise au bout de 20 min pour attaquer l’Album avec un grand « A », le moment attendu par tous : l’intégralité de « Metropolis Part 2 : Scenes from a Memory».
Et dès ‘One Regression’ le public chante à l’unisson, et James Labrie a non seulement changé son pied de micro mais aussi sa voix ! C’est presque un nouveau chanteur que l’on découvre et on va assister à un tout autre concert que la première partie.

L’album Metropolis Part 2 est l’histoire de Victoria Page réincarnée en la personne de Nicholas et nous suivrons cette histoire mouvementée sur les écrans en arrière-plan, un peu à l’image du concert pour l’album « The Astonishing » où la musique est callée à l’image ou vice versa.

Niveau musique, que dire John Petrucci ? Toujours impeccable, passant ses solos avec une facilité déconcertante. L’album défile et arrive un beau moment d’émotion et d’hommage lors de ‘Through her eyes’ où on se balade dans un cimetière au milieu de pierres tombales au nomd’« Emerson », « Burton », « Zappa », « Bowie » ou encore « Cornell », hommage aux grands musiciens disparus.

Petit interlude pendant lequel Labrie nous parle un peu de Metropolis Part 2 qui voyait aussi l’arrivée de Jordan Ruddess.
Et de reprendre sur ‘Home’ morceau dont les chœurs seront assurés par le public à la demande du frontman. C’est puissant, les riffs sont massifs, personne ne peut résister ni même le bassiste John Muyng que tout le monde surprend à headbanguer, lui si statique habituellement.

Le groupe a l’air de se faire plaisir, le public est conquis, le moment est exceptionnel. S’enchainent les morceaux déclenchant à chaque fois les cris et applaudissements du public qui ne boude pas sa joie. Les morceaux sont loin de durer 3 min et pourtant cela passe à une vitesse folle. ‘Finally Free’ arrive pour clore ce concert inoubliable. Le groupe quitte la scène avant de revenir pour un dernier rappel ‘At Wit’s end’, morceau du dernier album. Beaucoup auraient préféré un morceau plus pêchu pour finir, mais l’essentiel était fait et à la sortie de la salle, un même sentiment partagé : que c’était bon !


Acte 1
Untethered Angel
A Nightmare to Remember
Paralyzed
Barstool Warrior
In the Presence of Enemies, Part I
Pale Blue Dot

Acte 2 (Metropolis, Part 2: Scenes From a Memory)
Scene One: Regression
Scene Two: I. Overture 1928
Scene Two: II. Strange Déjà Vu
Scene Three: I. Through My Words
Scene Three: II. Fatal Tragedy
Scene Four: Beyond This Life
Scene Five: Through Her Eyes
Scene Six: Home
Scene Seven: I. The Dance of Eternity
Scene Seven: II. One Last Time
Scene Eight: The Spirit Carries On
Scene Nine: Finally Free
Rappel
At Wit's End