Cette deuxième journée illustre parfaitement la diversité de la scène européenne actuelle. Entre les envolées progressives de Soen, l'humour macabre de Dominum, les hymnes lumineux de Freedom Call, le romantisme sombre de Kamelot et l'opéra metal d'Avantasia, le public de Plzeň s'apprête à vivre une véritable immersion dans les facettes les plus épiques et mélodiques du metal.
SOLAR SYSTEM

Comme souvent au METALFEST, la journée débute avec une formation locale chargée de lancer les hostilités.
Solar System bénéficie ici d'une exposition exceptionnelle devant un public international réuni sous un soleil de plomb. Pour un groupe émergent, le festival tchèque représente une occasion unique de franchir un cap important dans son développement.
Le public est majoritairement tchèque et allemand, mais on croise également des Suisses, des Français, des Espagnols, des Italiens... et même un Brésilien. Si les premiers rangs sont encore relativement clairsemés à l'ouverture des portes, les habitués du festival savent que les plus belles découvertes commencent souvent dès les premiers concerts.
MOONLIGHT HAZE

L'Italie continue de produire de nouvelles formations symphoniques capables de rivaliser avec les références du genre, et Moonlight Haze s'inscrit parfaitement dans cette tradition. Porté par la voix lumineuse de Chiara Tricarico, le groupe développe un univers où se mêlent metal symphonique, power metal et influences cinématographiques.
Leur ascension leur a permis, ces dernières années, d'élargir considérablement leur audience européenne. Pour ce concert, le batteur Giulio Capone est remplacé par Matteo Norbedo (Elettra Storm).
Sous un soleil déjà écrasant, la fosse est pourtant bien remplie et le public n'hésite pas à sauter et danser, notamment sur "Rabbit of the Moon".
SLIDING DOORS

Parmi les formations les moins connues de cette édition figure Sliding Doors, et cela se ressent immédiatement. À peine deux rangées de spectateurs assistent au début du concert, la foule ne grossissant que timidement au fil du set, sans jamais sembler réellement convaincue.
Le guitariste, lui, ne ménage pas ses efforts et multiplie les allers-retours sur l'avancée de scène pour tenter de réveiller le public.
C'est également le moment que nous choisissons pour aller nous restaurer. Comme chaque année, l'offre est variée : pizzas, nouilles chinoises, galettes de pommes de terre bien grasses, langoš, saucisses et bien d'autres spécialités permettent de satisfaire tous les appétits.
EMIL BULLS

Depuis près de trois décennies, Emil Bulls occupe une place à part dans le paysage metal européen. Refusant de s'enfermer dans une seule catégorie, les Allemands mélangent metal alternatif, hardcore, rock moderne et influences mélodiques.
Une énergie brute se dégage immédiatement de leur prestation et capte instantanément l'attention du public. Les curieux encore installés dans les gradins descendent rapidement dans la fosse, créant un contraste saisissant avec le concert précédent. Headbangs et circle pits s'enchaînent sans difficulté.
FREEDOM CALL

Si certains groupes cultivent l'obscurité, Freedom Call a toujours choisi le chemin inverse. Depuis sa création, la formation allemande incarne une vision positive et lumineuse du power metal, entre refrains fédérateurs, mélodies héroïques, licornes et arcs-en-ciel.
Chris Bay et ses compagnons possèdent une recette simple mais redoutablement efficace : faire sourire et danser leur public. Pour avoir eu l'occasion de les suivre dans de nombreux pays, force est de constater que la République tchèque leur réserve toujours le meilleur accueil.
Une immense chenille se forme dans les gradins sur "Metal Is for Everyone", offrant un moment aussi drôle que fédérateur, avant une ultime célébration sur "Land of Light". Très généreux, Ramy Ali termine le concert en lançant une dizaine de baguettes dans le public.
SOEN

Fondé par Martin Lopez après son passage chez Opeth, Soen est progressivement devenu l'une des références du metal progressif. La formation suédoise a bâti sa réputation sur des compositions sophistiquées privilégiant l'émotion à la démonstration technique.
Album après album, Soen a su développer une identité immédiatement reconnaissable. L'atmosphère immersive de leurs morceaux mélancoliques trouve un écrin idéal dans le cadre naturel de l'amphithéâtre de Lochotín.
L'enchaînement avec Freedom Call avant et Dominum après surprend néanmoins quelque peu, offrant un changement d'ambiance radical qui permet malgré tout aux amateurs de power metal de reprendre leur souffle.
La formation sera à retrouver à Paris le 24 novembre 2026 à l'Alhamra, plus d'information sur notre site : https://www.unitedrocknations.com/news-soen-enfin-en-tournee-en-france-nouveau-clip-extrait-du-nouvel-album-en-ligne--17778
DOMINUM

Voilà probablement l'un des groupes les plus attendus de cette édition 2026 (pour nous en tout cas !).
En seulement quelques années, Dominum est devenu l'une des sensations de la scène power metal européenne. Mélangeant metal moderne, esthétique horrifique et univers inspiré des films de zombies, le groupe allemand s'est forgé une identité visuelle immédiatement reconnaissable.
Voilà probablement l'un des groupes les plus attendus de cette édition 2026 (pour nous en tout cas).
En seulement quelques années, Dominum est devenu l'une des sensations de la scène Power européenne. Mélangeant Power metal moderne, esthétique horrifique et univers inspiré des films de zombies, le groupe allemand a développé une identité visuelle immédiatement identifiable.
Mais 2026 marque surtout une étape importante dans leur carrière. Le groupe viendra défendre plusieurs titres de son futur album "Night Is Calling", attendu le 3 juillet 2026 chez Napalm Records. Quelques semaines seulement avant sa sortie officielle, le METALFEST pourrait ainsi offrir aux fans un aperçu privilégié du prochain chapitre de l'aventure Dominum. Et c'est le cas, car le public découvre "Thriller" (reprise de Mickaël Jackson), un titre encore inédit qui n'avait été joué que la veille au Nancy Open Air. Une belle surprise pour les fans présents à Plzeň.
Le charismatique Dr. Dead et sa troupe sont arrivés à Plzeň avec un statut bien différent de celui qu'ils possédaient lors de leur première apparition au Metalfest 2024, 2 ans plus tôt. L'heure de la confirmation a sonné. Les slameurs se succèdent, les chants reprennent le nom du groupe à plusieurs reprises et une énergie incroyable se dégage de l'amphithéâtre. Une prestation brûlante, portée autant par le soleil et la pyrotechnie que par l'intensité des musiciens.
Le groupe sera de également de passage en France le 24 novembre à la machine du Moulin Rouge, un passage à ne pas manquer ! Plus d'informations ici : https://www.unitedrocknations.com/news-dominum-le-cirque-des-morts-vivants-sempare-de-la-ville-avec-the-circus-is-in-town-17727
KAMELOT

Rarement un groupe aura réussi à traverser autant d'évolutions tout en conservant une identité aussi forte. L'arrivée de Tommy Karevik a ouvert un nouveau chapitre particulièrement convaincant dans l'histoire du groupe. Aujourd'hui, Kamelot apparaît plus solide que jamais. Leur capacité à mêler puissance, émotion et sophistication reste unique dans le paysage actuel.

Visuellement, le groupe continue également d'offrir des prestations particulièrement travaillées. Chaque tournée confirme son statut de référence absolue dans le domaine du metal symphonique moderne.
À Plzeň, les Américains disposent d'un créneau idéal juste avant le grand final de la soirée. On s'attendait à voir Mélissa Bonny débarqué sur scène, habituellement en guest avec eux ces dernières années. Quelle fut notre surprise à l'apparition de Morgana Le Fay sur les titres ''New Babylon'' ou ''Liar, Liar''.
AVANTASIA

Il existe des concerts qui dépassent le simple cadre de la performance musicale. Avantasia appartient incontestablement à cette catégorie.

Parmi les invités présents sur scène figuraient Chiara Tricarico (Moonlight Haze), Kenny Leckremo (H.E.A.T), Tommy Karevik (Kamelot), Herbie Langhans (ex-Firewind) et Bob Catley, réunis autour de Tobias Sammet pour un véritable opéra metal.

Moment particulièrement marquant du concert, Tobias Sammet fait installer un piano sur scène afin de rappeler que tout est joué en direct. Il s'installe derrière l'instrument et interprète le morceau sans le moindre artifice, offrant un instant suspendu qui parcourt l'amphithéâtre d'un véritable frisson collectif. Une démonstration de sincérité musicale qui conclut en beauté une prestation déjà monumentale.


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