Imminence clôture sa tournée en apothéose avec "The Black Finale" à la salle PLEYEL
«Ne Obliviscaris et Imminence transcendent la salle Pleyel»
MATT Journaliste
Métal Alternatif
17/12/2025
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Salle historiquement associée à la musique classique mais s'ouvrant progressivement à d'autres univers musicaux, tout comme la philharmonie de Paris, c'est avec enthousiasme que je m'y rends pour assister au concert de Ne Obliviscaris et Imminence , deux groupes ayant pris le pari, risqué mais payant d'intégrer le violon au sein de leur metal, en le transformant en véritable atout et non comme un simple ajout.
Ne Obliviscaris
Ne Obliviscaris ouvre le bal. Les Australiens avec leur metal progressif et technique assurent et dépassent leir rôle de chauffeur de salle pour proposer un set impressionnant de technicité et de poésie. L'interaction vocale et la dualité des cris gutturaux de Marc « Xenoyr » Campbell et des notes claires du violoniste Tim Charles fonctionnent à merveille, et malgré quelques coupures de sons lors du set, le public semble conquis par les Australiens.
Setlist:
Equus
Devour Me, Colossus (Part I): Blackholes
Devour Me, Colossus, (Part II): Contortions
Suspyre
And Plague Flowers the Kaleidoscope
Imminence :
Après une tournée européenne entièrement sold out, Imminence revient en France avec son projet le plus ambitieux à ce jour : « The Black Finale ».
« The Black Finale » joué uniquement sur cinq dates exclusives en Europe en décembre 2025, Paris fait partie de cette courte série, qui marque aussi les dix ans des premiers concerts du groupe dans ces villes clés. Une façon de boucler la boucle tout en célébrant l’évolution d’Imminence, passé du metalcore percutant à un univers plus atmosphérique et orchestral.
La lumière se coupe et une silhouette, sous une cape traverse la salle, la foule , simplement éclairée par une lanterne verte pour rejoindre la scène, où l'on retrouve un quatuor à cordes ( 3 violons et un violoncelle) une choriste, un claviériste et les membres du groupe au premier plan, dans un décor de cathédrale .
Le public est déjà conquis.
Dès les premières notes, la puissance surgit et l'univers d'Imminence envahit la salle. Un metal brut à fleur de peau , alliant colère et délicatesse.
Le groupe a opté pour des morceaux percutants en entrée de set, permettant d'apprécier le mariage parfait entre brutalité et envolées lyriques.
Eddie BERG est hypnotisant par ses postures "expiatoires" , ses hurlements dans son violon tel un possédé, offrant un contraste saisissant avec les vitraux , les bougies présents sur scène.
Le set prend une toute autre dimension au bout de 45 minutes.
Le quatuor à cordes prend place à l'avant de la scène et le groupe entame un parcours acoustique de 5 morceaux, accentuant la sensibilité des compositions. Il est plaisant de voir un groupe prendre le risque de couper ainsi le set , laisser la pression retomber sur plusieurs morceaux, afin de "se mettre à nu" et montrer une différente facette, semblant très appréciée du public.
Ce passage acoustique permet de découvrir des morceaux sois une forme inédite, moins frontale mais permettant de mettre en avant l'émotion.
Après le calme, la tempête s'abat à nouveau dans la salle parisienne avec une déferlante d'uppercuts musicaux, associée à une mise en scène parfaitement étudiée, jeux de lumière, fumée et embrasement pour clôturer en beauté cette soirée.
Avec « The Black Finale », Imminence clôture une ère de façon exceptionnelle, en démontrant avec audace la beauté, la puissance et la sensibilité de leur univers
Première partie :
Come Hell or High Water
Desolation
Heaven Shall Burn
Beyond the Pale
Death by a Thousand Cuts
Death Shall Have No Dominion
Come What May
(with Tim Charles)
Partie acoustique :
Saturated Soul
Alleviate
Continuum
This Is Goodbye
Love & Grace
Troisième partie :
L'appel du Vide
Heaven in Hiding
Infectious
Erase
Temptation
God Fearing Man
The Black
Le Noir