PATRÒN
Alors, c’est qui l’patron ?
Pour ouvrir une soirée qui s’annonce grandiose, c’est Patron qui a été choisi pour chauffer l’ambiance. Si le style du groupe n’est pas complètement en lien avec les deux autres formations de la soirée, nul doute que c’est aussi dans une forme de voyage que nous embarque Patron.
Le groupe emmené par le charismatique Lo, va nous faire groover le temps d’un set un peu trop court.
C’est un bon rock stoner teinté de blues qui nous porte vers l’immensité des déserts américains. C’est énergique, on se dandine avec plaisir. Lo, tout sourire, joue avec le public et joue de sa voix suave et son déhanché tel un Elvis ressuscité. Le groupe assure une rythmique enjouée et des riffs acérés terriblement efficaces.
Si l’ambiance est un poil en décalage avec ce qui va suivre, cette intro fut plus que bienvenue afin d’apporter de la chaleur et du bonheur avant un ouragan d’émotions moins légères.
PS : vous pardonnerez le jeu pourri d’intro, je me suis laissée aller à la facilité
Setlist
Room with a View
Jump in a Fire
Who do you Dance for
Very Bad Boy
Next Stop
THE OLD DEAD TREE
Le voyage qui va suivre n’est pas dans la même veine, mais tout aussi prenant... différemment. Le décor qui se met en place est plus poétique et mélancolique. Des branches d’arbres sèches (oh wait ! Le nom du groupe c’est … ? ) et des ampoules sur pied créent une atmosphère particulière.
Le groupe arrive sur scène et c’est parti pour un set tout en émotion.
Les fans sont là et en regardant dans le public, on voit les visages captivés et des personnes chantant avec ferveur.
Dans quasiment tous les morceaux, des passages rageux côtoient des moments de calme laissant un peu de répit à l’audience. Mais ce sont des montagnes russes sur lesquelles nous emmènent TODT. Les musiciens délivrent un concert tout en finesse et la voix de Manuel Munoz le chanteur, nous conte ces histoires avec nuance nous démontrant toute l’étendue de son registre vocal. L’osmose entre les musiciens est visible.
C’est classe, mélodieux et puissant !
Le groupe qui avait fait une pause il y a quelques années semble revenir plus en forme que jamais pour le plus grand bonheur des fans nous laissant ‘Out of Breath’
Setlist
Sorry
Out of Breath
Regarding Kate
Unrelenting
What Else Could We've Said?
The End... Again
Even If
We Cry as One
It Can't Be!
The Bathroom Monologue
KLONE
Place à Klone. Ils viennent ce soir nous présenter leur dernier album « Meanwhile » sorti la veille. A part ‘Bystander’ et ‘Within Reach’ sortis quelques semaines avant, nous n’avions pas eu le temps de nous imprégner des nouveaux morceaux (à part peut-être quelques afficionados qui s’étaient passé l’album une dizaine de fois avant de venir).
C’est donc en partie en terres inconnues que nous continuerons le voyage de la soirée.
Et c’est avec ‘Elusive’ du nouvel album que le groupe nous accueille et on comprend vite où nous sommes : nous sommes bel et bien dans ce vaisseau qu’est le groupe de poitevins et qui nous fait voyager depuis plus de vingt ans maintenant. Si petit à petit, la formation a pris un chemin plus atmosphérique et hypnotique, Klone n’oublie pas son côté grandiose et puissant.
Et ‘Rocket Smoke’ nous le rappelle rapidement, déclenchant une ferveur instantanée dans le public. Nous retrouvons vite nos marques. Et la voix de Yann Lignier bien reconnaissable, nous guide dans ce chemin. Si le chant saturé se fait moins présent, cela nous permet d’apprécier ce timbre particulier qui participe à l'identité unique et qui sublime l'univers du groupe.
Le set sera principalement axé sur les 3 derniers albums studio : « Meanwhile », « Le Grand Voyage » et « Here Comes The Sun » qui recèlent chacun de vraies pépites qui prennent toutes leurs dimensions sur scène. De l’envoûtant ‘Bystander’ au massif ‘Night & Day’, de l’ensorcelant ‘Sealed’ au mélodieux ‘Keystone’, de l’entêtant ‘Gone Up In Flames’ au majestueux ‘Yonder’ qui viendra clore le set, les adjectifs et superlatifs ne sont pas assez nombreux pour décrire les morceaux et les émotions que l’on peut ressentir face à cette douce déflagration. Tel le va et vient des vagues, les morceaux alternent entre calme et tension.
Seul morceau qui n’est pas du groupe mais qui est devenu un incontournable de la setlist, ‘Army of Me’ la reprise de Bjork, s’impose toujours comme un morceau de pure puissance.
La tangente plus rock prog que metal prog que prend le groupe peut en déstabiliser certains, voire décevoir, mais une chose est sûre, c’est que sur scène, Klone nous fait toujours vibrer.
Setlist
Elusive
Rocket Smoke
Night and Day
Sealed
Keystone
Gone Up in Flames
Within Reach
Bystander
Immersion
Army of Me
Nebulous
Silver Gate
Yonder