Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

In League With Satan : Paris plongé dans les ténèbres

«In League With Satan : Paris plongé dans les ténèbres»
MATT
Journaliste
16/10/2026
42 vues
In League With Satan : Paris plongé dans les ténèbres

Un rendez-vous incontournable pour les âmes attirées par la noirceur.

Dans le cadre de la tournée "In League With Satan", trois poids lourds de la scène metal extrême ont investi Paris pour une soirée placée sous le signe des riffs acérés, des orchestrations grandioses et des ambiances démoniaques. Dark Funeral, Behemoth et Dimmu Borgir : une affiche de choix qui promettait une véritable plongée dans les ténèbres. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les promesses ont été tenues.

Dark Funeral : les premières flammes de l’enfer

C’est aux Suédois de Dark Funeral que revient la tâche d’ouvrir les hostilités. Avec son black metal traditionnel, mélodique et glacial, le groupe installe immédiatement l’atmosphère sombre qui accompagnera toute la soirée.

Habitués des scènes internationales, les musiciens maîtrisent parfaitement leur sujet et parviennent à faire monter la température dans une salle déjà bien remplie. L’efficacité est au rendez-vous, les riffs font mouche et l’intensité ne faiblit pas.

Seul véritable regret : une prestation particulièrement courte, qui laisse forcément un goût de trop peu. Cinq morceaux seulement, mais suffisamment pour rappeler que Dark Funeral reste une valeur sûre du genre.

Setlist :
- Unchain My Soul
- The Secrets of the Black Arts
- The Arrival of Satan's Empire
- Let the Devil In
- Where Shadows Forever Reign

Behemoth : une messe noire magistralement orchestrée

Avec Behemoth, on change de dimension. La réputation scénique des Polonais n’est plus à faire, et leur passage parisien confirme une nouvelle fois leur statut. Précision chirurgicale, puissance maîtrisée et présence scénique imposante : rien ne semble laissé au hasard.

Nergal et ses acolytes ne se contentent pas d’enchaîner les morceaux. Ils construisent un véritable rituel, porté par une théâtralité parfaitement assumée et une communion intense avec le public. Les interpellations du frontman, notamment son « Paris, are you with us? », trouvent immédiatement leur écho dans une salle conquise.

La mise en scène est à la hauteur de la réputation du groupe : pyrotechnie, éclairages travaillés et atmosphère occulte transforment le concert en une véritable cérémonie infernale. Visuellement comme musicalement, Behemoth frappe fort.

La setlist fait la part belle aux classiques qui ont forgé la légende du groupe, de "Conquer All" à "Blow Your Trumpets Gabriel", tout en accordant une place aux compositions plus récentes, notamment celles de l'album "I, Scvlptor".
Ces nouveaux titres s'intègrent parfaitement à l'ensemble et démontrent une nouvelle fois leur efficacité sur scène, entre brutalité frontale et arrangements plus élaborés.

Le final est à la hauteur de cette prestation remarquable. En rappel, l'incontournable "O Father O Satan O Sun!" vient achever cette messe noire en apothéose. Une conclusion magistrale pour un groupe qui sait, mieux que beaucoup d'autres, transformer un concert en expérience totale.

Setlist :
- Daimonos
- Ora Pro Nubis Lucifer
- Thy Becoming Eternal
- The Shit ov God
- Conquer All
- Blow Your Trumpets Gabriel
- I, Scvlptor
- Ov Fire and the Void
- To Drown the Svn in Wine
- Bartzabel
- The Shadow Elite
- Chant for Eschaton 2000
- O Father O Satan O Sun!

Dimmu Borgir : le grand spectacle des ténèbres

Il est 21 h 45 lorsque les Norvégiens de Dimmu Borgir prennent le relai pour clôturer les hostilités. Et pour cette dernière étape du voyage, le groupe ne fait pas les choses à moitié : orchestrations majestueuses, effets pyrotechniques et scénographie spectaculaire composent un décor taillé pour son black metal symphonique.

Fidèle à son personnage, Shagrath conserve son attitude énigmatique et relativement distante, laissant avant tout la musique et la mise en scène occuper le devant de la scène. Le résultat est néanmoins redoutablement efficace. Dimmu Borgir déploie toute sa puissance et entraîne le public dans un univers où la noirceur côtoie la grandeur épique.

Les classiques s'enchaînent avec une efficacité redoutable. "Mourning Palace", "Puritania" et "Progenies of the Great Apocalypse" rappellent l'importance du groupe dans l'histoire du black metal symphonique. Entre riffs massifs, claviers grandioses et envolées orchestrales, la machine norvégienne tourne à plein régime.

Le groupe en profite également pour mettre en lumière son nouvel album avec notamment "Ulvgjeld & Blodsodel", morceau d'ouverture qui lance les débats avec force. Une composition qui trouve naturellement sa place aux côtés des incontournables du répertoire.

Mais la véritable surprise de la soirée intervient avec la reprise de "In League With Satan" de Venom. Pour l'occasion, Nergal, le frontman de Behemoth, rejoint Dimmu Borgir sur scène. Un duo aussi inattendu que symbolique, qui donne tout son sens au nom de cette tournée et offre au public un moment particulièrement marquant.

Une conclusion spectaculaire, à la hauteur d'une affiche qui réunissait trois visions complémentaires du metal extrême.

Setlist
- Ulvgjeld & Blodsodel
- Mourning Palace
- Kings of the Carnival Creation
- Council of Wolves and Snakes
- As Seen in the Unseen
- Ascent
- Reptile
- The Serpentine Offering
- Puritania
- Gateways
- In League With Satan (reprise de Venom)
- Progenies of the Great Apocalypse


Merci aux trois groupes pour cette superbe soirée, ainsi qu'à Live Nation et Urn pour l'accréditation !