Live Report PORCUPINE TREE @Zenith de Paris - 02.11.2022
Hell Haine
Journaliste

«Retrouvailles avec Porcupine Tree après 12 ans d'attente !»

Créé 02/11/2022
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Concert exceptionnel ce 2 novembre au Zénith de Paris puisque c’est 12 ans après leur dernier passage dans la capitale que nous avons rendez-vous avec Porcupine Tree !

Arrivée 25 minutes de retard par rapport à l’heure affichée, je ne suis pas seule à entendre les premières notes de l’extérieur du Zénith (optimisme parisien ou mauvaise gestion du flux, là est la question).
Mais en compulsant la setlist après coup, je me rends compte que le concert n’a pas dû commencer à l’heure puisque j’arrive à la fin d’’Harridan’. Je prends place et peux commencer à apprécier et m’extasier du son qui arrive à mes oreilles. Le Zénith n’est pas forcément la salle où j’ai des souvenirs de fou niveau son. Mais ce soir, c’est au niveau de la qualité du groupe. De la même manière, le light show est d’une finesse servant magnifiquement le propos. Les images de l’écran arborent souvent le carré blanc que l’on retrouve sur le dernier album « Closure/Continuation ». Album qui sera joué dans sa totalité ...de la version standard, pour les titres de la version Deluxe, c’est loupé !

« In Absentia », sûrement la pièce maîtresse de leur discographie, sera aussi très présent lors de ce concert de trois heures. Trois heures qu’on ne voit pas vraiment passer tant on se laisse happer par les morceaux navigant entre le metal, rock prog. Et il est vrai que face à cette musique parfois qualifiée d’intello, l’audience est attentive, parfois en recueillement, mais sait parfaitement manifester sa joie avec un fort enthousiasme dès l’intro de certains morceaux.

Steven Wilson mène donc ce set de trois heures entrecoupé d’une mi-temps réglementaire d’une main de maître. La scène et le public lui auraient-ils manqué ? En tout cas, le monsieur est assez volubile, et ses notes d’humour nous rappelle qu’il est bien anglais. Et musicalement, sa voix nous enchante et les guitares qu’il partage avec Randy McStine sont à la fois aériennes et massives, soutenues par une section rythmique infaillible incarnée par Nate Navarro à la basse et Gavin Harisson à la batterie ainsi que par les nappes éthérées du claviériste Richard Barbieri.

Ce concert était un concert sans téléphone à la demande du groupe pour profiter du moment présent, et globalement, le public a joué le jeux, même si certains ont eu du mal à réfréner leur envie et sortaient furtivement leur appareil pour essayer de capter et immortaliser ce moment un peu hors du temps.

Parlant du temps, celui-ci passe trop vite, les années aussi et le public entonne un « Happy Birthday » à l’attention de Steven Wilson qui fêtera son anniversaire quelques petites heures après le concert. Puis viens le temps d’un monument et comme nous le demande le chanteur : « Are you ready for something really long ? » Comment résister au morceau fleuve ‘Anesthetize’, qui anesthésie en rien le public, mais l’hypnotise plutôt !

La fin du set s’approche à grand pas et le groupe veut finir avec un medley de morceaux comme ‘Don’t Fear The Reaper’, ‘Sweet Child’O’Mine’, ‘Sweet Home Alabama’… ce qu’il ne fera pas mais qui fera bien rire l’assemblée et les musiciens. Et c’est parce qu’ils ont le sens du devoir (dixit Wilson) qu’ils clôturent cette soirée par un somptueux ‘Trains’.

Il est des groupes dont on comprend dès les premières notes, que le niveau est élevé. Porcupine Tree en fait définitivement partie. Maintenant reste à espérer qu’il ne va pas falloir attendre 12 ans pour les voir...en espérant les revoir.

SETLIST
Blackest Eyes
Harridan
Of The New Day
Rats Return
Even Less
Drown With Me
Dignity
The Sound Of Muzak
Last Chance To Evacuate Planet Earth Before It Is Recycled
Chimera's Wreck
---
Fear Of A Blank Planet
Buying New Soul
Walk The Plank
Sentimental
Herd Culling
Anesthetize
Sleep Together
---
Collapse The Light Into Earth
Halo
Trains

Photos : Benjamin Delacoux transmises par Replica Promotion