Live Report Ultra Vomit@MOTOCULTOR FESTIVAL Open Air
Anibal BERITH
Journaliste

«Un concert simple et efficace, mais sans (panzer) surprises non plus.»

Créé 17/08/2018
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En parlant de dichotomie, en voici une belle ! Car passer du sombre Audn à Ultra Vomit est une expérience toute particulière.

Que dire sur Ultra Vomit… Ce groupe originaire de Nantes, qui fêtera bientôt ses vingt ans d'activité n'en fini pas de répandre son ambiance cours de récré partout ou il passe. Et pourtant… C'est sacrément efficace. Car derrière les titres accrocheurs, tels que « Pipi vs. Caca », « Boulangerie Patisserie » ou encore « Takoyaki » se cachent quatre musiciens qui savent passer habilement du death technique au black classique, en passant par le grindcore et le hard rock le plus classique, avec toute la dextérité qu'on leur connait.

Inutile de préciser que la tente de la Dave Mustage est pleine à craquer. Suite à la sortie l'année dernière de son dernier opus, « Panzer Surprise » (Very Cords Records), le groupe ne cesse d'enchainer les dates (souvent sold out) et d'être très présent sur la scène francophone. Qu'à cela ne tienne, bien que la set list et les blagues soient toujours les mêmes, difficile de résister aux premières notes de « Mechanical Chiwawa », précédées du mythique « Nous sommes Ultra putain de Vomit ! Et nous sommes super sympas d'être là ce soir ! ».

Le public est, bien entendu complètement acquis à la cause des nantais, qui enchainent leurs titres avec l'efficacité remarquable qu'on leur connait. Les anti crierons au scandale, à la sous musique ou encore à l'infantilisation du public, mais il faut admettre que Ultra Vomit réussi le pari de rassembler tout le petit monde du métal, venu de la France entière jusqu'à Saint Nolff. Et d'un point de vue musical, ça fonctionne, car derrière l'humour potache, Fetus, Manard, Flockos et Matthieu Bausson restent d'excellents musiciens, passionnés et généreux. C'est peut être là qu'est le génie du groupe d'ailleurs.

L'ambiance est bon enfant, dans un joyeux bordel ou l'on ne peut s'empêcher de chanter les paroles de « Calojira » et se prêter au jeu de la « Ch'nille » façon Dying Fetus. Un concert simple et efficace, mais sans (panzer) surprises non plus.

Antares Bauglir