Mennecy Metal Fest journée 2
Stephane Masson
Journaliste

«CGo pour la seconde journée du Mennecy metal Fest !!»

Créé 11/09/2021
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Nous entamons la seconde journée du Mennecy Metal Fest avec un beau soleil et il en sera ainsi jusqu’ à la fin du festival et c’est une très bonne chose.

Cette journée sera la plus longue des trois jours et on commence avec Waking The Misery, groupe de néo-metal. Le groupe nous offre un set bien incisif super efficace pour nous mettre en jambes. Ce qui est dommage c’est que les festivaliers ne sont pas des lèves tôt et pour le coup dommage pour eux car ils ratent un groupe nous faisant penser de temps à autre à Cypress Hill, Body Count ou Hatebreed. Propre et efficace Waking The Misery mérite de jouer devant un public plus fourni alors la prochaine fois on espère vous retrouver au milieu du running order!!

On continue avec Fatima, jeune trio grunge. Je ne sais pas trop comment vous expliquer que nous avons tout simplement l’impression de nous retrouver devant Nirvana et ce jusque dans l'intonation de la voix du chanteur & guitariste. Fatima fait montre de belles compétences mais n’exprime rien de réellement innovant jusqu’aux rythmes qui restent des basiques dans le style. Mais je dois dire qu’il n’en faut pas plus pour émoustiller l’envie de bouger des festivaliers qui s’éclatent en écoutant Fatima. Voici clairement un groupe en devenir quand ils auront trouvé sa petite touche perso…

Arrive maintenant Barabbas groupe de stoner/doom aux textes en français s’il vous plait. En parlant des textes du groupe, ceux-ci sont biens trempés, thrash à souhait et montrent une image tellement sombre de l’être humain mais à la fois tellement réaliste...Côté son c’est plutôt lourd et ça s’approche plus à du metal qu’à du stoner. Comme dit un ami j’ai l'impression d'entendre du Thiéfaine super boosté et c’est trop bon...

Avec le prochain groupe l’on va carrément changer de style, en effet les français de Mercyless s’installent sur scène et nous servent un putain de bon Death Metal qui explose tout. Il s'agit d’ailleurs du premier groupe de ce style depuis le début du festival et je peux vous dire que ça plaît au public quand on voit comment ça bouge dans la fosse. Un gros son, des riffs lourds et un groupe bien puissant il en fallait pas plus pour énerver le public…

Maintenant que Mercyless a ouvert la voix de la musique de la cave on enchaîne avec Corrosive Elements autre groupe de Death Metal. Quelle surprise de voir parmi les membres du groupe le trio qui composait Chaos E.T. Sexual et qui se produisait la veille. Pour le coup cela n’a plus rien à voir car nous nous trouvons devant un groupe jouant un Death Metal rapide, efficace et sans concession. Là aussi le retour du public est à la hauteur de la qualité du son que nous entendons avec la formation des premiers circle pits. Corrosive Elements en profitera pour annoncer qu’un second album devrait arriver quand ils arrêteront de rester vissé devant netflix alors restons patient…

On calme un peu le jeu, mais pas trop, en accueillant Misanthrope. Le mélange Metal Extrême, Death Metal ou autre Thrash Metal de Misanthrope est aussi costaud, énergique et puissant qu’à ses premiers jours et Philippe (chant) ne sera pas sans rappeler que bien qu’ayant plus de trente ans d’existance Mercylees, Loudblast et donc Misanthrope sont toujours dans la game… Et dans le game Misanthrope l’est complètement et pour s’en rendre compte il suffit de poser les yeux deux minutes sur la foule pour se rendre compte que leur Metal Extrême est toujours au goût du jour et apprécié de tous!!

Misanthrope parlait de Loudblast et bien il est désormais temps d’accueillir Stéphane Buriez et sa bande et de prendre un bonne dose de leur Thrash/Death Metal. J’ai presque envie de dire que l’on ne présente plus ce groupe devenu une icône pour les groupes de Metal Extrême français. Loudblast va proposer un set qui les pose une fois de plus comme étant les boss, un show puissant et lourd, la foule est aux ordres de Loudblast qui en profitera pour lancer le seul et unique Wall Of Death du Mennecy Metal Fest.

Nous voyageons un peu avec la venue du groupe de Brutal Death Impureza. Nous noterons sur la scène un peu de décors avec à droite un petit monticule de crânes et à gauche une jolie plante verte (en plastique) avec un épée, ces deux édifices étant surmontés dans un cas par une basse acoustique et dans l’autre cas d’une guitare acoustique. Impureza mélange le Brutal Death avec le chant Ibétique et envoie de temps à autre des sonorités et rythmes plus flamenco, d'où les instruments acoustique. Autant je trouve les titres de Impuruza puissants et entraînants, autant je trouve que couper un morceau avec des mélodies flamenco casse un peu l’efficacité des riffs et leur dynamique même si le concept est vraiment super. Quoiqu’il en soit c’est un plaisir de les voir évoluer devant nous et le public est un fois de plus en liesse.

Vous aimez le lourd et bien on continue avec l’arrivée sur scène de Dagoba et son tout nouveau Line up. En effet nous retrouvons désormais Théo à la batterie (ancien élève de bastos) et KaWa à la basse. Dagoba ne manquera pas à sa réputation de groupe précis et puissant en nous en mettant plein la tronche. KaWa très mobile me fait penser, par sa présence sur scène et son jeu, à Johny Chow le bassiste et Stone Sour. Le set du groupe est efficace bien que l’on sente qu’il s’agisse d’une remise en jambe après la Covid et que deux ou trois petits détails sont à régler mais rien de bien méchant (je suis pointilleux je sais lol). Pour mon énième concert de Dagoba j’ai encore kiffé et je suis clairement pas le seul à avoir aimé.

La journée touche à sa fin et nous voilà transporté au Portugal avec Moonspell groupe de Dark Metal. Ayant l’habitude de voir Fernando Ribeiro monter sur scène déguisé, je suis un peu déçu que ce ne soit pas le cas aujourd’hui mais qu’importe dès les premières notes le groupe nous emmène dans son univers... En ce qui concerne le set Moonspell, le groupe reste égal à lui même, c’est simple, efficace et tranchant. Dans la foule on envoie tout ce qu’il reste d’énergie dans des pogos et autres slams à la gloire de “l'appel de la lune” et ce jusqu’à la dernière note du concert, une dernière note arrivée bien trop tôt au goût de beaucoup hélas.

La seconde journée du fest est terminée, on rassemble ce qui nous reste de cervicales et on va se reposer car demain on remet le couvert…