Malheureusement pour les fans habitués à arriver des heures avant, il pleut à torrentsaujourd'hui. J'arrive vers 16h30 et constate qu'ils sont déjà nombreux à braver la pluie une heure avant l'ouverture des portes prévue à 17h30, heureusement qu'une partie des courageux est protégé par un auvent. Finalement, l'ouverture se fait dès 17h15, sûrement pour éviter aux gens d'attendre aussi longtemps sous cette pluie battante. Arrivée au sec, je passe devant le stand de merch et remarque qu'un t-shirt spécialement pour Nantes est présent avec le drapeau français devant, au dos la date du jour, mais il n'aura pas fait long feu, car après le concert, il a disparu de l'affichage, je regrette de ne pas l'avoir pris avant le concert. En-tout-cas il y a du choix : des patches, des bonnets, des hoodies ou encore des t-shirt sont présents pour satisfaire le plus grand nombre de personnes de la meute de fans.


Dans la salle, j'entends de l'allemand en passant devant des personnes, je me permets de leur demander d'où ils sont et s'ils suivent le groupe sur plusieurs dates, mais ils sont venus de Nuremberg uniquement pour cette date et en profiteront pour visiter Paris après le concert nantais.

Je me place pour Wind Rose, je suis la seule photographe présente et les lumières sont top, je m'éclate dans le pit.
Je crois comprendre que c'est leur premier concert en Zénith, à moins que ça soit le premier en Zénith français, je n'ai pas trop prêté attention à la traduction exacte. Le groupe italien connu pour le titre 'Diggy Diggy Hole' au power metal du style celtique, viking ou médiéval, s'inspire des nains et de l'univers de JRR TOLKIEN, de quoi ravir les fans du Seigneur des anneaux et de power metal !


Un sixième album vient tout juste de sortir "TROLLSLAYER", il y a tout juste une semaine, dont nous avons un extrait avec la chanson 'Rock and Stone' dans la setlist de ce soir, c'est l'heure pour moi de sortir du pit photo et d'aller profiter du concert à ma place en gradin, mais j'entend le chanteur dire que c'est déjà la fin. Quoi seulement 4 morceaux ? J'avais pourtant vu 6 morceaux sur la setlist depuis le début de la tournée, je suis surprise de les voir jouer seulement 23 minutes ce soir, je suis sur ma faim.
Je fends le public déjà en ébullition pour aller faire une photo de la scène de loin, tout le monde reprend en chantant et dansant sur 'Diggy Diggy Hole'. Bravo, à eux, c'est rare de voir un groupe qui met autant d'ambiance dès le début en attirant autant de monde en première partie.

Après un petit quart d'heure d'attente, c'est au tour des Suédois HAMMERFALL qu'on ne présente plus de faire leur show, du bon heavy metal à l'ancienne, une valeur sûre en concert. Le groupe formé avant ma naissance en 1993 à une belle discographie de 13 albums studios dont le dernier est sorti en août plus tôt cette année : 'Avenge the Fallen'. D'ailleurs, ils ouvrent leur set avec la chanson au titre éponyme de cet album.

Le chanteur change de veste pendant le show et le guitariste change de guitare, au début, nous avons une en forme de marteau et ensuite une forme plus classique, mais avec des chaînes dessus, on peut dire qu'il a des guitares originales lui !


J'entends 'RENEGADE' en stéréo par le public, en effet ce morceau est bien connu pour ceux qui les suivent depuis un moment étant sorti 24 ans avant ! À la fin de 'Hammer high' un technicien apporte un marteau lumineux bleu qui est brandit par l'un des membres. Le chanteur n'hésite pas à faire participer le public tout le long, il nous demande qui les voit pour la première fois et comme ils ne crient pas assez fort, il leur demande à le refaire plus fort à la prochaine demande, le public s'exécute en levant les mains et hurlant.

Il leur apprend ensuite à répondre "fall" quand le groupe chantera "let the Hammer". Pour finir ce show impeccable, c'est leur tube "Hearts on fire" qui résonne dans le Zénith, le public connaît bien ce morceau à ce que j'entends, on a passé un bon moment en leur présence. Pour le moment, c'est un sans-faute pour cette soirée.


Une voix nous annonce un entracte de 30 minutes, le public en profite pour aller se réhydrater aux bars ou se vidanger aux toilettes. Pendant qu'un rideau se met en place pour le changement de setup de scène, il faut dire que Powerwolf à une mise en scène incroyable ! Lorsque que le rideau tombe, le public hurle et on découvre les décors. On voit qu'il y a une importance à la scénographie chez eux, les décors numériques changement au fil des musiques, c'est impressionnant. La pyrotechnie est époustouflante aussi, entre confettis, feux et étincelles, on en prend plein les yeux et les oreilles.
J'aperçois quelques personnes maquillées et en cosplay dans le public, des moines, des nones ou des loups, la meute de fans s'investit pour se faire remarquer par le groupe.


Le set s'ouvre sur la première chanson du dernier album 'Bless'em With the blade', le public est déjà à fond, moi aussi, c'est compliqué de prendre les photos en chantant. Attila parle un français casimment impeccable et interagi beaucoup avec le public, il nous apprend le ooooh ohhh de 'Armata Strigoi' dont le public reprend les 4 parties une à une après le frontman, ou encore les Ohoh avant 'Demon are a girl's best friend' en demandant au public de crier et ils chantent en chœur le refrain entier de cette chanson.
Le public scande plusieurs fois POWERWOLF et Attila fini par demander au public de crier 'ahouuuuuu' comme un loup, on est convaincant, car on est admis dans la meute ! Je note un petit changement de setlist habituelle avec l'ajout du titre 'Bête du Gévaudan' en version Française bien sûr au détriment du pour moi, meilleur titre du dernier album, LA chanson que j'attendais avec impatience : 'We dont wanna be no Saints'. J'espère encore qu'il s'agit juste d'un rajout sur la setlist, avant de comprendre que c'est bien un changement lorsque le chanteur nous demandait de mettre les téléphones en mode flash pour la ballade : 'Alive or undead'.
C'est à ce moment-là qu'un incident technique sur le grand écran à droite se fait remarquer. En effet, il ne fonctionne plus partiellement et les parties non-fonctionnelles changent au fur et à mesure, les techniciens finissent par l'éteindre, c'est dommage étant placé à droite, je n'ai pas vue directe sur la scène, ni sur l'écran gauche, cela me gâche un peu le moment, mais une fine neige ou des cendres tombent sur scène, c'est magique, l'incident technique est oublié. Je perds ma voix à hurler sur 'Sainted by the storm' sans conteste une de mes favorites de ce groupe.
C'est déjà la fin de la première partie, ils partent, la meute crie 'POWERWOLF' et ils reviennent pour 3 chansons. Falk Maria arrive sur scène avec un drapeau surmonté d'une bougie étincelle façon bâton de dynamite, en même temps vu le titre de la chanson en cours c'est logique : 'Sanctified with dynamite'.

J'ai des frissons sur 'We drink your blood' l'un de leur tube sans hésitation et aussitôt fini Attila nous souhaite bonne nuit, mais le public cri "une autre, une autre" en tapant du pied et des mains la tension monte pendant que Falk Maria et Attila font les pitres sur scène. Finalement, ils nous annoncent qu'il en a une dernière pour nous. Mais avant, ils séparent le public en 2 comme moïse avec l'océan, nous dit il. Il y a le côté Falk Maria qui crie " ouh " et le côté Attila qui crie " ah ". À force un capharnaüm de " ouh " et " ah " se mélange. Impossible de savoir qui crie le plus fort, mais le coté du chanteur gagne à ce que j'ai compris. Des pétards retentissent à la fin pour un final explosif !
Côté slammeurs il y en aura eu quelques uns, mais pas tant que cela.

Aussitot fini, j'ai une envie de prendre mon billet pour une autre date, mais mon planning n'est pas compatible avec les villes ou les dates qui suivent. Vivement la prochaine tournée ! Powerwolf n'a clairement plus rien à prouver, le groupe allemand créé par les frères Greywolf compte parmi les leaders du power metal actuellement avec Attila et sa voix puissante, ce duo de frères qui maîtrisent les riffs de guitares à la perfection ainsi que la percutante batterie menée par Roel et Falk Maria qui vient compléter ce groupe avec les synthé et orgue pour harmoniser le tout.

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