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Report Omega Sound Festival 2023 Journée 1

«Report Omega Sound Festival Journée 1»
STEPHANE MASSON
Journaliste
Festival
20/10/2023
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OMEGA SOUND FEST 2023 @Murs-Erigné (49), Jour 1 – le vendredi 20 octobre 2023 by Carole Pandora

Après un très bon concert d’AYRON JONES à l’Elysée Montmartre la veille, on bosse un petit peu le matin (la tête légèrement dans le pâté..) et me voici en route pour le Maine et Loire pour l’OMEGA SOUND FESTIVAL à Mûrs-Erigné sur deux jours.

Ne nous mentons pas : à la base je m’étais motivée pour ce périple angevin en voyant le combo SEPTICFLESH + FLESHGOD APOCALYPSE, mais ces derniers ayant eu l’opportunité de faire leur première tournée en Asie, leur participation au festival a été annulée (éventuellement reportée ?) et me voici donc en route principalement pour voir SEPTICFLESH.
Le reste de la programmation du festival, principalement orientée hardcore & co, me parlant moins, j’ai quand même décidé de maintenir le week-end parce que je suis fan SEPTICFLESH en me disant qu’une petite sortie de zone de confort ça ne fait pas de mal de temps en temps (surtout qu’il y avait le TYRANT FEST en même temps qui correspondait beaucoup plus à mes goûts habituels) mais aussi parce que j’avais bien envie de voir à quoi ressemblait ce petit festival !

Parce que oui, je vais tous les ans au HELLFEST et ne me prive pas sur les gros fests (j’en profite une fois de plus pour vous recommander le MYSTIC FESTIVAL en Pologne) mais j’adore les petits festivals qui offrent plus de proximité avec les groupes et qui ont cet avantage (mais aussi inconvénient) de permettre aux festivaliers de voir l’intégralité de la progra et donc parfois de faire davantage de découvertes que les plus gros où on va voir les groupes que l’on adore sans toujours regarder ce qui se fait à côté.

On part donc sur un petit festival dans le centre culturel de la ville avec une seule scène, festival très tranquille avec des pauses changement de plateau d’environ 45 minutes entre les groupes. Parfait pour mon petit côté mamie !
A l’extérieur on a les deux food trucks (un de burger et frites maison, l’autre thaïlandais, ce qui permet d’ailleurs d’avoir des options végétariennes dont une vegan), un ostréiculteur pour ceux qui se sentiraient d’humeur crustacés, un bar et quelques stands assez classiques pour ce genre de festivals.

A l’intérieur un autre bar, le stand de merch du festival et ceux des artistes, mais également un tatoueur et des illustrateurs.
Chose à noter, malgré la petite taille du festival, on a des bracelets avec cashless ce qui nous permet d’éviter de sortir le portefeuille et c’est bien agréable.

Le temps d’arriver après le boulot depuis la région parisienne, de récupérer les clés du BNB et d’arriver sur place, nous manquons malheureusement le premier concert (celui de REDSTONES) ce qui nous laisse le temps de faire le tour des lieux et de se rendre compte que si le festival n’affiche pas complet on est quand même sur une belle fréquentation… et qu’on retrouve finalement pas mal de copains de région parisienne (bon ok, surtout en presse), mais comme quoi ça se déplace ces petites bêtes ! (J’aurais d’ailleurs la même réflexion le week-end suivant à Rennes à l’occasion du festival anniversaire des 25 ans de GARMONBOZIA).

C’est avec AKIAVEL que les hostilités commencent pour ma part. Alors que le groupe est en train d’exploser et qu’ils sont présents un peu partout, c’est la première fois que j’arrive à les voir.
Ce qui frappe forcément, au-delà même de la musique, c’est la présence du groupe : que ce soit celle d’Aurélie leur chanteuse ultra charismatique, ou celle du reste du groupe. On est sur une vraie frontwoman très expressive et qui vient haranguer la foule pour qu’il s’y passe davantage de choses : en effet si ça bouge, pour le moment pas vraiment de slams et ça … CA, ça ne plait pas trop au groupe ! Fort heureusement le message passe et hop on commence à voir des pieds dans les airs. Il faut dire que le groupe a un côté très généreux avec le public et bénéficie d’une bonne cote de popularité … et puis franchement, qui irait contrarier la chanteuse quand on la voit sur scène ?
Musicalement c’est typiquement ce que je peux apprécier en live mais que je n’écoute pas chez moi (les goûts et les couleurs) : en live j’arrive à bien profiter de l’énergie du moment, mais sinon trop « death » pour moi. Si vous appréciez le genre : foncez parce que c’est bon. Par contre en léger bémol, un peu comme LORNA SHORE avec Will Ramos (allez y tapez moi dessus), je trouve que musicalement ils doivent beaucoup à leur chanteuse sans que ce soit révolutionnaire à côté, mais ça marche bien en live.



Retour après à un classique français : MISANTHROPE. On est sur un bon groupe que je qualifierais de « à l’ancienne » (dans le bon sens du terme), fier d’être toujours présent après bien 30 ans d’existence.
Au-delà d’être un pilier de la scène française (pour peu que vous aimiez le genre bien sûr), Philippe Courtois le chanteur, derrière Holy Records, nous a quand même permis de connaître un certain nombre de pépites dont bien sûr SEPTICFLESH, présents un peu plus tard dans la soirée.
Musicalement, je dirais qu’on est un peu à la croisée des genres sans pouvoir trop poser le doigt sur un en particulier. Pas de grosse surprise sur leur show, mais un set bien ficelé, plein de générosité, (presque trop quand on porte un tel nom de groupe), qui aura bien remué la fosse et qui nous prouve que le groupe n’est pas prêt de raccrocher.



Après une petite pause curry vert, nous voici donc prêt pour le set de THE HANGMAN’S CHAIR. A ce stade, j’en profite, il faut dire que finalement si les 45 min de changement de plateau / balances entre chaque groupe me faisait un peu peur au début, on finit par s’y retrouver. On peut apprécier les groupes en faisant ses pauses repas / shopping / bar sans pour autant se dire qu’on grignote sur des temps de live (bon après s’il y a un groupe que l’on apprécie pas ou qu’on veut se poser plus longtemps ça se fait aussi) mais c’est plutôt bien mené sans faire trop long.
Mais revenons à THE HANGMAN’S CHAIR. C’était un des groupes que j’avais bien envie de voir ce week-end et je n’ai pas du tout été déçue ! Typiquement c’est le groupe dont je n’avais vu que des bouts de concert, mais jamais en entier et du coup parfois un peu dur de se mettre dans l’ambiance quand c’est en coup de vent (surtout pour ce style). Pour ceux qui ne connaîtraient pas, on est sur un mélange de doom / funeral doom / stoner / sludge où justement le fait de poser une ambiance bien lourde, lente dont on peut s’imprégner est primordial (rien à voir cependant avec le groupe du même nom). Il ne faut clairement pas venir pour la bonne humeur mais ça fonctionne très bien, ça bouge sur scène sans que ce soit trop par rapport au genre.
Clairement c’est un groupe qu’il faut voir en live pour profiter pleinement de l’ambiance et pour avoir l’expérience complète.



C’est avec la tête d’affiche qu’on termine la soirée et donc avec SEPTICFLESH. Ils étaient responsables de notre déplacement en région angevine et étant avec une amie ultra fan, les attentes étaient donc élevées.

Côté setlist le groupe a pioché un peu partout dans sa discographie sans se concentrer sur un album en particulier et nous donne donc un bon aperçu de qu’ils ont pu produire. Le choix était plutôt bon surtout dans la mesure où Philippe Courtois étant dans le coin avec le show de MISANTHROPE un peu plus tôt, ce dernier a pu venir chanter un titre avec eux. Holy records ayant donné sa chance à SEPTICFLESH au début de leur carrière, nous avons pu avoir un vrai moment de complicité et d’amitié qui nous a ramené des années en arrière à l’époque où il était plus difficile de se faire connaître pour un groupe (sans les moyens de diffusion qu’on a aujourd’hui).
Ne nous mentons pas, on attend avec impatience que SEPTICFLESH nous fasse un show en Europe comme celui qu’ils ont pu faire au Mexique avec un orchestre pour mettre encore mieux en valeur les parties orchestrales réalisées par le guitariste Christos. Mais en attendant on apprécie toujours autant la formation actuelle plus « classique ».
On a le côté épique, des musiciens extrêmement bons, et la communion (oui le jeu de mot était facile avec le groupe) avec le public toujours présent, même s’il devient facile de prévoir les gimmicks de Seth le chanteur - mais ça fait partie du charme-.
Une valeur sûre en live pour ceux qui aiment le death symphonique que je ne vous recommanderais jamais assez.



Une belle première journée donc avec une programmation plus variée que celle du lendemain (mais on y reviendra) et une organisation plutôt bonne pour un festival de cette taille.
A voir donc ce que donnait la deuxième journée !