Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Live Report GISORS METAL FESTIVAL @Salle Polyvalente, Gisors - 18 mars 2023

«Le Gisors Metal Festival, le nouveau rendez-vous incontournable du Hardcore»
HELL HAINE
Journaliste
Metal Hardcore
18/03/2023
1689 vues
Voilà un petit festival comme on aimerait en voir plus souvent
Pour résumer : gentillesse, violence, humour et talent. Et oui, gentillesse et violence peuvent figurer dans la même phrase : la gentillesse des groupes et de l’orga, la violence sonique qui fait du bien aux tympans.

Pour sa troisième édition, le Gisors Metal Festival s’offrait une affiche de choix : Nothing To Lose, Born To Burn, Primal Age et Loudblast. Une belle affiche à grosse tendance Hardcore et du Thrash pour finir en beauté.

Nous avons été convié par Didier (chanteur de Primal Age, organisateur du festival via Sound of Silence, chef es-catering, G.O, bref, un monsieur moultitaches) à couvrir l’évènement et à rejoindre le festival avant son ouverture afin de réaliser les interviews des groupes se produisant le soir même. C’est avec une immense gentillesse et disponibilité que j’ai été accueillie par lui-même, et toute l’équipe du festival et les groupes. Alors qu’ils étaient tous à s’affairer à droite, à gauche pour régler les derniers détails techniques, se coordonner avec des différents acteurs (sécu, logistique, accueil, etc.), il y avait toujours quelqu’un pour me demander si j’avais faim, soif, si tout était ok. J’avais presque l’impression d’être à la maison. Sans compter sur la disponibilité et la gentillesse des groupes que j’ai rencontré. Vous trouvez que j’en fait trop ? Et bien non !! Vraiment, au-delà de la musique, l’humain a été l’aspect fondamental de ce festival.

Mais parlons un peu musique quand même ! Et c’est là qu’on va parler un peu violence…

NOTHING TO LOSE

La soirée débute avec NOTHING TO LOSE, groupe Hardcore beatdown de Rouen, les voisins de la soirée.

L’interview de Loudblast débordant un peu, je rate le début de leur set. Ayant assisté en partie au soundcheck, j’apprends que des petits problèmes techniques feront qu’ils joueront brut ce soir car sans samples. Forts de leur EP « Obey » sorti en 2021 et ressorti en mars en version Deluxe avec des inédits, on sent que le groupe veut en découdre !
Quand j’arrive, le public est déjà bien chaud et présent et le groupe balance ses morceaux sans faillir. L’influence HxC US est là et maitrisée. Un set court, mais un set rudement efficace.

C’est la satisfaction du travail accompli qu’ils quittent la scène. La salle commence déjà à ressembler à une étuve, preuve que le public a passé un bon moment. Quand à moi, je guette la prochaine date où je pourrai les voir sur un set complet.

SetList
Misery
Violence
Earth
Society
Conscience
Life
Suffering
My Pain


BORN TO BURN

Ayant eu la chance de discuter avec le groupe dans l’après-midi (cf. l’interview nawak faite avec eux), ils sont aussi bons sur scène, qu’ils sont cons en dehors. Et je vous promets que c’est un compliment. BORN TO BURN, une fois les pieds hors de la scène c’est de la franche rigolade, du jeu de mots douteux et de la vanne à gogo. Difficile d’être sérieux avec eux. En revanche dès qu’ils montent sur scène, ce n’est clairement pas pour se poiler.

Dès les premières notes, ça bastonne. Le chant haineux de Ted ne faiblit à aucun moment. Les deux guitaristes assurent des riffs puissants et des solis inspirés. La section rythmique est sans faille. La mayonnaise prend sans hésitation et tout le monde est chaud patate : sur scène et dans la fosse. La setlist va chercher dans les deux albums du groupe « Welcome to Reality » et « Money can’t be Eaten » dont les morceaux dévoilent toute leur puissance en live. C’est du hardcore à l’état pur, de la hargne en barre qui met le feu à la salle municipale de Gisors. C’est simple, efficace...et trop court.

La fin arrive avec ‘Finish Him’ pour achever le public (le titre étant un clin d’oeil à Mortal Kombat). Le duel aura été beau. Born to Burn 1 – Public 1 : même joueur, joue encore !

Et vive l’Ani’gras !

SetList :
Sledghammer
Suffering
Rain Maker
Pigs
Frontline
Brain Bastard
Hammer
Give me a Break
Finish Him
(Run in Blood)


PRIMAL AGE

Les hôtes de la soirée étaient aussi sur scène. Autant vous dire que les messieurs n’ont pas chômés. Ils ont assuré l’organisation d’une soirée parfaite dans la bonne humeur et une gentillesse extrême et un concert comme ils ont l’habitude de délivrer : généreux et heureux.

Le set débute comme leur dernier album « Masked Enemy » avec ‘Wise Old Man’ titre aux rythmes effrénés qui donne le ton. HxC baby !! Ca va chauffer sévère. Et le dernier album sorti en 2021 sera fortement représenté ce soir. On pourra juger de l’intensité et que l’énergie de l’album décuplée sur scène.

L’attitude et les messages positifs contrastent avec la violence de leur musique qui fait mouche sur scène.
Didier, dont les années ne semblent pas avoir d’emprise tant l’énergie qu’il délivre sur scène est immense, bouge dans tous les sens allant au contact du public tendant le micro au public ou allant caresser le bout du nez des personnes front-row.
Le set se déroule sans temps mort, et on enchaine mandale sur mandale. L’engagement comme la musique reste le même depuis le début de leur carrière : sans concession. C’est une succession de passages massifs et écrasants et d’accélérations qui affolent l’assemblée.

La formule n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne à tous les coups. Pas une faiblesse, les musiciens sont costauds et tout en explosivité. Ce savant mélange de hardcore et de metal est d’une efficacité redoutable et fait encore une fois mouche devant un parterre conquis.

Encore une fois sur scène comme en coulisse, PRIMAL AGE a démontré toute l’étendue de sa générosité et sa puissance. Merci messieurs !


SetList :
Wise Old Man
Passion Vs Fashion
Blinded by Cruelty
A Fire Consumes My Heart
The Two Heads Monster
Devil is Hidden in Shadow
While Real Problems Are Hidden
Innocence
Who Dares Win
Masked Enemy
Adolescent Humanity
My Dear Freedom
Morning
Slayer


LOUDBLAST

C’est l’heure d’échanger le short pour la veste à patch. Pour finir en beauté : la leçon de death/thrash de LOUDBLAST. Ils débarquent tout sourire, visiblement contents d’être là.

Et ils attaquent sans ménagement avec le rugueux ‘Wrapped In Roses’ donnant le ton. Le temps d’une (trop petite) heure, ils vont se balader dans leur discographie allant piocher dans les anciens titres comme ‘Black Death’ ou ‘Disquieting Beliefs’, ou encore les incontournables ‘Flesh’ ou ‘The horror within’.
Stéphane Buriez en forme « papotera » régulièrement avec le public mettant tout le monde dans sa poche. L’ambiance dans la fosse est familiale : bonne humeur et pogo en règle.

RV Coquerel à son habitude, assassine ses fûts d’une frappe implacable, mais toujours avec le sourire. Infatigable ! C’est lourd et hargneux mais toutefois un brin mélodique (n’en déplaise aux oreilles sensibles). On en prend plein les oreilles et chaque morceau déclenche les cris de l’audience, d’où la frustration d’un set trop court, car nombreux sont les morceaux qu’on voudrait entendre. Mais le chirurgical ‘Steering for Paradise’ , l’oppressant ‘Emptiness Crushes My Soul’ ou encore l’infernal ‘From Dried Bones’ apaisent en partie notre faim de gros son.

A noter le travail des équipes techniques qui feront en sorte qu’on bénéficie d’un son et d’un light show de qualité et ce, tout au long de la soirée.

Le set se termine en beauté avec le classique et ultra efficace ‘Cross The Threshold’ qui laissera le public en folie.
Après presque 40 ans d’existence, ils nous ont une nouvelle fois montré que les patrons c’était eux !

Setlist :
Wrapped in Roses
The Horror Within
Steering for Paradise
Disquieting Beliefs
Shaped Images of Disincarnate Spirits
From Dried Bones
Black Death
Flesh
Emptiness Crushes My Soul
Presumption
Subject to Spirit
No Tears To Share
Cross The Threshold

C’est ainsi que se termine le Gisors Metal Festival - 3e édition. Il n’y a qu’une chose à dire : rendez vous pour la 4e édition !